Critique de film

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Skinwalkers

"Skinwalkers"
affiche du film

Deux gangs de loups-garous sont informés par la lune qu'une ancienne prophétie va bientôt se réaliser. Un jeune garçon nommé Timothy, qui va bientôt fêter ses 13 ans, n'est pas au courant que cet anniversaire marquera sa transformation. Timothy a été élevé par sa mère, Rachel, sa grand-mère, son oncle Jonas, sa cousin Katherine et le petit ami de celle-ci, Adam. Rachel et son fils ne savent pas que le reste des membres de la famille sont de bons loups-garous qui veillent sur Timothy depuis sa naissance. Timothy, né d'une union entre des membres des deux gangs de loups-garous, déterminera le destin de la famille: Varek, Zo et Sonya, leaders du gang opposé qui célèbrent leur condition et leur soif de sang, sont prêts à tuer pour préserver leur vie, et déterminés à trouver Timothy, qu'ils considèrent comme un des leurs.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Skinwalkers - Une psychanalyse de Jacques Lycan
Par : Damien Taymans
Tags : Loups-garous

Les loups-garous sont des éléments légendaires du bestiaire fantastique. Leurs dents acérées et leur pelage hirsute attirent nombre de réalisateurs qui tentent, de décennie en décennie, de revisiter le mythe pour offrir aux spectateurs une relecture contemporaine ou originale capable de les émoustiller et de leur rappeler qu’il faudra bel et bien compter sur ces damnés lycanthropes. Dernièrement, nous avons eu droit à quelques variations sur le thème comme Ginger Snaps (excellente paraphrase lycanthropique de l’adolescence où l’on apprenait joyeusement que les femmes peuvent être aussi poilues que nous), Underworld (film d’action fantastique qui réunissait vampires et loups-garous et donnait aux uns et aux autres une texture savoureuse), Dog soldiers (hommage pas toujours bandant mais drôle à souhait de Neil Marshall) ou encore le pas fameux (c’est un euphémisme) Cursed (où l’on se rendait compte que Christina Ricci a parfois un poil dans la main).

Et voilà que naît Skinwalkers, le nouveau film de Jim Isaac (Jason X) qui nous ressert à sa sauce un nouveau point de vue sur ces bêbêtes qui se métamorphosent lors des pleines lunes. Lorgnant du côté des Terminator et autres Star Wars, le réalisateur nous offre une énième variation sur le thème du gamin rédempteur chargé de mettre en pièce dès l’âge de ses 13 ans le terrible sortilège qui frappe les loups-garous. En sus de cette idée très convenue, Skinwalkers accumule les reprises en empruntant à tous les films du genre des clichés monstrueux dont il parsème son intrigue, histoire de rappeler au mécréant de moins de 14 ans qu’on est bien dans une histoire de créatures qui, dès la lune pleine, se transforment en grosses peluches aux dents et aux griffes plus tranchants que la normale. Plus ennuyeux, le métrage souffre d’un manque cruel d’horreur, ne déversant que de trop rares gouttes de sang et ne s’épanchant jamais dans le gore. C’est que ce Skinwalkers estampillé PG-13 correspond davantage à un film pour ados boutonneux que pour cinéphiles complets.

Alors, me direz-vous, quel intérêt à mater une telle pellicule puisqu’elle ne consiste qu’en un amoncellement sans vie de lieux communs ? Ben, c’est justement là qu’il faut prendre des pincettes. Car si Skinwalkers est blâmable pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, le métrage ne mérite aucunement d’être critiqué pour une quelconque inertie. Au contraire. Skinwalkers est un film qui bouge et qui vit. Skinwalkers virevolte au rythme effréné des gunfights qui jaillissent ci et là dans l’œuvre. En réalité, le métrage appartient davantage au genre western qu’au domaine horrifique. Empruntant au Vampires de Carpenter et au Une nuit en enfer de Rodriguez leur énergie sans pareil et leur style road movie texan, le métrage de Jim Isaac se fait un vibrant hommage aux westerns psychologiques en donnant en sus à son intrigue une tournure dramatique extrêmement bien dépeinte (la splendide Rhona Mitra convaincante en mère protectrice aux allures de Sarah Connors).

Skinwalkers est en définitive un mélange aux accents épiques de deux genres opposés, le fantastique et le western. S’il ne brille pas par son côté horrifique pourtant coutumier des films de lycanthropes et s’il accumule les lieux communs au point de provoquer l’ennui, il se rattrape de fort belle manière grâce à son rythme trépidant et à son discours fondamentalement humain et honnête.


Critique de Skinwalkers - Pour les amateurs de Lorenzo Lamas...
Par : Gore Sliclez

Réalisateur peu prolifique aimant citer du Cronenberg à tout va et auteur notamment de deux suites navrantes (The House III et Jason X), James Isaac est le genre de réal pantouflard et peu créatif que l’on va chercher en dernier recours pour alimenter un marché vidéo destiné directement aux ados ayant du pop-corn à la place du cerveau.

Et c’est tout à fait le sort que réserve une nouvelle fois celui-ci à son dernier film Skinwalkers. Un film qui raconte une légende Navajo dans laquelle un jeune enfant de mère humaine et d’un père skinwalker (sorte de loup-garou) devra mettre un terme à la course sanglante de dissidents assoiffés de sang et devenus dépendants de chair humaine.

Et voici notre gamin, protégés par Mamy, Tonton, la cousine Kathe et le vieux guerrier navajo qu’on a sorti de la réserve pour la bonne cause, qui se retrouve en famille sur la route dans un vieux car blindé et déglingué, tentant d’échapper aux récalcitrants de la race lycanthrope juchés sur leurs Harley, les lunettes clinquantes, la veste Sonny Crocket du dernier cri et un regard porté sur l’horizon aussi intense et profond que celui de Lorenzo Lamas dans le Rebelle.

Avant de s’endormir au bout d’une demi-heure on se souviendra vaguement de combats de rues façon western (enfin c’était la volonté du moins), de personnages sanglés se débattant comme des fouines prises au piège et de loups-garous au graphisme très cheap et déjà (trop) vus ailleurs.

Une mise en scène stéréotypée et bâclée et certains acteurs peu charismatiques (là Jason Behr concurrence Lorenzo) viennent achever définitivement tout intérêt pour ce Skinwalkers qui ne révolutionnera pas le cinéma lycanthrope loin de là.

Toujours parmi ces acteurs on appréciera néanmoins les présence de la jolie Rhona Mitra à la poitrine décidément multidimensionnelle, du pourtant très bon Elias Koteas (Zodiac) ou encore Natassia Malthe, Typhoid dans Elektra.

Un PG-13 sans surprise et gentil tout plein qui aurait pu encore intéresser il y a une dizaine d’années sans doute mais qui maintenant souffre terriblement de la comparaison avec ses prédécesseurs comme Underworld, Dog Soldiers ou autres films du genre.

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