Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Deux vrais jumeaux, Beverly et Elliot Mantle, gynécologues de renom, partagent le même appartement, la même clinique, les mêmes idées et les mêmes femmes. Un jour, une actrice célèbre vient les consulter pour stérilité. Les deux freres en tombent amoureux mais si pour Elliot elle reste une femme parmi tant d'autres, pour Beverly elle devient la femme. Pour la premiere fois les freres Mantle vont penser, sentir et agir differemment.
Faux semblants arrive à une époque particulière de la carrière de Cronenberg. Depuis les prémisses de ses réalisations, David Cronenberg s’est plu à changer de style et de niveau tous les deux ou trois films. Après un début assez approximatif marqué par Stéréo et Crimes of the future, le réalisateur s’est lancé dans des œuvres plus conceptuelles, une horreur plus prenante et mieux orchestrée avec Frissons, Rage et Chromosome 3. L’apogée de son art, il l’atteint quelques années plus tard avec des œuvres telles que Dead
zone, La mouche et enfin, ce Faux-semblants qui vont lui assurer une certaine reconnaissance du public.
Inspiré d’une histoire vraie, Faux-semblants est en réalité une adaptation libre du roman Twins de Bari Wood et Jack Geasland, livre inspiré de la tragédie qui a frappé les jumeaux Marcus dans les années 70. Stewart et Cyril Marcus, jumeaux identiques et gynécologues de métier, sont retrouvés morts à quelques jours d’intervalle dans leur appartement. La cause de la mort est l’ingestion de barbituriques : une vie identique pour une mort identique.
En réalité, Faux-semblants, jusqu’à la limite de son aboutissement, ne peut être réellement considéré comme un film d’horreur mais plus précisément comme une œuvre dramatique empreinte d’une psychologie renversante. En ce sens, le métrage est assez éloigné des autres œuvres du maître au niveau de la thématique traitée mais reste en phase avec le reste de sa filmographie au niveau de la manière dont le thème est traité.
L’histoire met en lumière deux gynécologues jumeaux, Beverley et Elliott Mantle, interprétés tous deux par l’acteur Jérémy Irons. Deux jumeaux identiques impossibles à différencier pour les gens qui les côtoient. Depuis leur enfance, les deux frères ne cessent de partager les mêmes goûts, les mêmes expériences. Exécutant le même métier, ils n’hésitent pas à se partager les rôles, se faisant sans cesse passer l’un pour l’autre. Un jeu déstabilisant qui leur permet également de goûter
conjointement aux mêmes conquêtes sans éveiller le moindre soupçon. La mascarade prendra soudainement fin lorsque, après avoir partagé le corps de l’actrice Claire Niveau, Beverley s’éprendra de la femme. Dès cet instant, le jeu perd tout son sens et Bev est balancé entre l’amour charnel qu’il éprouve pour Claire et celui, fraternel, qu’il nourrit à l’égard de son jumeau. L’organisme bicellulaire mis en place jusque là va se trouver modifié par l’intrusion de cette bactérie inattendue qui va considérablement changer la donne.
Cette intrusion gangrène peu à peu le comportement de Beverley tour à tour malheureux et jaloux pour le rendre finalement complètement malade. Le médecin devient agressif envers ses patientes, invente des instruments chirurgicaux irréalistes destinés aux malformations. A cause du lien affectif qui unit les deux frères, Beverley va irrémédiablement entraîner Elliot dans son malaise vertigineux. Elliot aura beau tenter de soigner son frère, de le désintoxiquer, il se laissera finalement embarquer dans la déchéance la plus absolue.
Le métrage nous entraîne magnifiquement dans les tourments de ces trois personnages, détruits psychologiquement qui luttent incessamment les uns contre les autres. De déchirures en réconciliations, le trio évolue de manière chaotique, jouant le jeu dangereux de la séduction. A cette dimension psychologique dérangeante s’ajoute les problèmes de drogue qui vont finir de détruire physiquement et mentalement les frères bien décidés à se séparer définitivement. Cette lente évolution vers la folie ultime nous mène à une scène finale absolument étourdissante.

L’un des reproches principaux que l’on pourrait formuler à l’égard de Cronenberg est la dérangeante complexité qui émerge de l’œuvre. Le tout reste assez compliqué à suivre, en raison notamment de la ressemblance troublante des jumeaux et de leur personnalité opposée. Le réalisateur s’amuse en outre à imposer des circonvolutions qui finissent décontenancer les spectateurs. Soulignons à cet égard, pour être tout à fait complet et contrebalancer quelque peu les reproches que je viens de souligner, la prestation cinq étoiles de Jérémy Irons qui a dû œuvrer comme un beau diable pour réussir à ne commettre aucune erreur. Avouons que cette seule interprétation mérite déjà des applaudissements éternels tant le jeu d’Irons est parfait…
Faux-semblants est une œuvre particulière de Cronenberg (mais quelle œuvre du génie ne l’est pas ?) qui suffit à insuffler respect et honneur au créateur ne serait-ce que pour la qualité de la mise en scène et les propos utilisés.

Coup de coeur !j ai vu ce film au cinema il y a 20 ans j’avais 19 ans et je n ai toujours pas retrouve une music aussi emouvante ca m avais beaucoup toucher et j ecoute regulierement la music sur you tube j aimerai enregistrer cette music
Pas de news associées � ce film actuellement
/B_news>Ce site compte actuellement :
MAGNIFIQUE,BOULEVERSANT,UNE PERFORMANCE D’ACTEUR EPOUSTOUFLANTE POUR JEREMY IRONS,AUSSI CREDIBLE DANS LA FACE JOUR QUE DANS LA FACE NUIT DES FRERES MANTTLE... BRAVO,UN GRAND MOMENT DE CINEMA !