Critique de film

Dying Breed

"Dying Breed"
affiche du film

Nina, jeune étudiante, qui entend bien prouver que le mythe du tigre de Tasmanie est réalité, même si la science réfute l’existence d’un tel animal. Ce que la jeune femme ignore, c’est qu’avant de devenir une terre australienne, la Tasmanie fut le théâtre d’un drame : au XIXe siècle, un condamné, Alexander Pearce, s’évade de prison et se réfugie sur l’île, accompagné par sept de ses co-détenus. Cent jours plus tard, il est capturé, et avoue aux autorités que la faim l’a poussé à dévorer ses compagnons. Le tribunal, persuadé qu’ils sont encore en vie quelque part dans le bush, ne croit pas Pearce et le renvoie derrière les barreaux. Quelques mois plus tard, il s’échappe à nouveau avec un autre prisonnier, Thomas Cox. Dix jours passent avant qu’il ne soit découvert par un marin, avec les restes de Cox dans ses poches, alors qu’il lui reste encore suffisamment de nourriture pour survivre. Il sera pendu pour cannibalisme en 1824. En mettant les pieds sur l’île, Nina et ses camarades vont découvrir un village habité par les descendants de Pearce, des êtres consanguins qui ont hérité du goût de leur ancêtre pour la chair humaine…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dying Breed - Survival conventionnel
Par : Quentin Meignant
Tags : Cannibales, Survival

Victime d’une censure australienne peu clairvoyante, qui a outrepassé ses droits en interdisant une affiche sanguinolente, Dying Breed fait sans aucun doute partie de ces films jouissant automatiquement de la sympathie des fantasticophiles. Ce survival cannibale, premier long-métrage de Jody Dwyer, pouvait en effet compter, du simple fait qu’il ait traversé tant d’épreuves, sur l’indéfectible soutien d’une grande marge de spectateurs. Exploitant une légende australienne concernant le célèbre cannibale Alexander Pearce, Dying Breed se profile de plus comme une œuvre des antipodes, pouvant peut-être rappeler le cinéma d’un Peter Weir. Le métrage conte l’histoire de Nina, jeune étudiante, qui entend bien prouver que le mythe du tigre de Tasmanie est réalité, même si la science réfute l’existence d’un tel animal. Ce que la jeune femme ignore, c’est qu’avant de devenir une terre australienne, la Tasmanie fut le théâtre d’un drame : au XIXe siècle, un condamné, Alexander Pearce, s’évade de prison et se réfugie sur l’île, accompagné par sept de ses co-détenus. Cent jours plus tard, il est capturé, et avoue aux autorités que la faim l’a poussé à dévorer ses compagnons. Le tribunal, persuadé qu’ils sont encore en vie quelque part dans le bush, ne croit pas Pearce et le renvoie derrière les barreaux. Quelques mois plus tard, il s’échappe à nouveau avec un autre prisonnier, Thomas Cox. Dix jours passent avant qu’il ne soit découvert par un marin, avec les restes de Cox dans ses poches, alors qu’il lui reste encore suffisamment de nourriture pour survivre. Il sera pendu pour cannibalisme en 1824. En mettant les pieds sur l’île, Nina et ses camarades vont découvrir un village habité par les descendants de Pearce, des êtres consanguins qui ont hérité du goût de leur ancêtre pour la chair humaine…

Profitant d’emblée des superbes paysages australiens, Dwyer tente d’emblée d’instiller à son œuvre une originalité et un exotisme peu commun. Le cinéaste instaure en effet par ce biais un climat tendu et sombre à souhait, transformant ses décors en piège à ciel ouvert, à l’instar de ce que McLean était parvenu à créer avec Wolf Creek. Malheureusement trop conventionnel et un peu trop référentiel, Dying Breed s’enlise d’emblée dans un aspect clippesque rappelant étrangement le Massacre à la tronçonneuse de Marcus Nispel. Les éléments horrifiques tout d’abord disposés çà et là paraissent dès lors un peu surfaits et relèvent bien souvent de différents clichés du genre.

Si Dying Breed semble emprunter des chemins de traverses déjà trop visités, Dwyer parvient néanmoins à assurer le service minimum en mettant sur pieds une aventure qui fera la part belle aux rednecks cannibales. Véritables dégénérés congénitaux, les méchants mangeurs de chair humaine jouissent en effet d’un traitement particulier qui, sans sortir des conventions du genre, parvient tout de même à les rendre sympathiques. Ce caractère assez jouissif se retrouve d’ailleurs dans des mises à mort de très bon goût qui, sans tomber dans le gore excessif, offre tout de même de fort beaux moments sanguinolents. L’aventure se déroule donc sans autre forme de procès, faisant de Dying Breed un produit, certes consensuel, mais de très bon goût.

Si l’on attendait infiniment plus de son métrage, Dwyer arrive tout de même à offrir ce qu’il faut de sang et de personnages tordus pour rendre son ensemble agréable. Dying Breed n’est donc certes pas un chef-d’œuvre mais demeure un divertissement hautement sympathique et formaté comme il en existe déjà tant…

Commentaires sur le film

Dying Breed
3 etoiles

Très bonne ambiance, bon traitement des images sans entrer dans des schémas gores.

4 juin 2009 à 13:06 | Par louko

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