Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Dans un monde où un terrible virus a contaminé la population, un couple en fuite tente de trouver une zone où se réfugier. Pris au piège par des créatures sanguinaires, Marco et Sonia vont devoir lutter pour leur survie...
Le cinéma de genre français vient encore de frapper ! En attendant les premières images de La Horde, le film déjà "badass" de Dahan et Rocher, qui pourrait bien être l’évènement de l’année, le premier long-métrage de David Morley fait déjà office de réussite dans le domaine de la production hexagonale.
Sonia et Marco sont ambulanciers. Et ils s’aiment, d’ailleurs, elle est enceinte. Ensemble, ils sillonnent les routes enneigées et ensanglantées du Jura, avec à leur bord une militaire et un blessé. Il faut savoir tout d’abord qu’un terrible virus a décimé la population entière il y a quelques semaines (si ça se trouve c’est le H1N1 !), et qu’ils font partie des rares survivants, amenés à être sauvés par une organisation spéciale dénommée Noé. Alors qu’ils n’ont plus d’essence et qu’ils sont attaqués par un jeune contaminé, les deux tourtereaux sont désormais seuls et décident de se terrer dans un grand bâtiment délabré, où la mort est passée il y a peu de temps. Marco est atteint par le virus, Sonia le sait. Et elle sait également qu’il ne lui reste plus que 3 jours avant de devenir un être bestial affamé de chair humaine. Comment dès lors peut-elle tenter de sauver l’homme de sa vie ?
C’est sur cette idée intrigante , rappelant évidemment La Mouche de Cronenberg (d’ailleurs, l’affiche le clame haut et fort), que tourne l’histoire de Mutants. Si le film commence sur les chapeaux de roues, avec musique stressante (saluons d’ailleurs l’excellente bande originale) et suspens grandissant, le mal pouvant surgir de n’importe où, il finira par s’attarder principalement sur la relation entre l’héroïne et son futur ex-Jules. Sonia est incarnée par la géniale Hélène de Fougerolles, qui dégote l’un de ses meilleurs rôles. Un rôle éprouvant au sens physique du terme, mais tout aussi psychologiquement pour son personnage, puisque face à l’excellent Francis Renaud, dont la métamorphose fait froid dans le dos, on ne sait jamais comment elle va réagir. Mais lui aussi, surtout. Leur situation est poignante, donnant lieu à des scènes sincèrement émouvantes, qui tournent facilement au suspens terrible, ponctué par quelques sursauts imprévus. Plus on approche de l’inéluctable, plus le film devient froid et vide de sentiments, à l’instar des personnages qui débarquent dans la seconde partie du film.
Dès lors, David Morley semble prendre une autre direction avec son métrage. Alors qu’il commençait de façon brutale, histoire de prévenir le spectateur qu’il n’est à l’abri de rien, et qu’il passait ensuite à une histoire intimiste dans une ambiance digne du The Thing de Big John, le talent avec, la seconde moitié du film s’approche d’un mélange de 28 Semaines plus tard et de survival. La mise en scène est nerveuse, on pourrait d’ailleurs reprocher certains "tics", dont la caméra à l’épaule, qui nuisent parfois à l’ensemble. Une fois les mutants en question dévoilés, fini de jouer sur la peur de l’inconnu... Quand il faut survivre, il faut survivre !
Le réalisateur maitrise ce qu’il fait, et à travers certaines séquences (la grotte par exemple), on ressent volontiers sa passion envers le cinéma de genre, auquel il rend hommage de façon réfléchie et même jouissive. Le film atteint son sommet lors d’un final inattendu et abasourdissant, qui ramène à l’ambiance sensible et crue qui précédait, pouvant même amener quelques larmes.
Si Mutants n’est pas encore la petite perle que l’on attend, il touche presque le domaine du parfait, il confirme que le ciné de genre francophone continue à avancer, comme ses cousins britanniques et hispaniques. Et ça, ça ne se refuse plus désormais.
Post-Scriptum : Malheureusement, si les distributeurs français y mettaient un peu du leur, l’impact aurait été sûrement plus grand. Parce que ne distribuer le film que dans 29 salles est peut-être un léger progrès, ça reste franchement trop peu pour la notoriété de ce genre que les esprits bien pensants adorent détester. Alors merde, faisons quelque chose.

Daube !y’a plus d’ampleur dans la mise en scène, de profondeur psychologique, ou d’intérêt dramatique.... dans les jeux pour console de mon petit frère que dans cette connerie. suffit pas d’abuser des tremblements de caméra pour donner du nerf à des scènes d’action, c’est du danny boyle de cour de récré, un alignement morne de clichés faisandés (zombies, hélico, hôpital course dans les couloirs en donnant des coups dans les murs, déchéance physique de son compagnon, bla bla bla) Grosse originalité : le survivor Romerien (george hein, pas eric) promis au début est black ET est une meuf ET se fait descendre au bout de 10 minutes. Dés l’arrivée des gars habillés façon post-nuke, je me suis senti replongé dans le vieux Terminus, avec Johnny Hallyday. V’là le niveau.
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Pas de scénario (c’est quoi ce virus ? ça vient d’où ?), des personnages très plats (même si Hélene de Fougerolles s’en sort mieux que les autres), des décors sans âmes....bref tous les ingrédients d’une belle daube