Critique de film

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Territoire des Morts (Le)

"Land of the Dead"
affiche du film
  • Année de production : 2005
  • Réalisateurs : George A. Romero
  • Scénaristes : George A. Romero
  • Acteurs : Simon Baker, Asia Argento, Dennis Hopper, Robert Joy, John Leguizamo, Boyd Banks
  • Musique : Reinold Heil, Jonnhy Klimek
  • Genre : Horreur – Morts-Vivants
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h33
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Nominé au Saturn Awards 2006 comme Meilleur film d'horreur et Meilleur montage Nominé au Directors Guild of Canada 2006 pour Meilleur son, Meilleure image, Meilleur production Nominé aux Empire Awards 2006 (Grande-Bretagne) comme Meilleur film d'horreur Nominé aux Teen Choice Award 2005 comme Meilleur film de l'Eté

Les morts-vivants ont pris le pouvoir et les quelques survivants sont confinés dans une ville-refuge. L'anarchie prédomine dans les rues pendant et certains ne sortent plus de buildings fortifiés. Cependant, un groupe de personnes tentera de se sortir de cette vie sans issue pendant que les zombies, normalement amorphes, évoluent vers une race de zombies hyper agressifs.

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Les critiques à propos de ce film

Le territoire des morts - Une bonne critique...
Par : Quentin Meignant
Tags : Zombies

On pourrait s’attendre, à en lire ces lignes, à un nouveau remake de la part de Romero mais une fois de plus, ce réalisateur de génie a pris le parti de nous surprendre et de nous époustoufler ! Contrairement à L’armée des morts qui est une copie conforme du chef d’œuvre Zombie, Le territoire des morts innove et se pose en modèle du genre !

Bien loin des poncifs habituels, le film se démarque du « bête » film de zombie comme l’avait fait en leur temps Zombie, Le jour des Morts-Vivants ou encore La nuit des Morts-Vivants. L’œuvre est complète : nous avons de l’horreur, du gore mêlés à une critique acerbe de la société et de la nature humaine. Ainsi, ce pamphlet contre la société est tourné de manière à ce que le spectateur éprouve plus de sympathie et de pitié envers les zombies qu’envers son propre peuple. Ce pari est réussi avec brio par ce magnifique réalisateur. Il nous en fait arriver à un point tel que nous nous mettons à haïr cette société qui est pourtant celle qui nous a fait devenir ce que nous sommes aujourd’hui.

Si l’on se réfère à l’œuvre de Romero, nous nous rendons vite compte qu’en fait, nous ne sommes rien et que notre individualisme et la structure de notre civilisation elle-même nous perdra tous ! L’ami (un véritable ami qui comble nos soirées) George dénonce à tour de bras dans ce film toutes les inégalités, toute la cupidité présente en chacun de nous. Il appuie cet état de fait en nous présentant une réplique parfaite de la getthoïsation de nos cités. Les riches vivent dans de grandes tours fortifiées (Le Green), apparemment inattaquables, qui sont équipées et décorées avec le meilleur goût et la plus grande richesse qui soit. Et pendant ce temps, le populace reste dans la rue, aux abords du Green, à la merci du froid et des attaques (jusque là rares) de zombies. Tout ceci n’est pas sans rappeler la création de bidonvilles dans certains pays et de « cités dortoirs » dans d’autres !

Toujours est-il que Romero ne s’arrête pas là puisque dans la deuxième partie du film commence très clairement la chasse à l’humain. Une chasse jouissive, on prend plaisir à voir ces zombies (de plus en plus humains, contrairement aux « vrais » hommes) massacrer ces « saletés d’humains ». La scène qui restera sans aucun doute la plus réjouissante du film est celle de la mort du grand chef humain, le détestable Kaufman (Dennis Hopper). En parlant de notre ami Dennis (Massacre à la tronçonneuse 2), il joue à merveille ce rôle de grand patron complètement obnubilé par le pouvoir et l’argent. La prestation des autres acteurs est également très impressionnante. Ainsi, nous décernons sans hésiter 5 étoiles à la magnifique Asia Argento, qui joue avec une justesse peu commune. Ceci est bien la preuve, si certains en avaient encore besoin, que nous avons à faire à une actrice de grand talent, qui ne profite pas du nom de son père et dont on entendra encore bien souvent parler.

De plus, cet excellent casting est aidé à merveille par des dialogues léchés, une photographie superbe et une bande son magnifique. Pour le reste, les maquillages sont excellents comme à l’habitude du plus grand réalisateur de films de zombies. Ajoutons à cela une pincée d’humour et un très bon montage et nous obtenons un film phare du genre.

A voir et à revoir sans modération !


Critique de Land of the dead - Zombie for president !
Par : Samuel Tubez

Vingt ans après Le Jour des morts-vivants, Romero revient à ses zombies chéris pour signer le quatrième opus de sa saga. Une longue période durant laquelle l’artiste livre une perle noire plus proche du drame que du film d’horreur (Incidents de parcours), réalise quelques petites séries b qui ne marcheront pas (La part des ténèbres, Bruiser) et accumule les rendez-vous manqués. Mais la prolifération d’émules du genre (Resident Evil, 28 Days later et surtout le remake de Zombie, L’armée des morts) le ramène sur le devant de la scène. Pourvu d’un budget de 15 millions de dollars (le plus important de sa carrière), le maître peut alors donner la leçon à ses concurrents.

Le monde appartient désormais aux morts. Ou presque. Au centre d’une cité dévastée, se dresse une forteresse où règne Kaufman, un capitaliste impitoyable. A son service, un commando de mercenaires approvisionnent la ville fortifiée et la protègent de zombies de plus en plus organisés et décidés à reprendre leur cité. Mais la politique et les méthodes de Kaufman ne plaisent pas à tous et certains de ses hommes ont décidés de voler le Dead Reckoning, un véhicule blindé lourdement armé, afin de le menacer de détruire sa cité-bunker…

Land of the Dead tranche immédiatement avec ses prédécesseurs. Scope flamboyant, décors apocalyptiques d’envergure, esthétisme léché, utilisation d’acteurs connus et apparition d’effets numériques, le film de Romero justifie son budget et respecte son mode de production. Si visuellement c’est splendide, on perd toutefois le réalisme des précédents opus. De même, l’interprétation des comédiens, loin d’être exécrable, manque de manière générale d’authenticité. On y trouve avec plaisir certains physiques et visages impayables (John Leguizamo, Asia Argento, Dennis Hopper), mais ce n’est plus le même qu’avec ces acteurs anonymes d’antan, nettement plus convaincants. Pour faire plaisir aux amis et aux fans, le casting multiplie aussi quelques clins d’œil : Simon Pegg et Edgar Wright, les auteurs de Shaun of the Dead, interprètent des morts-vivants dans une scène et Tom Savini joue un « Machette Zombie ». Amusant.

Tout le mordant du film se situe quant à lui dans le portrait de zombies davantage pathétiques et organisés face à des humains barbares (voir les jeux dans les arènes) et remplis de cupidité. L’écart entre les vivants et les morts se creuse de plus en plus et les vrais mauvais ne sont plus ceux qui bouffent les chairs. Ecrit avant les évènements du 11 septembre, le scénario de Romero n’a guère enchanté les producteurs à l’époque mais, plus d’un an après, le script du maître avait évolué, le transformant alors en véritable miroir de son époque. La métaphore politique pointe à nouveau le bout de son nez, et elle s’avère plus prégnante que jamais.

Comme tout bon zombie movie qui se respecte, Land of the Dead est aussi sacrément gore. Orchestré cette fois par Howard Berger et Greg Nicotero, les effets spéciaux font toujours la part belle à la tripaille en pagaille ainsi qu’aux grosses effusions de sang. Le design même des morts-vivants lorgne désormais davantage vers les comics, et pour cause, c’est le talentueux illustrateur Bernie Wrightson qui a dessiné la plupart des créatures. Notons également que certains plans numériques font leur apparition (une première chez Romero), comme lorsqu’un prêtre zombie dont la tête pendouille tente de mordre un vivant. De la diversité, du sang, des boyaux, de la rate et du cerveau ! Y a bon !

Longtemps après Day of the Dead, on retrouve avec beaucoup de plaisir tout le mordant des œuvres zombiesques estampillées George Romero, à savoir essentiellement le gore débridé et la satire sociale. Mais le fait d’être dans une production plus importante n’a pas véritablement laissé le temps au cinéaste de peaufiner son film comme il l’aurait voulu. Pas grave cependant, l’essentiel est là et Land of the Dead surpasse la plupart des autres films de zombies de son époque. Comme quoi être un maître du genre, ça ne s’improvise pas.


Oeuvres liées :

La nuit des morts-vivants (1970)
Zombie (1978)
Le jour des morts-vivants (1986)

Commentaires sur le film

Dead can dance !!!!

4 etoiles

Sacré Georges... Un film classique mais bourré de petits messages anti-conformistes à la Roméro !
Dommage qu’il ne s’attarde pas davantage à la vie dans la "cité" et s’attache à l’utilisation parfois abusive du véhicule blindé et des guns en tout genre...
Mais le maître reste le maître ... C’est excellent !

25 août 2011 à 09:08 | Par bulldog

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