Critique de film

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Terreur sur la ligne

"When a stranger calls"
affiche du film

En pleine nuit, un dangereux psychopathe harcèle une baby-sitter par d'incessants coups de téléphone.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de When a stranger calls - "Mais que voulez-vous à la fin ?" "Etre recouvert de ton sang !"
Par : Gore Sliclez
Tags : Serial killer

En 1979 sortait un film qui allait inspirer bon nombre de réalisateurs à commencer par Wes Craven lui-même pour son premier opus de la trilogie Scream. When A Stranger Calls est l’unique film culte du discret réalisateur Fred Walton pour qui cette œuvre sembla sonner le glas en plus d’une notoriété apparemment mal gérée puisque le reste de sa carrière ne sera plus qu’une accumulation de références, d’inspirations et d’hommage à son film phare. Un peu comme un Tobe Hooper à la recherche de son prochain chef-d’œuvre depuis Chainsaw.

Une jeune étudiante, baby-sitter à ses heures, se rend chez les Mandrakis pour surveiller les enfants. La nuit s’installe et Jill (Carol Kane, 27 ans à l’époque) semble à l’aise dans la vaste villa. Soudain, la sonnerie stridente du téléphone résonne. À l’autre bout de la ligne une voix d’homme : « Êtes-vous allée voir les enfants ? » puis celui-ci raccroche. Un fou, sans doute, pense Jill. Deuxième sonnerie et la même question : « Êtes-vous allée voir les enfants ? ». Des bruits dans la maison. Pas moins de sept coups de fil au 555 23 68 brisent le silence et à chaque sonnerie c’est la peur qui monte d’un cran. Doucement, lentement le doute, une tension et enfin la terreur s’installent dans le cœur de Jill. « Mais que voulez-vous à la fin ? » « Être recouvert de ton sang !! »

Rythmé par une musique terrifiante, des plans séquences astucieusement distillés et un montage génial, le premier quart d’heure de When A Stranger Calls est tout simplement un moment d’anthologie du cinéma d’angoisse qui aura marqué plus d’une génération à sa sortie.
Le film semble monté en trois parties inégales. L’introduction chez les Mandrakis, l’enquête obsessionnelle de l’inspecteur Clifford (Charles Durning) et enfin sept ans plus tard chez Jill Johnson devenue mère… de deux enfants.

Tout le long de son film, Fred Walton prend le temps de nous présenter le portrait psychologique d’un homme tourmenté, profondément malade et dangereux. Remarquablement interprété par Tony Beckley, qui devait décéder un an plus tard d’un cancer, Duncan fait pitié et peur à la fois. « Je n’existe pas. Je ne suis pas né » hurlera-t-il à la face de ce monde qui le rejette et ne le comprend pas manifestant sa colère et sa folie dans des actes crapuleux.

Aborder dans les années septante la mort d’enfants, la loi du Talion ou encore le port d’arme à domicile (riot gun quand même) ne choquait pas comme maintenant où le politiquement correct censure des faits de société aussi délicats. Une décennie audacieuse qui verra également la sortie du film Black Christmas en 1974 où là aussi un psychopathe terrorise à coups de fil stridents un jeune couple dont la très jolie Olivia Hussey.

Fred Walton n’a donc rien inventé au niveau scénaristique mais offre néanmoins une œuvre dense, intelligente, pesante où s’alternent merveilleusement le film d’angoisse et le drame psychologique. Et si la partie centrale du film, plus faible, permet au spectateur de reprendre son souffle, le final quant à lui remonte le niveau d’adrénaline à son maximum. Un film à montrer dans toutes les écoles de cinéma assurément.


Oeuvres liées :

Terreur sur la ligne (2006)

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