Critique de film

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Tremors

"Tremors"
affiche du film

Perfection, Californie. Le bled absolu, isolé avec sa poignée d'habitants folkloriques et arriérés. Val et Earl sont les bons à rien et les hommes à tout faire de ce trou à rat. Quand des vers gigantesques et tentaculaires, surgis d'on ne sait où, attrapent toutes les créatures vivant à la surface pour les dévorer, devinez qui va s'y coller ? Acculée sur les toits, coupée du monde, façon western, la population est condamnée au moindre mouvement.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Tremors - Les Dents de le terre
Par : Damien Taymans

Venu tout droit du monde du documentaire, Ron Underwood tente depuis quelques années de voir aboutir un projet qui lui tient à cœur, d’autant qu’il a été édifié par deux amis, Brent Maddock et Steve Wilson, auteurs du script de Short circuit et de sa suite. L’idée originelle appartient à Steve Wilson (qui réalisera d’ailleurs les deuxième et quatrième épisodes) qui, alors qu’il se trouve en plein désert californien, s’assoit sur un rocher et se demande ce qui pourrait l’empêcher de se lever. Griffonnée sur un bout de papier, l’idée se développe et prend la forme d’un scénario soumis à plusieurs sociétés de production qui toutes refusent. En 1989, la rencontre avec Gale Anne Hurd, productrice de Terminator, d’Aliens et d’Abyss, trois chefs-d’œuvre de la SF signés James Cameron, met un terme aux infructueux quémandages d’Underwood auprès des studios. Le projet prend finalement corps. Le tournage prend place dès le mois de mai au large de Lone Pine, Californie, dont les étendues désertiques ont servi de décor à d’illustres westerns comme La conquête de l’Ouest (1962) de John Ford, Henry Hathaway et George Marshall ou Joe Kidd (1972) de John Sturges. Ce qui devait à la base être un film à petit budget puisque traitant d’un monstre souterrain, donc invisible, devient finalement, sous l’égide des studios Universal, une production consistante dotée d’un budget avoisinant les 12 millions de dollars.

La petite ville de Perfection (quatorze âmes au dernier décompte) est un lieu isolé entre montagnes et étendues désertiques, en plein Nevada. Récemment arrivée dans la région, la sismologue Rhonda LeBeck découvre d’étonnants relevés sur son sismographe. De leur côté, les inséparables Val et Earl, décidés à quitter cette ville minable qui ne leur offre que peu d’opportunités voient leur route juchée de cadavres. La raison de cette considérable baisse de la démographie se trouve sous terre : une créature extraterrestre, garnie de tentacules, qui bouffe tout ce qui s’en approche...

Sous ses atours frivoles, Tremors cache en réalité un véritable amour pour les œuvres de science-fiction des années 50, dans lesquelles l’humour n’avait que peu de place, suscitant bien souvent malgré elles un comique bien involontaire. Le film d’Underwood tire le meilleur des productions « maccarthystes » et « atomiques » de l’époque, se basant sur un scénario solide constitué de multiples rebondissements, ce qui permet au rythme de ne jamais faiblir. Rappelant des productions comme Le blob ou Des monstres attaquent la ville, Tremors répond à la lettre aux mécanismes d’une trame infaillible : quelques disparitions étranges, un ennemi invisible, des traces de son passage (les relevés du sismographe) et une armada de fortune qui se constitue pour se défendre de cet ennemi en apparence invincible. Seule différence – et pas des moindres – avec les productions 50’s, les forces militaires n’interviennent jamais et les personnages ne peuvent se fier qu’à leurs propres compétences pour se sortir de ce cauchemar ensablé. Libéré de la pression gouvernementale de l’époque, Tremors se permet même d’insérer quelques touches comiques (Chang commercialise le cadavre du monstre, offrant aux visiteurs de poser à ses côtés pour une photo-souvenir) devenues depuis indissociables de l’horreur et de la SF de série B.

Les effets spéciaux convaincants, conçus pour une grande part en effets réels, et les nombreuses touches d’humour qui parsèment l’oeuvre font de ce Tremors un petit bijou de la SF. Jamais prétentieux, le métrage déroule sur un rythme trépidant des situations plus cocasses les unes que les autres.


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