Critique de film

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Yellow

"Yellow"
affiche du film

Mary Holmes est une femme incroyablement épanouie : belle et souriante, mère de quatre beaux enfants, prof dans une école maternell e de Los Angeles, un beau soleil qui inonde sa vie parfaite, que demander de plus ? Ah, c’est quand même beau le déni : si on lui retire le Vicodin qu’elle avale co mme des Frisk à longueur de journée, Mary a le quotient émotionnel d’une huître, déteste ses collègues et affronte les conflits quotidiens grâce à une alternative de psyc hotique : le rêve éveillé, où elle insulte copieusement ses pairs dans une comédie mus icale digne du Cirque du Soleil. Puis vient le déclic : aussi à cheval sur l’éthique que sur le père d’un de ses élèves, Mary est virée sans sommation. Elle cherche alors l e réconfort auprès de sa sœur, atteinte du syndrome de La Tourette, qui lui gerbe les pires insanités ; Et Mary se rend compte qu’elle n’est peut-être pas aussi épano uie que ça. Bien décidée à cureter son surendettement psychologique, elle file voir sa famille en Oklahoma pour avoir ne fut-ce qu’inceste d’explication. Oups, un lapsus..

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Yellow - Frais, intelligent et pétillant
Par : Quentin Meignant
Tags : BIFFF 2014

Œuvre au casting très impressionnant (Heather Wahlquist, Melanie Griffith, Sienna Miller et Ray Liotta pour ne citer qu’eux), Yellow est à n’en point douter l’une des plus belle réussite de la carrière de réalisateur de Nick Cassavetes mais aussi l’une des plus belle claque administrée par la plantureuse cuvée 2014 du BIFFF. Yellow met en scène Mary Holmes, une jeune femme que les événements de la vie ont rendus dépressive et accro aux anxiolytiques. La donzelle, en plus d’être bien fichue, joue aussi de ses charmes auprès de nombreux hommes sans en avoir vraiment conscience, se drogue à l’occasion et est surtout la mère de quatre enfants de pères différents. Mais sont-ce réellement des enfants ? Et cette autodestruction qu’elle met en place depuis des années à force d’avilissements est-elle vraiment la solution à ses problèmes ? Une introspection est de mise, mais il est peut-être déjà trop tard...

Plutôt habitué à nous servir des drames et des comédies romantiques teintées d’eau de rose, Nick Cassavetes avait été l’auteur d’un premier beau coup en tant que réalisateur en 2006 avec Alpha Dog. C’est d’ailleurs sur ce plateau de tournage qu’il a rencontré la magnifique Heather Wahlquist, jeune femme dont le physique se rapproche étrangement de celui de Melanie Griffith il y a une vingtaine d’années. Voir les deux actrices à la distribution de Yellow est donc plutôt réjouissant, d’autant que la parfaite direction d’acteurs aide le film à entrer dans une sorte d’osmose.

Pour preuve, Sienna Miller, qui n’a jamais vraiment brillé en tant que comédienne, prend une bonne part dans la réussite de la première partie avec un personnage torturé, victime du syndrome de la Tourette. C’est à ce moment, lors d’une mémorable bataille entre soeurs que l’on comprend où Cassavetes veut emmener le spectateur : sur le terrain du déni, qui prendra pour l’occasion une forme hallucinatoire très fine. En partie basé sur une affaire d’inceste, fait glauque qui n’incite pas vraiment à la légèreté, Yellow donne pourtant lieu à des scènes cocasses voire totalement folles, comme ce repas de famille où Mary voit ses proches sous un oeil nouveau et, on peut le dire, bestial dans le sens le plus strict du terme. La magie du film prend son plein essor durant un final qu’il est impossible au spectateur d’imaginer.

Frais, intelligent et pétillant, Yellow est une pleine réussite bien servie par un casting quatre étoiles, qui se permet même d’utiliser Ray Liotta pour simplement... ouvrir une porte. Avec Heather Wahlquist comme arme de séduction massive, Nick Cassavetes fait mouche et l’on ne peut qu’en redemander.


Commentaires sur le film

4 etoiles

Une séance de psychanalyse psychédélique d’une incroyable beauté. Et quel casting, mes aïeux, quel casting !

3 mai 2014 à 14:05 | Par Damien Taymans

4 etoiles

Un délire des plus plaisants qui malgré un petit ventre mou en milieu de film assure un spectacle tonique, enlevé et rythmé. Le cinéaste passe de la chronique sociale dépressive à la comédie burlesque en s’autorisant des écarts bien barrés vers le musical et le fantastique onirique mais tient son récit jusqu’au bout servi par des comédiens impeccables et complètement azimutés. Du culte en devenir !

3 mai 2014 à 14:05 | Par Fred Pizzoferrato

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