Critique de film

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Vile

"Vile"
affiche du film

Les plus puissantes drogues sont secrétées par le cerveau et certains sont prêts à tout pour les récupérer...

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Trailer - Vile (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Vile - Vile et vilaine
Par : Damien Taymans
Tags : Tortures

Quatre jeunes prennent en charge dans leur véhicule une belle inconnue et la mènent vers sa voiture tombée en panne en rase campagne. Pour les remercier, la gente dame leur propose de leur offrir des échantillons des parfums qu’elle conçoit dans son petit labo. Masque à gaz sur le museau, elle pulvérise l’habitacle pour faire profiter d’un coup d’un seul tous les pensionnaires. L’effet ne se fait pas attendre : quand quelques gouttelettes de déo Axe suffisent à attiser la passion d’une tonne de nanas, lesdites émanations renvoient à une réalité plus violente. En effet, les cobayes se réveillent quelques heures plus tard, attachés sur une chaise, en compagnie d’autres compagnons qui profitent de leur sommeil pour leur arracher les ongles. Enfermés dans une baraque sordide, harnachés comme des bêtes, les rats de labo doivent impérativement travailler ensemble pour gagner leur liberté : l’objectif est de remplir les valves de substances sécrétées par le cerveau lorsqu’il éprouve la douleur. Let’s go pour une séance de tortures plutôt burnée...

Taylor Sheridan, le David Hale de Sons of Anarchy, passe derrière la caméra et tente de mettre en boîte un torture presque porn dans la veine de ceux inspirés par les franchises Saw et Hostel. La chair est entamée, parfois jusqu’à l’os, pour repaître les voyeurs, avides de souffrance pour autant qu’elle touche des individus lambdas. En la matière, Vile remplit sa part du contrat : os brisés, clavicules éclatées, marquage au fer rouge, arrachage d’ongles (le sport préféré de nos compétiteurs), le tout pour un max de rentabilité, mentionnée par la barre de charge qui relaie en temps réel le volume d’hormones collectées. Le principal attrait de ces séances réside dans l’utilisation des robots ménagers et outillages de base pour soutirer un maximum de sécrétions collectées à l’aide de capsules et utilisées pour la confection d’une nouvelle drogue. Quelle drogue ? Pour quel marché ? Peu importe, seuls comptent ces douleurs délicieuses et les crises qu’elles provoquent au sein du groupe. Dans cette configuration, l’autre importe peu et sa vie n’a de prix que parce que son capital est soustrait sitôt qu’il rend son dernier souffle. Le partage du temps de souffrance, grande idée communiste, a fait ses preuves et chacun doit payer son dû dans cette joute des supplices.

La souffrance transpire des faciès de ces personnages tous collés au plus près par la caméra de Sheridan et le récit, tissé par Eric Jay Beck qui incarne également un des héros du film, ne se départit jamais du sentiment d’urgence qui rend l’épreuve plus insoutenable encore. Hélas, le manque d’inventivité transforme ce huis clos en une production tout juste passable...


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