Critique de film

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Telling (The)

"The Telling"
affiche du film

Dans cette anthologie d'horreur, trois jolies étudiantes se réunissent dans leur dortoir et doivent chacune leur tour raconter une histoire terrifiante. La première conte celle de Dollface un thriller psychologique où une jeune femme est persuadée que la poupée que l’on vient de lui offrir est bien vivante. La deuxième fait le récit de Crimson Echo dans lequel une ex-star de cinéma doit, pour survivre, accepter de tourner dans un B-movie se déroulant en Europe Centrale en compagnie de morts-vivants Et la dernière dépeint une histoire de chasse à l'homme : Prank Call qui tourne autour de trois jeunes femmes témoins téléphoniques d’un meurtre poursuivies par le meurtrier. Pendant ce temps, sur le campus, un inconnu s'attache à reproduire ces crimes...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The Telling - Un playboy aux enfers
Par : Damien Taymans

Décidément, le Lapin aux grandes oreilles ne sait plus où donner de la quenotte pour diversifier ses activités. Papy Heffner prête, le temps d’un tournage d’un film d’horreur sous la houlette de Nicholas Carpenter (aucun lien de parenté !), ses nunuches à lo-loches et son palace privé. Deux créatures de The Girls next door (télé-réalité conçue pour Ricains voyeuristes dans laquelle les playmates dandinent du croupion comme elles peuvent pour offrir au mollusque d’Heffner un semblant de raideur), Holly Madison et Bridget Marquardt embarquent dans ce train-fantôme prévoyant trois escales. L’introduction permet au spectateur de pénétrer (ah ben quand même !) dans un nid de bombasses réunies sous le label de la sororité Beta-Gamma-Kappa-Omega-Tralala qui organisent un casting final pour choisir la prochaine potiche à rejoindre leurs rangs. Les Reines Mages apportent chacune une gâterie (décidément), offrandes adressées aux prêtresses qui détiennent le pouvoir décisionnel quant à leur accession au club des gourgandines à balconnets. Mais une ultime épreuve les départagera : elles doivent se soumettre au supplice du feu de camp et conter une histoire effrayante...

Première étape : Dollface et sa traditionnelle poupée tueuse. Incapable de se hisser ne serait-ce qu’au niveau des productions zèdardes de l’écurie Full Moon, ce segment recycle tout de même des dizaines de créations s’illustrant dans le même registre, pompant un peu de La Quatrième dimension, empruntant sa poupée aux répliques graveleuses à la franchise Child’s play et optant continuellement, faute d’inventivité et de savoir-faire, pour le hors-champ.

Sinon intéressant au moins intrigant, le deuxième arrêt nous propulse avec Crimson Echo dans un segment old school à tendance onirique. Dans celui-ci, une actrice dans le rouge se laisse tenter par le tournage d’une œuvrette horrifique et se retrouve à siroter de l’absinthe avant de plonger dans un cauchemar éveillé où gesticule une succube topless munie d’un fouet et une pléiade d’invités bicentenaires. Ne surnage dans ce gloubiboulga recourant à un classicisme bancal (vieux manoir, évocation de Bela Lugosi, invités dont le visage est caché par un loup) que la séquence fantasmagorique où se côtoient imagerie SM (la diablesse et son martinet) et musique mélo.

Dernière étape en gare du slasher via Prank Call dans lequel un psycho-killer menace trois amies qui cohabitent, pour reprendre le cri d’amour du crapaud, sous le même toit. Soit dit en passant, les donzelles ont un peu tenté le diable en reprenant le gimmick de Scream et en taquinant le quidam à coups de blagues téléphoniques. Bien mal leur en prit puisque leur deuxième interlocuteur se fait sauvagement assassiner alors qu’il est toujours en ligne... quelques secondes plus tard, le meurtrier les contacte et leur promet une belle éviscération en une seule prise. L’atmosphère tourne aussi vite que la mayonnaise : la parano s’installe et les protagonistes jouent les vraies (ou fosses ?) sceptiques avec tous les mâles qui cognent à leur huis jusqu’au carnage final finalement très anecdotique.

The Telling, malgré ce qu’annonce son titre, n’a pas grand’chose à raconter et, en outre, le fait plutôt mal. Finalement, cette anthologie playmatisée ne se distingue des autres florilèges horrifiques que par la médiocrité monocorde de son contenu : nul segment ne prend le pas sur l’autre, tous recyclant des thématiques redondantes du cinéma d’horreur sans ajouter quoi que ce soit d’inventif.


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