Critique de film

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Underwater Love

"Onna no kappa"
affiche du film

Underwater Love suit Asuka, une trentenaire travaillant pour Taki, son fiancé de patron, dans une usine à poissons. Un jour, en se promenant le long du lax situé près de l’usine, elle aperçoit son premier kappa, une créature mythologique japonaise à l’aspect humain doté d’un bec et d’écailles. Elle se rend vite compte que ce kappa n’est autre qu’Aoki, l’un de ses amis d’école qui s’est noyé quand il avait 17 ans. Cachant l’existence de cette créature à ses proches, elle se doit de prendre des décisions quant à son avenir.

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Les critiques à propos de ce film

Critique d’Underwater Love - All you need is love
Par : Quentin Meignant

Hommage aux pinku eiga de la belle époque, le Underwater Love de Shinji Imaoka, maître du softcore japonais, a divisé l’assemblée du NIFFF 2011. Rendant la moitié de la salle hilare tandis que le reste du public éprouvait des difficultés à accrocher au récit développé, le film n’en demeure pas moins une petite prouesse. Tourné comme nombre d’œuvres érotiques japonaises d’un autre temps, Underwater Love a été bouclé en 5 jours à peine et ne recèle que des séquences prises en one shot. Cet exercice de style, tout sauf évident, suit Asuka, une trentenaire travaillant pour Taki, son fiancé de patron, dans une usine à poissons. Un jour, en se promenant le long du lax situé près de l’usine, elle aperçoit son premier kappa, une créature mythologique japonaise à l’aspect humain doté d’un bec et d’écailles. Elle se rend vite compte que ce kappa n’est autre qu’Aoki, l’un de ses amis d’école qui s’est noyé quand il avait 17 ans. Cachant l’existence de cette créature à ses proches, elle se doit de prendre des décisions quant à son avenir.

Difficilement abordable pour le public occidental peu rodé à ce genre de bande, Underwater Love est le parfait compromis entre deux sous-genres bien distincts : d’une part, Imaoka développe une intrigue sur fond de légende en rendant grâce à la créature mythologique qu’est le kappa, tandis que, d’autre part, il s’échine à rendre hommage aux pinku, films érotiques japonais très en vogue il y a quelques années. Si l’alliance des deux influences se révèle assez chaotique à certains moments, Underwater Love s’affirme néanmoins comme l’une des bandes les plus barges de l’année.

Doté d’un budget très minime comme tout bon pinku qui se respecte, le film peut compter sur le talent du célèbre Christopher Doyle, responsable du cadrage et de la photographie, pour donner à chaque one shot une qualité certaine. Dès lors, c’est avec bonheur qu’Imaoka parvient à développer une intrigue aussi déphasante que joyeusement bordélique. Alors qu’il s’attache à rendre sa « créature » aussi barrée que possible, s’approchant ainsi de l’esprit manga, le cinéaste parvient à mettre en branle l’une ou l’autre séquence un brin excitantes, même si la volonté profonde du film n’était sans doute pas là.

Plongée dans un univers particulier, Underwater Love brille par une spontanéité jamais démentie qui fait de l’œuvre un joyeux assemblage d’éléments disparates. Brillant par l’originalité de son propos et par l’instantanéité de sa mise en scène, le film de Shinji Imaoka s’éloigne de tous les carcans pour se livrer tel un véritable OFNI.


Critique d’Underwater love - Tortue porn
Par : Damien Taymans
Tags : Comédie, Conte fantastique, NIFFF 2011

Un jour, Asuka trouve un poisson vivant dans une des bassines de l’entreprise poissonnière dans laquelle elle bosse. N’écoutant que son grand cœur, la jeune fille va rejeter la bête dans la rivière et y fait la rencontre d’un kappa, créature sous-marine du folklore japonais qui se nourrit uniquement de concombres. Le monstre intrigue Asuka, d’autant qu’il ressemble étrangement à Aoki, un de ses camarades de classe qui s’est autrefois noyé...

Membre émérite du Seven Lucky Gods of Pink, collectif de créateurs de pinku, Imaoka Shinji échafaude l’un des premiers pinkus musicaux avec Underwater love, filmé intégralement en one-shot sur une durée de cinq jours. La poésie imprimée à la bande par la photographie de Christopher Doyle (Paranoid park, Ondine, Lady in the water) s’efface lentement au profit d’un conte absurdo-musical où kappas et humains se dandinent sur une bande originale très rock signée du tandem franco-allemand Stereo Total.

Cette fable zoophile à tendance érotique (pas une touffe ne dépasse, conformément à la sagesse des pinkus) se distingue uniquement par une scène de sexe assez cocasse que pour marquer durablement les spectateurs. Le reste se dégrade au fur et à mesure : les chorégraphies très Dancer in the dark dans l’esprit de la scène d’ouverture (les employés de l’usine s’activent sur les tempos additionnés par les ronronnements des machines) tendent à ressembler au final à de vagues saynètes désarticulées de kermesses scolaires. L’intrigue, quant à elle, ne s’émancipe du traditionnel triangle amoureux maudit propre aux comédies romantiques taillées pour Hugh Grant que lors des interventions de la tribu des tortues géantes, dominées par un doyen tributaire de la perle anale, objet mythique permettant à un humain d’acquérir un considérable prolongement de sa ligne de vie.

Malgré un mélange de musique et d’érotisme des plus loufoque, Underwater love est tout juste bon pour se situer dans les anales (deux N, vous êtes sûr ?) de la tribu kappa et de quelques admirateurs hardcore de créations bandonéo-déviantes. Pour les autres, le film relèvera à peine de l’anecdote...


Commentaires sur le film

Comédie musicale porno-rigolo et japonais

3 etoiles

Voici un film complètement ravagé. Un monstre des marais gentil, des scènes érotiques et d’autres musicales idiotes, avec une romance d’ado vous mélangez le tout et obtenez cette curiosité. En plus la mise en scène est assez déstabilisante et la photographie lumineuse.

5 janvier 2013 à 18:01 | Par AnarchYgor

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