Critique de film

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Yellowbrickroad

"Yellowbrickroad"
affiche du film

L’action de Yellowbrickroad prend place en 1940, où tous les habitants d’un village de Nouvelle-Angleterre viennent à disparaître. Les autorités y retrouveront 300 corps. Afin d’éviter la panique, l’affaire autour de cette boucherie sera étouffée. Du moins, jusqu’au jour ou Teddy et son équipe décident d’y mener une enquête.

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Trailer - Yellowbrickroad (2010)
Par : Damien Taymans


YellowBrickRoad - Feature Trailer par ohmygore

Les critiques à propos de ce film

Critique de Yellowbrickroad - Tourne en rond
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2011

En 1940, tous les habitants d’un petit village de Nouvelle-Angleterre disparaissent mystérieusement sur un chemin de randonnée, le Yellowbrickroad. Résultat : corps en charpies, vêtements en lambeaux et pas même le début d’une explication rationnelle. Affaire classée et étouffée. Jusqu’à ce que Teddy ne plonge son blair dans des archives mal rangées et n’exhume cette sanglante épopée. Une expédition se prépare à suivre les pas, step by step, de ceux qui jadis se sont envolés dans la nature afin de découvrir l’origine de cette disparition...

Voilà une affaire étrange qui aurait mérité sa petite place au sein des Affaires extraordinaires de Pierre Bellemare. De sa voix de stentor, le vétéran aurait paraphrasé avec finesse sur le sujet, passant chaque personnage au crible de sa présentation théâtrale. Pour le coup, Andy Mitton et Jesse Holland, connus respectivement pour la mise en scène sur planches et le design graphique de trailers, surpassent l’animateur-auteur aux 2608 histoires aptes à rassasier les amateurs des "24 heures du feu de camp" de la Goutte d’Or. En arpentant les plaines désertiques de la Nouvelle Angleterre et en échangeant leurs coups de coeur cinématographiques appartenant pour la plupart à la production horrifique des seventies, les deux réalisateurs-scénaristes échafaudent des plans sur la comète : la création d’un thriller horrifique psychologique sans la moindre création hors plateau.

Quelques étendues herbeuses, une poignée de personnages, une musique entêtante : à partir de ces éléments dignes d’une représentation théâtrale fauchée, les réalisateurs font naître une atmosphère anxiogène, paranoïaque transformant chacun de ces explorateurs en une potentielle menace pour son voisin. Atmosphérique en diable, la pellicule voit soudain surgir la terreur au milieu d’une séquence tout à fait anodine : une chamaillerie tourne au meurtre, l’expédition pittoresque à l’horreur. Dès ce retournement, Yellowbrickroad vire au cauchemar sur arrière-plans champêtres, à l’odyssée bucolique particulièrement éprouvante.

Yellowbrickroad, oeuvre des plus minimaliste, s’appuie sur l’Inconnu, l’Inexplicable, à l’image de cette musique issue de nulle part qui guide les randonneurs dans leur expédition, pour débloquer les peurs de ses personnages et, du même coup, drainer l’inquiétude des spectateurs.


Critique de Yellowbrickroad - C’est quand qu’on va où ?
Par : Fred Pizzoferrato

Deux scénaristes et cinéastes débutants, Jesse Holland et Andy Mitton, proposent avec Yellowbrickroad leur premier long métrage, une œuvre aux prémices intrigantes influencées par le cinéma fantastique des seventies et, du moins thématiquement, par Blair witch project. Malheureusement, le résultat final s’avère bien plus ennuyeux que passionnants même si certains pourraient se laisser charmer par l’atmosphère très particulière du métrage.

L’intrigue traite d’un petit village du New Hampshire, Friar, dont les 572 habitants ont mystérieusement disparus un matin de 1940. Laissant derrière eux leurs biens et possessions, les villageois s’enfoncent dans la nature sans que nul ne puisse trouver la moindre explication. L’armée découvrira, finalement, les restes de la moitié d’entre eux, pour la plupart morts de froid ou mutilés. Au fil du temps, la tragédie de Friar s’estompe des mémoires et rejoint les légendes urbaines. Sept décennies plus tard, une petite équipe se propose de résoudre le mystère en s’engageant sur un chemin se perdant dans les bois, véritable « route de briques jaunes » menant, peut-être, à un autre monde…

S’inspirant de faits divers répertoriés au fil de l’Histoire et décrivant la disparition de populations entières sans qu’aucune explication rationnelle ne puisse être avancée, Yellowbrickroad démarre de belle manière et cultive un sens certain de l’angoisse durant sa première demi-heure. Malheureusement, le métrage tourne rapidement en rond à mesure que les huit explorateurs de l’étrange parcourent la forêt et commencent à entendre une musique venue de nulle part exerçant une influence néfaste sur leur esprit.
Sans recourir au spectaculaire ni à l’explicite, les cinéastes utilisent des effets de terreur minimalistes pour provoquer la tension, à la manière du Blair witch project. Les boussoles se dérèglent, les membres du groupe deviennent agressifs, mal à l’aise et commencent à perdre la mémoire tandis qu’une musique venue des années ’40 se fait entendre de manière ininterrompue. La tension monte alors d’un cran mais, par la suite, les deux cinéastes ne parviennent jamais à rendre leur film réellement terrifiant tant les redites s’accumulent et deviennent franchement lassante.

En recourant à un casting principalement composé d’inconnus, Yellowbrickroad rend cependant son intrigue crédible et lui confère une teneur quasiment documentaire comme si les événements étaient pris sur le vif. La conviction des interprètes, en particulier lors de la seconde partie du film, alors que la terreur s’empare de l’expédition, se doit d’être signalée mais sans pouvoir éviter l’ennui.
En effet, le rythme, anémique, peine à passionner le public, la majorité du temps de projection se limitant à suivre quelques scientifiques avancer sans fin sur un chemin forestier. D’une lenteur exaspérante, Yellowbrickroad étire au-delà du supportable un script qui aurait mieux convenu à un épisode de série télé style « La Quatrième dimension ». Le budget ultra serré et la mise en scène rudimentaire, associé à une photographie naturelle quelconque, rendent malheureusement le métrage assez pauvre visuellement et, une fois de plus, esthétiquement proche d’un téléfilm.

Au terme de la projection, Yellowbrickroad demeure, en outre, tout aussi obscur pour le spectateur. Aucune explication n’est livrée (choix judicieux ou paresse des scénaristes, la question reste posée) et le métrage s’achève de manière fort bizarre, pour ne pas dire absconse.
Exagérément lent, linéaire et prévisible, Yellowbrickroad semble symptomatique d’un cinéma fantastique récent à petit budget reposant essentiellement sur une idée plutôt qu’un véritable scénario, une tendance que l’on retrouve dans des titres comme MIRAGES ou THE REEF, eux aussi présentés au BIFFF.

On peut résumer, de manière lapidaire, Yellowbrickroad comme la déambulation d’une bande d’individus qui marchent dans une forêt pour n’aboutir nulle part, impression renforcée par une conclusion en queue de poisson laissant le spectateur dans l’expectative. Voulu fascinant et effrayant, le résultat s’avère, malheureusement, pénible et fort ennuyeux. Bref, encore une fois « tout ça pour ça ».


Commentaires sur le film

3 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Avec trois bouts de ficelle, Yellowbrickroad a mieux réussi à me faire grimper aux rideaux que n’importe quel ersatz à plusieurs millions de biffetons sorti des écuries hollywoodiennes cette année !!!

24 juin 2011 à 10:06 | Par bûcheron finlandais
Yellowbrickroad :

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Le film est terrifiant, les personnages deviennent de plus en plus agressifs : la scène de chamaillerie qui tourne au meurtre est bien gore. Et le film philosophiquement parlant, il est très riche : j’admire. Toujours pour en revenir à cette scène de dispute entre les frangins : le paradoxe : nature/"gore" m’a choqué. Le film est très bien fait (évolution), une analyse approfondie serait plus judicieuse. Bravo à toute l’équipe, sincèrement.

15 novembre 2011 à 15:11 | Par Kels
Grosse grosse perte de temps

0 etoiles

daube Daube !

Une merde ce film, des dialogues digne d’un derrick, ça tourne en rond, 1h30 de vie perdue, la fin est a chier normal me direz vous le film n’a aucun sens en lui meme alors comment donner du sens a quelque chose qui n’en a pas

franchement foncez sur kill list si vous voulez reflechir un peu... et avoir une fin bizarre...

1er octobre 2012 à 04:10 | Par Nighty
Inutile

0 etoiles

daube Daube !

Inutile.
J’ai senti dès le début que ça allait être le genre de film où tu n’aurais pas d’explications, et ça n’a pas loupé.
Du coup on sait dès le début ce qui va se passer, pas de surprise...

9 mars 2013 à 14:03 | Par Zou
Aucun scénario + aucune action + aucune cohérence + aucune qualité visuelle + aucune crédibilité = aucun intérêt !

1 etoiles

daube Daube !

Une blairwitcherie supplémentaire, je n’en peux plus !
Suivez un groupe de randonneurs pendant une heure et demi dans les bois et vous avez vu le film ! Une seule et unique scène gore / action, aucune explication de fin, un scénario anémique… Trop c’est trop.
Même la montée de la peur et des pulsions meurtrières ou suicidaires ne parvient pas à être crédible une seconde : j’attends toujours que les réalisateurs m’expliquent pourquoi entendre de la musique dans les bois devrait donner envie de se trancher les veines (alors que ladite musique n’est pas si mauvaise que ça) ou trucider son voisin, comme j’attends toujours un semblant d’explications (même des nazis fantômes m’auraient convenu, à ce stade).
C’est vraiment nul, passez votre chemi

16 avril 2013 à 06:04 | Par Antoine Block

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