Critique de film

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Unborn

"The Unborn"
affiche du film

Casey Bell n'a jamais pardonné à sa mère de l'avoir abandonnée enfant. Mais quand des événements inexplicables commencent à se produire autours d'elle, elle comprend petit à petit la raison de cet abandon. Hantée par des cauchemars incessants, et traquée par un fantôme sans merci quand elle ne dort pas, son salut viendra de Sendak, un spécialiste du surnaturel, seul apte à mettre fin à son calvaire. Avec l'aide de Sendak, Casey découvre l'origine du mal dont est victime sa famille et qui remonte à l'Allemagne nazie - une créature capable d'habiter corps et objets et que chaque possession rend plus fort. Pour survivre à cette malédiction, Casey va devoir aller fermer une porte dans l'au-delà, une porte ouverte par un être qui n'a jamais vu le jour.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Unborn - Twin terror
Par : Damien Taymans
Tags : Diable et démons, Possession, Enfants tueurs

Casey Beldon est envahie par des rêves inquiétants, des visions étranges dans lesquelles apparaît continuellement un petit garçon aux yeux bleus éclatants. Après avoir été blessée au visage par le fils du voisin, Casey constate que ses yeux n’ont plus la même couleur. Atteinte d’hétérochromie, la jeune femme découvre en sus qu’elle avait un jumeau mort en couches. Les pièces du puzzle se mettent doucement en place grâce à sa grand-mère maternelle, Sofi Kozma, qui lui révèle l’identité du garçon démoniaque qui la hante…

Auteur adulé de comic books, David S. Goyer, également scénariste d’un nombre impressionnants de péloches fantastiques trépidantes telles que Dark city, Blade, The Crow ou plus récemment The Dark knight, signe avec Unborn son quatrième long métrage en tant que réalisateur. Marqué un jour par l’idée d’une personne hantée par son jumeau mort-né, le cinéaste imagine les répercussions psychologiques potentielles suite à cette expérience traumatisante pour le jumeau survivant. Un postulat qui fait son chemin dans l’esprit de Goyer qui se documente plus précisément sur le sujet. Des recherches qui l’amènent à découvrir l’horreur de l’Histoire et les stigmates laissés par certaines expériences scientifiques menées sur des cobayes enfantins. Durant l’Holocauste, sous le commandement de Mengele, des tortures sont infligées à des jumeaux juifs afin d’expérimenter une repigmentation de l’iris vers des teintes bleu azur conformément aux descriptions de la race aryenne dictées par le Führer. Un épisode crapuleux auquel sont mêlés des croyances traditionnelles juives, celles de Dibbouks, afin de pimenter l’ensemble avec une sauce ésotérique. Esprits malins qui restent attachés au corps des vivants, les Dibbouks s’investissent généralement dans le corps de ceux qui les ont trahis de leur vivant afin de posséder leur enveloppe charnelle. Deux sources, l’une historique, l’autre religieuse qui rivalisent d’horreur et suscitent assurément dans l’imaginaire collectif un sentiment d’inquiétante étrangeté.

Talentueux lorsqu’il est mis au service de cinéastes mais généralement moins convaincant quand il signe lui-même la réalisation de ses propres films (la destruction du mythe dans Blade trinity en atteste), Goyer fait pourtant montre avec Unborn d’une mise en scène certes scolaire mais irréprochable héritée autant des modèles du cinéaste que des horror flicks asiatiques qui pullulèrent à l’aube du siècle. Sorte de jalon entre L’Exorciste et Boogeyman, Unborn pèche surtout par l’incohérence de son propos qui prête d’emblée à sourire. Réinvestissant le thème récurrent des exorcismes et des possessions démoniaques, dont le métrage de Friedkin restera à jamais le modèle à égaler, le cinéaste n’évite d’ailleurs aucun poncif, injectant dans son métrage une kyrielle de scènes sans cesse rebattues qui résonnent dans l’imaginaire collectif. Des coprophages émergeant des toilettes dans une masse gluante et brunâtre (bon ap’ !) à la montée des escaliers par un tétraplégique à la souplesse d’un arachnide en passant par les sempiternels effets-miroir couplés au thème du döppelganger, Goyer emprunte çà et là aux classiques du genre et remise mécaniquement ces morceaux d’anthologie afin de poursuivre sa continuelle recherche de terreur. Montagne russe aux méandres prévisibles, Unborn use et abuse tant de ces artifices menant au sursaut qu’il devient en définitive une maison des horreurs gerbante menant davantage à la nausée qu’à l’effroi pur et simple, l’héroïne étant confrontée à chacun des endroits qu’elle explore à la figure fantomatique du descendant des spectres d’un Ju-On.

Visiblement miné par un classement PG-13, Unborn réduit son investigation nazie à quelques lignes de dialogue et une poignée d’images jamais poignantes. En lieu et place, le métrage se catonne à une répétition maladive des effets horrifiques qui gangrènent l’ensemble et, paradoxalement, nuisent au rythme de l’œuvre. Rempli de prétentions, Unborn est une nouvelle métastase dans le cancer filmique fomenté par Bay, Form et Fuller.


Critique de The Unborn - Morne et mort-né
Par : Chroniqueurs

Par Caligari

Tout d’abord, une précision s’impose. Non, ce The Unborn n’est pas un remake du film thaïlandais de 2003, réalisé par Bhandit Thongdee. Cette fois-ci, il n’y a que le titre que Hollywood a piqué, le reste sortant de l’imagination de l’auteur-réalisateur David S. Goyer. Ce qui n’empêche pas qu’on ait l’impression d’avoir vu ce film une bonne dizaine de fois auparavant.

Comme d’habitude, l’héroïne est une jeune et charmante personne, tourmentée par la mort tragique de sa mère dans un hôpital psychiatrique alors qu’elle n’était qu’une enfant, et qui arrondit ses fins de mois en faisant du baby-sitting. Jusqu’ici, tout va bien. Seulement voilà, le charmant bambin dont s’occupe la jolie Casey a quelques tendances psychopathiques. Et si ça ne flanquait déjà pas assez la trouille, Casey se met à avoir des visions d’un mouflet aux faux airs d’Oncle Fester de la famille Addams, qui lui annonce sur un ton d’enterrement qu’un certain Jumby veut venir au monde. Si on ajoute à ça une décoloration progressive de ses iris, on peut dire que Casey est dans ce qui s’appelle une mauvaise passe. Le spectateur aussi car le scénario (si, si, il y en a un) nous réserve plus d’une surprise… !

Le fameux Jumby, qui a une furieuse envie de pointer son nez dans le monde des vivants, n’est autre que… le jumeau mort-né de Casey ! Et c’est là que, du banal, le récit bascule dans le n’importe quoi. Car, à partir d’une base pareille, le sieur David S. Goyer va réussir, par une pirouette scénaristique dont il a le secret, à nous parler de l’eugénisme et du docteur Joseph Mengele. Ben oui, puisque le mouflet hallucinatoire est en réalité un jumeau diabolique génétiquement modifié par les nazis durant la seconde guerre mondiale. Tout se tient !

S’ensuit une série de péripéties qui n’apportent rien à l’intrigue, tout en la compliquant à l’extrême, et qui ne réussit qu’un exploit : endormir le spectateur. La seule véritable originalité du film réside dans le fait que le démon qui possède les corps et les âmes, le Dybbuk, soit issu de la mythologie juive et que l’exorcisme final soit pratiqué par un rabbin (quand même assisté par un prêtre catholique, pour les quotas…). Mais le plus surprenant est sans doute que ce rabbin soit interprété par Gary Oldman. A voir la mine déconfite du bonhomme dans ses quelques scènes, parcimonieusement étalées tout au long du métrage, on imagine aisément la genèse de sa participation au projet. Ça devait être une soirée pluvieuse d’automne, après une longue journée de tournage éprouvante sur le plateau de Batman Begins. Messieurs Oldman et Goyer devaient être accoudés au bar de leur hôtel, sirotant une bonne Pale Ale, et David disant à Gary : « Mais si, Gary, je t’assure, tu feras le rabbin et, à la fin, armé d’un vieux grimoire et d’une kippa, tu renverras Belzébuth sucer des eskimos en enfer. Ça va être génial ! ». Et Gary de répondre : « D’accord, David. Si tu le dis…. Mais, rassure-moi, c’est bien payé ? ». Certainement pas assez, vu le degré d’implication que semble accorder Oldman à ses probables cinq ou six jours de tournage.

Quant aux autres acteurs, Odette Yustman, que l’on avait pu apercevoir dans Cloverfield, met en avant ses talents naturels à plusieurs reprises, lors de scènes mémorables en sous-vêtements devant le miroir de la salle de bain, et Cam Gigandet, le vampire pas gentil du tout de Twilight, semble condamné à jouer les bad boys insipides durant, disons, trois ou quatre ans, avant de retomber dans l’anonymat.

Mais assez tapé sur les acteurs, qui, finalement, ne sont mauvais que parce qu’ils n’ont rien à se mettre sous la dent. Tout ici, semble écrit selon le petit manuel du parfait scénariste télévisuel et la réalisation, dont l’inventivité est à son point culminant dans les champ/contre-champ, est en parfait accord avec ça. Autant David S. Goyer peut – parfois – accoucher de choses valables en tant que scénariste (Dark City, Batman Begins), autant lorsqu’on lui met une caméra entre les mains, ça ne donne que le très dispensable Blade : Trinity ou encore le bien nommé The Invisible. Ici, Goyer, à la fois scénariste et réalisateur, est dans sa veine habituelle, c’est-à-dire médiocre, tout en ayant certainement des ambitions d’aller « plus loin que le genre » en charriant des thèmes comme l’eugénisme et la peur de la maternité. Cette ambition, qu’on peut aussi appeler prétention, ne rend le film que plus antipathique.

Dans la mouvance actuelle des films d’horreur hollywoodiens calibrés pour rapporter le double de leur budget en première semaine, The Unborn n’est pas dans le haut du panier. Pour les amateurs de sensations fortes, il est conseillé de se contenter de la contemplation de l’affiche, du meilleur aloi.


Critique The Unborn - Et vive l’avortement !
Par : Samuel Tubez

Qu’est-ce que c’est qui s’cache derrière ce satané miroir qui fait des bruits bizarres pendant la nuit ? Pourquoi donc que le petit fantôme il me harcèle quand j’uis dans mon pieu ou quand je cours près du bois ? Est-ce que le monsieur qui parle hébreu il pourra m’aider à retrouver mon beau regard de braise grâce à ses incantations exorcisantes ? Mais surtout : pourquoi que je montre mon cul devant tout le monde dans une affiche bien plus alléchante que l’histoire que j’ai à raconter ? Toutes ces réponses et bien plus encore se trouvent dans The Unborn, le nouveau film de David S. Goyer.

Casey Bell n’a jamais pardonné à sa mère de l’avoir abandonnée enfant. Mais quand des événements inexplicables commencent à se produire autours d’elle, elle comprend petit à petit la raison de cet abandon. Hantée par des cauchemars incessants, et traquée par un fantôme sans merci, son salut viendra de Sendak, un spécialiste du surnaturel, seul apte à mettre fin à son calvaire. Avec l’aide de Sendak, Casey découvre l’origine du mal dont est victime sa famille et qui remonte à l’Allemagne nazie - une créature capable d’habiter corps et objets et que chaque possession rend plus fort. Pour survivre à cette malédiction, Casey va devoir aller fermer une porte dans l’au-delà, une porte ouverte par un être qui n’a jamais vu le jour.

Voilà. Z’avez bien lu le résumé ? Z’avez bien maté le popotin sur l’affiche ? Bon ben, c’est bon, inutile de se taper les 90 minutes que durent The Unborn. Aucune surprise ne viendra vous chatouiller l’esprit, aucun effet de trouille ne parviendra à vous faire sursauter, aucun maquillage ou effet spécial ne vous impressionnera à la vision de cette histoire de fantôme saupoudrée d’exorcisme. Les influences sont jetées dans le récipient, mixées grossièrement et servies sans une once d’originalité. Parfois excellent scénariste (Dark City, Blade 2, Batman Begins) mais souvent bien piètre réalisateur (Blade Trinity, Invisible), David S. Goyer galère réellement à convaincre quand il touche lui-même à la mise en scène. Ici, son propre récit s’étouffe même dès la seconde bobine entamée et il rame véritablement jusqu’à un exorcisme final ridiculement mou. Vraiment pas grand-chose à sauver ici, donc, si ce n’est peut être une mignonne petite Odette Yustman (Cloverfield) qui semble y croire dur comme fer et la présence d’un pauvre Gary Oldman en mal de chèque. Houlàlà mes amis, que les temps sont durs !

Ce n’est pas avec The Unborn que David S. Goyer va enfin nous convaincre de ses talents de metteur en scène. Cousu de fil blanc, parcouru d’effets de trouille aussi futiles qu’inefficaces et pourvu d’un script qui s’essouffle bien trop rapidement, son film rentre directement dans la catégorie des pires films d’épouvante que l’industrie hollywoodienne peut nous pondre actuellement. Concentre-toi donc sur du scénar’ béton, Goyer, ça vaudra mieux pour tout le monde !


Commentaires sur le film

0 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

So fresh ! dédicasse a ma zum² =P

22 mars 2009 à 21:03
To born or not to born

1 etoiles

Grosses ficelles, plagiat éhonté de quelques-uns des meilleurs clichés carpentériens (Goyer ne se donne même pas la peine de nous faire croire à des clins d’oeil), Gary Oldman à l’affiche mais peu présent à l’écran... Unborn traine de grosses casseroles, sans qu’on puisse dire qu’il est mal torché. Peut avoir droit de citer pour un dépucelage de genre.

9 décembre 2013 à 09:12 | Par Fred Bau

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