Critique de film

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Visions

"Visions"
affiche du film

Le docteur Leemen est profiler pour le F.B.I. Des flics sont envoyés en mission pour libérer les prisonniers dâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Visions - Machiavélisme perdu...
Par : Quentin Meignant
Tags : Psychologique, Serial killer

Le cinéma transalpin a, ces dernières années, du mal à relever la tête, les réalisateurs d’antan se faisant vieux ou livrant des métrages totalement incongrus. Alors qu’Argento peine à retrouver son niveau, la nouvelle génération de cinéastes italiens se fait tellement discrète qu’elle ne produit en générale que d’obscures œuvres dévolues à la seconde partie de soirée sur la RAI. Parmi ces artisans anonymes, Luigi Cecinelli a tout de même reçu sa chance dans la toute nouvelle Compétition Thriller du BIFFF 2009. Invité surprise du concours, Visions possède avant même sa sortie véritable un parcours étrange. Finalisé en 2009, le film fut projeté une seule fois au Japon avant de disparaître complètement de la circulation et venir se livrer près de 3 ans plus tard au public bruxellois. Définit comme un thriller machiavélique par son créateur, Visions suit les aventures du Docteur Leemen, profiler du FBI qui, après avoir échoué dans sa mission qui l’opposait au tueur en série Spider, démissionne et se cloître dans sa clinique psychiatrique. Il y rencontre Matt, un patient qui souffre d’amnésie et qui est frappé de visions concernant Spider. Leemen décide de reprendre l’enquête…

Doté d’un pitch évoquant de nombreuses œuvres contemporaines ainsi que d’un cadre reproduisant ceux des très réussis Insanitarium et Madhouse, Visions débute toutefois tel un film d’action pur jus, teinté çà et là de torture porn. Avec une entrée en matière frisant l’insupportable, Cecinelli place la barre très haut au point de vue adrénaline, barre qu’il redescendra sciemment par la suite avec la présentation des personnages. Ceux-ci, tantôt attendrissants, tantôt follement drôles, donnent lieu à quelques scènes d’anthologie dans l’asile rappelant celles de L’armée des 12 singes. Stylistiquement irréprochable, la première partie du film consiste à la mise en place des éléments d’une énigme a priori insoluble.

Malheureusement, n’est pas Argento qui veut et, si Cecinelli continue à faire comme si de rien n’était, pensant tenir là l’idée du siècle, l’intrigue paraît bancale et la solution à l’énigme saute aux yeux après une demi-heure. Fait totalement aberrant pour un thriller qui n’a de machiavélique que le nom, cette énorme tare suffit à rendre ennuyeuses à souhait des séquences pourtant généreuses dans leur développement. Dès lors, il ne reste plus qu’à admirer les quelques effets de maquillage assez sanguinolents et une mise en scène somme toute efficace. Si Cecinelli parvient à garder le suspense concernant l’issue heureuse ou malheureuse de Visions, une love story assez ringarde vient, là aussi, alourdir un propos qui n’en avait déjà pas besoin. Cette lourdeur sera d’ailleurs présente jusqu’au final où le cinéaste s’échine à expliquer et justifier avec force de détails les dénouements d le cinéaste s’échine à expliquer et justifier avec force de détails les dénouements d’une intrigue comprise depuis belle lurette…

Foncièrement généreux, Visions pêche simplement par manque d’audace et d’originalité. Le script de Dal Monte étant ce qu’il est, on ne pouvait clairement pas attendre plus du métrage de Cecinelli. Néanmoins, ce dernier laisse entrevoir de belles capacités au niveau formel. Un espoir pour le cinéma transalpin…

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