Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Cinq jeunes vacanciers s'installent dans une baraque au coeur d'une sinistre forêt. En descendant dans une cave lugubre, les deux garçons de la bande découvrent un vieux magnétophone qui, une fois remis en marche, émet une incantation magique. Laquelle réveille les forces du mal, déclenchant ainsi une horreur sans nom...
Alors qu’il a à peine 20 ans, Sam Raimi fait ses débuts dans le cinéma pour donner lieu à un film qui deviendra culte par la suite. Non spécialisé dans l’horreur et le fantastique, Raimi s’impose pour donner un métrage qu’il entend être très personnel. Et c’est précisément ce qui va lui attirer un tel succès.
Car le métrage en lui-même ne donne pas beaucoup à voir. L’originalité du récit n’est pas éclatante et les effets spéciaux ont pris un sacré coup de vieux. Ce qui fait la force du film, c’est tout d’abord le mélange astucieux que le réalisateur a réussi à mettre en place : on se trouve à la croisée des films de slashers (très en vogue à l’époque avec Vendredi 13 ou encore La nuit des masques) et des films de possession (dont le plus fabuleux exemple reste L’Exorciste) avec quelques touches morts-vivantesques. En effet, le film repose sur un livre, le livre des morts (semblables au Necronomicon) qui va ouvrir les portes de l’enfer et faire apparaître des esprits démoniaques qui prennent possession des gens.
Ensuite, il faut mettre en avant l’étonnant savoir-faire du réalisateur, qui nous donnera par la suite Spider-man notamment). Novice en films d’horreur, Raimi n’en est pas moins un véritable créateur d’ambiance. Car, il l’a compris, ce qui fait un bon film d’horreur, c’est bel et bien l’ambiance pesante qui plane au-dessus de la tête de tous les personnages. Et, dans ce domaine, il prouve toutes ses capacités. Les bois sombres et inhospitaliers, accompagnés de cet épais brouillard qui flotte dans l’air, constituent un décor en huis clos étouffant. Les multiples bruitages ajoutent une dose de réel à l’intérieur du film et nous propulsent dans un univers angoissant au possible. Impossible de ne pas mentionner la maudite cabane dont les portes et les fenêtres ne tiennent pas, dans laquelle le plancher craque et qui contient cette fameuse cave fermée par une trappe (élément de décor qui vaut son pesant d’or).
Enfin, le véritable génie de Raimi éclate surtout dans la maîtrise filmique de son métrage. Car Raimi suscite l’angoisse chez ses spectateurs grâce à ses mouvements de caméra et à
ses prises de vue multiples. Le prodige de la caméra nous offre un florilège d’angles qui, en se succédant, nous propulsent dans un état nauséeux et angoissant. Multipliant les plongées et contre-plongées, nous assénant à coups de zooms, Raimi, caméra à l’épaule, nous rend malades et fous. C’est surtout cette maîtrise qui fera la réputation d’un film dont le fond est quelque peu léger.
Ceci étant dit, il faut malgré tout rester objectif. Si l’angoisse naît dans la première partie du film, on ne peut pas en dire autant de la seconde. D’une ambiance morbide, on bascule dans une comédie burlesque et exagérée sur tous les plans. Bref, la première partie vue, on s’ennuie fortement. Quel était donc le but de Raimi ? Faire peur ou faire rire ? Le sang gicle à profusion, les effets spéciaux sont pour la plupart ignobles et inintéressants (surtout la décomposition des démons) et l’humour adopté dénote trop par rapport au début du métrage.
Il en résulte qu’on demeure assez sceptique devant ce classique, ce film culte qui, sur la fin, serait plutôt cul(te)-cul(te) la praline…
Il aura suffit d’un film à Sam Raimi pour être sacré roi de l’horreur, pour redorer le blason du cinéma fantastique, pour créer le célèbre personnage de Ash et pour se faire un nom dans le monde du cinéma. Evil Dead, en effet, qu’on ait vu au non, nous est tous connu. Culte de chez culte, il n’a jamais cessé depuis sa sortie, d’alimenter en frissons et en rires les soirées des fans du genre.
Le film, de toute façon, ne ressemble à aucun autre. Œuvre de jeunesse, donc œuvre folle, Evil Dead s’affranchit tout bonnement des règles traditionnelles de la mise en scène pour plonger le spectateur dans l’inconnu le plus total. La caméra flotte dans les airs et sur l’eau et semble donc vivante. Elle sera en tous cas dans le film un personnage à part entière.
Des personnages qui, eux, sont des plus basiques. Trois filles plus ou moins BCBG dont une est carrément coincée. Parmi les hommes, un p’tit péteux, sûr de lui et le caquet toujours grand ouvert et Ash (joué par Bruce Campbell), un jeune homme tendre et timide qui va devoir pourtant faire preuve de beaucoup de courage.
Bien entendu, ils se retrouvent comme des couillons dans une cabane en ruine au beau milieu d’une forêt perdue au milieu de nulle part. Ils ne pourront donc compter sur l’aide de personne et devront se débrouiller tout seul.
La force du film est que dès les premières images, Sam Raimi instaure un climat de tension. Son objectif est de nous choper à la gorge et aux
tripes sans attendre pour resserrer l’étreinte au fur et à mesure. Une idée quelque peu sadique mais qui réussit merveilleusement bien. Au départ, il n’y a qu’une « chose » qui serpente dans les bois en faisant des bruits bizarres et nos jeunes amis qui manquent de finir leur vie écrasés contre un camion. La maison est peu accueillante et notre grand benêt s’amuse à faire peur à ses copains. La tension monte, la tension monte, jusqu’à ce que Ash le curieux laisse s’échapper des forces maléfiques. A partir de ce moment, le piège se referme et c’est parti pour les montagnes russes de l’horreur. Les membres succombent un à un et essayent de rallier à leur cause « zombie » les derniers survivants. D’ailleurs, il ne restera bientôt que le héros, Ash. Le seul personnage qui est véritablement de charisme.
Pour effrayer, Sam Raimi ne lésine pas sur les moyens, musiques stridentes, gros plans d’yeux terrorisés, rires démoniaques, maquillages terrifiants, plans acrobatiques et, bien évidemment, du gore ! Tout ces éléments contribuent à créer une incroyable tension chez le spectateur qui verra se refermer sur lui toutes les issues de secours possibles. Rien à faire, il faut affronter les affreux et les tuer, ce qui n’est pas simple car même démembrés, ils continuent à bouger.
La véritable innovation/trouvaille du film réside dans le maniement de la caméra. En effet, Sam Raimi choisit toujours les plans les fous et les plus inattendus. Le spectateur n’a alors plus aucun point de repère, il n’a pas de point d’accroche et l’image ne suggère jamais quelque chose d’accueillant. Sam Raimi s’arrange pour nous mettre dans des postures
peu rassurantes. Au final, cela crée, d’une part, un effet de style sympa et d’autre part, cela crée une tension des plus épouvantables.
Il ne faut pas oublier la note humoristique qui constitue, en quelque sorte, la marque de fabrique du film. Des situations potaches qui viennent relâcher la pression (pour mieux le faire remonter après) et provoquer en nous des rires nerveux.
Evil Dead grâce à l’ambition et la folie de son réalisateur fait aujourd’hui figure de film culte et incontournable.
Evil dead, première œuvre du (alors) très jeune Sam Raimi, a souvent été considéré comme un must dans le paysage du cinéma de genre. A une époque où les slashers et autres tueries particulièrement sanglantes sont en vogue, le métrage du jeune réalisateur se démarque totalement, faisant preuve d’une certaine irrévérence par rapport aux autres productions.
Certes, les 80’s auront vu naître des phénomènes tels que Bad taste, mais force est d’admettre qu’allier humour et horreur est chose
plutôt rare. Il est donc tout à l’honneur de Raimi d’avoir tenté de débroussailler ces terrains presque inconnus.
Ce Evil dead fait donc sans aucun doute date malgré ses énormes défauts. En effet, la qualité générale du métrage ne donne pas au spectateur de quoi crier au génie ! Pourtant, au vu des premières images, on pouvait espérer que le film surpasse un cinéma de genre en pleine période charnière.
Hélas, après avoir découvert d’entrée des travellings vertigineux accompagnés de bruits lugubres, véritable marque de fabrique de la saga, le film vire quelque peu à la bouffonnerie en nous présentant de jeunes personnages totalement banaux.
Les caractéristiques psychologiques de ces personnages sont un ramassis de clichés en tous genres : des jeunes dans l’aire de leur temps partis se cacher dans les bois, histoire de s’amuser tranquille (sûrement sous la couette), et qui vont sans doute se faire massacrer, avouons tout de suite que c’est du vu et re-vu ! Encore aujourd’hui, nos écrans sont peuplés par de pâles productions (hollywoodiennes) qui dépeignent ce genre de scénario à deux sous : Turistas, Massacre à la tronçonneuse (de Nispel),…
Bref, l’intérêt redescend vite malgré de sublimes mouvements de caméra et une ambiance assez sombre suscitée par des bois dont l’impact horrifique est idéal ! C’est alors qu’entrent en scène des morts-vivants et autres démons réveillés par une espèce de formule magique. Ces monstres laissent assez froid et l’action se déroule sans trop concerner les yeux distraits.
L’humour, véritable originalité du film, n’est pas non plus à son top ! Trop de lourdeurs viennent entraver le bon déroulement de l’intrigue et, très vite, on se lasse des pseudo-gags qui sont engendrés par les aventures de Ash et de son équipe.
La musique, plutôt lancinante, n’apporte rien de plus à un film que l’on
regarde sans vraiment le voir ! A l’inverse, les bruitages auraient pu ajouter un grain de tension au film si celui-ci n’avait pas été la victime d’un humour un peu trop brut, pas assez travaillé tout simplement.
Le maquillage est totalement grotesque et ne donne aucunement envie d’en voir plus malgré d’honnêtes effets spéciaux. La scène où des racines qui enserrent l’une des victimes est tout simplement réussie et d’une grande originalité.
En fait, le grand mérite du film est d’avoir lancé une saga qui fera trace dans les annales du cinéma de genre. Il a aussi lancé le sympathique personnage de Ash, véritable héros des temps modernes, complètement débile mais qui bénéficie de dialogues piquants. C’est le seul personnage du métrage qui fera esquisser quelques sourires à la plupart des spectateurs, lassés par des démons aussi ridicules que vulgaires.
Raimi a percé grâce à un film culte qui n’en est pas un. Il a néanmoins donné naissance à l’un de ses plus sympathiques fleurons : Ash. Triste résultat au final pour un métrage qui a sans doute été handicapé par un sévère manque de moyen. Ceci n’étant pas une excuse, espérons que l’ami Sam fera mieux la prochaine fois !
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Coup de coeur !Film qui à marqué mon adolescence avec Bad Taste et Réanimator...Génial !.

Coup de coeur !que dire de ce chef-d’oeuvre de l’horreur cest mon film preferé je lai vu plus de 100 fois et je men lasse pas depuis jai pas vu mieux meme les BRAINDEAD STREET TRASH BAD TASTE ZOMBIE L’EXORCISTE THE DESCENT REC sont loin de l’egaler les effets speciaux sont certes depassés mais ils etaits bien fait a l’epoque. cest un classic ont dira ce quont voudra j’adore ce film je lai vu la premiere fois au cinema et bien jai eu les jtetons surtout de cheryl (ELLEN SANDWEISS) ca mavais impressioner des films comme EVIL DEAD ont en fait plus merci au genial SAM RAIMI d’avoir realiser ce pur chef-d’oeuvre par contre les soit disant suite EVID DEAD 2 & L’ARMEE DES TENEBRES(qui n’en sont pas pour moi) sont nul la SAM RAIMI il as moins assurer voila mais je le redit une derniere fois putain quel film genial !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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