Critique de film

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Zombie Ass : Toilet of the Dead

"Zonbi asu"
affiche du film

Zombie Ass : Toilet of the Dead met en scène un groupe d’amis qui se fait attaquer par des zombies sortant des toilettes. Ils doivent également faire face à une mystérieuse infection provoquée par des vers parasites...

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Trailer - Zombie Ass : Toilet of the Dead (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Zombie Ass - Guerre et Pet
Par : Seb Lecocq
Tags : Asiatique, Zombies

Sushi Typhoon n’est certes plus de ce monde mais son esprit, lui, perdure. Son existence aura été aussi fugace qu’explosive et ses productions auront durablement marqués les spectateurs avides de portnawak gore, coquin, foutraque, bas du front et toujours dirigé en-dessous de la ceinture. Les membres du collectif poursuivent chacun leur chemin avec brio, Noboru Iguchi continuant de son côté de construire une œuvre tournant autour de tous les fluides corporels possibles et imaginables ainsi que de filles nues…et de zombies !

Son dernier méfait en date n’échappe pas à la règle et repousse les limites du bon gout et de la bienséance à tous les niveaux. Zombie Ass : Toilet of the Dead débarque enfin en vidéo pour annihiler le peu de dignité cinématographique qu’il nous restait encore. Zombie Ass est difficile à résumer de par sa folie, son WTF absolu et sa générosité. On pensait avoir tout vu du réalisateur de Machine Girl, mais l’homme parvient encore à surprendre en revenant ici à ses premiers amours, puisque rappelons qu’il a commencé le métier en signant plusieurs œuvres pornographiques et scatologiques aux titres évocateurs (Beautiful Girl on the Toilet 2 – Secret Excrement, pour n’en citer qu’un). Très chaude et évoluant dans un spectre allant du jaune pisse au marron profond, la photographie participe à donner de la chaleur et des envies de diarrhée aux spectateurs. Quand le fond rejoint la forme, on comprend que tout ça a été pensé et travaillé en profondeur. La merde, sous toutes ses formes, est aussi présente que le sang, ce qui fait de Zombie Ass un pétaradant hommage au zombie flick traditionnel sauf qu’au lieu de mordre comme le commun des (im)mortels, les morts-vivants se baladent à reculons, les fesses à l’air, et tentent d’introduire, à l’aide d’un appendice sortant de leur anus, un ver necroanal dans le corps de leur victime. Oui, vous avez bien lu !
Mais attention, Iguchi a déjà prouvé par le passé qu’il pouvait être un très bon metteur en scène et pas seulement un filmeur trashouille. Dans Zombie Ass, il se surpasse et signe quelques vrais bons moments de bravoure esthétiques techniquement très propre. Il faut d’ailleurs noter que le film tient la route qualitativement. La première demi-heure, absolument dantesque est probablement ce qu’Iguchi a réalisé de mieux dans toute sa carrière. Sa réalisation est inspirée, rythmée et fourmille d’idées plus astucieuses et timbrées les unes que les autres. L’ambiance western/redneck permet de montrer la campagne japonaise comme on l’a rarement vue et offre une vraie portée apocalyptique typique du cinéma post-apo occidental. Iguchi s’est surpassé une fois encore. Comme il est un grand coquin et qu’il ne faut jamais renier sa nature profonde, il nous offre également de petites gourmandises pour les yeux avec les formes rondelettes et généreuses d’un casting féminin composé des petites gourgandines Asana Mamoru, Mayu Sugan et Arisa Nakamura ainsi que l’égérie du typhon de sushis, Asami Sugiura qui apparaît dans un rôle secondaire. Iguchi et son équipe profitent d’un scénario improbable pour laisser libre cours à ses fantasmes scatologiques, ce qui donne lieu à des scènes totalement hors du commun et à des dialogues surréalistes dont voici quelques extraits, rien que pour le plaisir : "Son cul a bouffé mon bâton" ; "Des mâchoires sortent du cul d’une fille trop canon" ; "Mon cul l’a tué" ; "C’est ton destin, tu vas mourir du cul" ; "Mon cul va littéralement exploser" ; "C’est un pet-réacteur",...

Des zombies, des petits culs par dizaine, du fan service en veux-tu en voilà, des petites culottes, des pets, des lycéennes japonaises en uniforme, de la crotte sous toutes ses formes et de grosses références à Urotsukidoji. Voilà l’alléchant programme de Zombie Ass : Toilet of the Dead. Une œuvre tellement à part mais tellement représentative de son auteur et de tout un pan du cinéma underground japonais. Un film qui restera dans les an(n)ales.


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