Critique de film

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Terror (The)

"The Terror"
affiche du film

André Duvalier, jeune officier des armées napoléoniennes en déroute, est sauvé par une mystérieuse jeune femme quâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The Terror - Du bon gothique !
Par : Quentin Meignant
Tags : Possession, Sorcellerie

Roger Corman fait office de véritable épouvantail du petit monde de l’horreur avec, à son actif, 55 réalisations en 35 ans et, surtout, près de… 400 productions, la plupart par le biais de sa boîte de production AIP. Spécialisé dans la SF ringarde (Voyage sur la planète préhistorique, It conquered the World,...) et passionné par l’œuvre du grand Edgar Allan Poe (La chute de la maison Usher, The Pit and the Pendulum, L’empire de la Terreur,…), Roger Corman, tantôt considéré comme génie, tantôt comme tâcheron, n’a jamais rechigné à la tâche, produisant à moindre prix des produits dans l’air du temps. Ainsi, après le succès de La chute de la maison Usher, la firme AIP se cantonna essentiellement dans des œuvres gothiques. Parmi celles-ci, The Terror est sans doute la plus connue puisqu’elle bénéficia de l’apport de futurs grands noms du cinéma, alors désireux de se lancer dans le grand bain. Toujours motivé par la découverte de nouveaux talents (qui lui coûtent moins chers que des acteurs et techniciens aguerris), Corman s’entoura ainsi notamment de Francis Ford Coppola et Jack Nicholson pour proposer, avec The Terror, l’histoire d’un soldat français, Andre Duvalier (Jack Nicholson) obnubilé par une mystérieuse jeune femme. Son enquête le mène tout droit au château de l’énigmatique Baron von Leppe.

L’aventure commence d’emblée par une séquence mystérieuse où Jack Nicholson se retrouve face à une jeune fille bizarre qui apparaît et disparaît. La plage où se déroule l’action ancre déjà le récit dans le gothique, de même qu’une musique particulièrement grandiose en parfaite adéquation avec le jeu de l’acteur principal. Ce dernier fait déjà montre d’un talent extrême, usant de ses célèbres mimiques pour mener un récit fluide et énigmatique. Rarement chez Corman une intrigue n’avait si bien planté ses bases et c’est dès lors tambour battant que le scénario se dirige vite vers le château du Baron von Leppe, incarné par un Boris Karloff une nouvelle fois au sommet de son art, centre de l’action. Des décors d’une remarquable efficacité, évoquant Le corps et le fouet bavien tourné deux ans plus tard, offrent au métrage une toute-puissance thématique extrême. Malheureusement, après avoir présenté les lieux avec force de détails, l’œuvre s’enlise quelque peu, victime d’un script inégal ne profitant pas le moins du monde de la belle brochette d’acteurs réunis. Dès lors, Les clés du mystère se dévoilent petit à petit avec une certaine indifférence, alliant la magie noire au mythe de la réincarnation. Sans aucun fondement véritablement original, le final, long d’une bonne vingtaine de minutes, se déroule dès lors de manière convenue et avec une indicible naïveté, Corman ne parvenant jamais à tirer la quintessence d’un twist intéressant.

La déception est donc au rendez-vous dans un final pénible de bout en bout. Mais, qu’à cela ne tienne, voir une production Corman réunir des acteurs aussi brillants et développer un tel sens des décors et de la bande originale, cela tient déjà de la gageure ! The Terror reste donc une curiosité à découvrir pour sa première partie, modèle de ce que l’on peut attendre d’une bonne œuvre gothique.

Commentaires sur le film

3 etoiles

Quelques longueurs, avec parfois ce qu’on pourrait appeler un manque de clarté et/ou de fluidité.
Cependant, il émane de ce film une certaine ambiance que j’apprécie particulièrement, Duvalier nous rappelant par moments (lorsqu’il parcours le chateau) un certain Jonathan Harker.
Une sorcière, un chateau gothique, un exterieur romantique, une belle jeune femme revenue du pays des morts, un vieux comte et son serviteur, une crypte... tout un lexique à la fois kitsch et adorable qui fait tout le charme du film, car oui on aime tout ça et on en redemande, même si ça implique des scènes ridicules (un aigle qui attaque Nicholson dans l’eau) et quelques incohérences.
Et évidemment il reste le plaisir de voir apparaître le vieux karloff, le jeune Nicholson, et un certain coppola au générique.
Si vous aimez les faux raccords, l

26 février 2010 à 20:02 | Par Nhoj

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