Critique de film

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Vanguard (The)

"The Vanguard"
affiche du film

2015, le monde est en plein chaos ; les dernières réserves de pétrole ont été vidées et la surpopulation a atteint des niveaux critiques. Dans ce cauchemar apocalyptique, une seule entité connue sous le nom de « la Société » a conçu un plan d'action pour lâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The Vanguard - Mr Robinson
Par : Damien Taymans
Tags : Zombies

En 2015, la Terre connaît la surpopulation, les gisements de population sont vides et les hommes sont revenus à l’état de nature, un vrai monde façon Al Gore. Pour lutter contre ce débordement d’humanoïdes, la Corporation, sorte de gouvernement Bush futuriste, commande l’extermination chimique d’une grande partie des foules afin que les nantis puissent respirer à leur aise. Mais l’arme mise au point censée provoquer une mort lente transforme plutôt ceux qui y sont soumis en monstres assoiffés de sang répondant au doux nom de Biosyns. Seuls quelques humains rescapés miraculeux tentent encore de lutter contre ces créatures destructrices…

Sélectionné au BIFFF 2008, The Vanguard reçoit le privilège d’entrer en compétition européenne aux côtés d’illustres concurrents comme le Timecrimes de Vigalondo, le Frontière(s) de Xavier Gens et le Artefacts de Giles Daoust et Emmanuel Jespers (passons !). Pourtant, le métrage de l’Anglais Matthew Hope, assistant réalisateur ayant investi depuis 2005 le sacrosaint fauteuil de réal avec le court métrage In the field dont certains éléments préfigurent déjà le présent film, ne fait que très peu d’ombre aux œuvres précitées (sauf à Artefacts). Ersatz du Je suis une légende originel (une référence pour l’auteur), The Vanguard en reprend les éléments scénaristiques essentiels du texte de Matheson (un personnage isolé lutte pour sa survie dans un monde post-apocalyptique), déplaçant simplement son action en milieu sylvestre par manque de moyens, faisant du même coup un pied-de-nez aux autres productions du genre qui préfèrent envoyer leurs survivants dans de grands bâtiments en béton, symbole suprême de la supériorité humaine et place-forte plus adéquate à enrayer l’invasion des undeads. Un choix qui détonne autant qu’il étonne puisque le déplacement géographique n’est jamais véritablement utilisé par le réal qui préfère montrer les aventures quotidiennes de son Robinson muet qu’il dote accessoirement d’une voix-off monocorde rappelant les émissions d’Henri Chapier post-midnight. L’espoir surgit lors de la capture d’un infecté par notre ermite qui l’attache solidement à un arbre avant de faire joujou avec lui (et vas-y que je te pisse dessus pour t’humilier, et vas-y que j’approche ma torche de ta sale tronche, ...). Une consolation de bien maigre durée…

Peu à peu, l’équipe de Max grossit sans qu’il n’ait rien demandé à personne, visiblement heureux de son statut d’anachorète. Un para se poste en travers de son chemin, puis un tandem composé d’un homme acariâtre et de son accompagnatrice, ancienne scientifique qui oeuvra pour la Corporation et fut donc à l’origine des expérimentations sur la drogue injectée aux futurs Biosyns, se jettent dans ses pattes. Respectant l’adage qui dit qu’à partir de deux, on est une bande de cons, Hope tente maladroitement de dépeindre les relations naissantes entre ces personnages stéréotypés à outrance (le militaire qui se questionne enfin sur la manipulation dont il fut le cobaye, la scientifique qui regrette ses erreurs passées) afin d’émettre le laïus sociologique traditionnel du « Les dirigeants, tous des pourris ». Ces réflexions antédiluviennes surexploitées par nombre d’œuvres antérieures rajoutent encore un peu de vide à un scénar’ dont l’inanité n’était plus à prouver, plongeant de surcroit dans les larmoiements gonflants d’individus plus préoccupés par les liens qui les unissent et les désunissent que par leur survie face aux monstres-singes (leurs déplacements et grognements rappellent inévitablement ceux du xénophobe primitif) de plus en plus présents. Lesdits monstres, certainement cachés derrière des arbres par honte de figurer dans un tel naufrage, survitaminés par la drogue qu’ils ont ingérée, bondissent comme ils peuvent en adoptant l’attitude corporelle de l’orang-outang moyen, gémissent tel un gnou, bavent et gesticulent à l’envi, devenant du même coup des reconstitutions de villages préhistoriques davantage que des créatures zombiesques dangereuses. De l’anticipation à l’horreur, The Vanguard glisse finalement vers la fable non-sensique indigeste en moins de temps qu’il faut pour l’écrire.

D’ici à là, une petite heure et demi gonflante au possible à peine relevée par une première partie aux allures de Seul au monde horrifique. Passé ce délai, l’ennui se fait sentir de plus en plus jusqu’à un final désastreux qui s’échine vainement à délivrer un ultime message philosophique.


Critique de The Vanguard - Amateur, vous avez dit amateur ?
Par : Quentin Meignant

Matthew Hope s’était distingué en 2005 par le très bon court-métrage de guerre In the field. Voir son nom revenir trois ans plus tard comme réalisateur d’un long métrage ne fut guère une surprise, contrairement à la sélection de son film pour le BIFFF 2008. Il faut dire que, sur le papier, The Vanguard a tout pour charmer : ambiance apocalyptique, pitch singulier à connotation politique et infectés cannibales. 2015, le monde a épuisé ses richesses naturelles et la surpopulation fait réfléchir les dirigeants mondiaux qui décident d’éradiquer le petit peuple en leur administrant une drogue censée les annihiler. Malheureusement, la substance n’a pas les effets escomptés et, très vite, ces gens normaux se transforment en guerriers enragés prêts à tout pour leur survie. Le chaos s’empare de la planète. Ce pitch, qui rappelle quelques films post-apocalyptiques comme Doomsday ou 28 semaines plus tarda de quoi emballer le spectateur prêt à visionner les trépidantes aventures d’un immunisé et de quelques soldats.

Après une mise en place narrative de ce monde apocalyptique qui s’avère plate et molle, l’oeuvre s’enlise hélas de suite dans un montage incongru rendant peu grâce à une intrigue proche du néant. Pourtant, la bande originale, sans être exceptionnelle, démontre une certaine envie de bien faire, rendant l’atmosphère de l’ensemble malsaine et suffocante. Malheureusement, l’emploi omniprésent de filtres rouges et la mise en scène carrément horripilante déployés par Hope ont tôt fait de détruire l’intérêt du film. L’incompréhension règne d’ailleurs dès les premiers instants, le réalisateur multipliant les coups de projecteurs sur quelques personnages mal développés qui souffrent en plus du jeu d’acteurs amateurs particulièrement mauvais.

Certes, le film possède l’excuse du budget trop peu élevé mais Hope aurait au moins pu prendre le temps de poser des bases solides pour une histoire qui se distingue finalement par son opacité et son incompréhensibilité. Après plus d’une demi-heure sans dialogues, et malgré un massacre à la hache parfaitement jouissif, l’ennui règne en maître, le film n’arrivant pas à se détacher de ce côté « fait à l’arrache ». Pire encore, le cinéaste creuse toujours plus profond dans la médiocrité, parvenant même à ce que les dialogues soient encore plus lourds que l’absence de sons humains enregistré dans la première partie. Les courses-poursuites à deux cents menées à la vitesse de l’escargot en rut un soir de printemps succèdent à de longues vagues de dialogues insensés et incompréhensibles, censés planter un décor et distribuer toutes les tares possibles à des personnages toujours plus effarants de médiocrité. Hope y va même de quelques séquences franchement ridicules qui, à grands coups de pseudo-fusillade d’une mollesse exemplaire, transforment le tout en sorte de Star Wars de bas-étage, rayons lasers à l’appui ! C’est ainsi que le métrage se dirige tant bien que mal vers un final pyrotechnique hallucinant d’amateurisme, faisant la part belle aux feux de bengale bon marché et au manque d’inventivité scénaristique d’un réalisateur visiblement dépassé par les événements.

Dotée d’une sorte de twist prévisible et chiantissime, cette clôture en finit avec une oeuvre qui se prend au sérieux sans raison. Monté de manière incompréhensible, souffrant d’une mise en scène ridicule et d’une thématique mal développée, The Vanguard est LA déception de ce BIFFF 2008 et égale en ce sens un Vanished que l’on croyait pourtant imbattable ! (Euh, pour rappel, y avait quand même le I against ghost dont Swan pourra te dire des nouvelles - ndlr)

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