Festival de Sitgès

Sitgès 2011 - Episode 8

Kill List, The unliving, A lonely place to die

Après m’être couchée la veille à 6h du matin, c’est sans peine que je dors jusque midi. Sur la route, direction le Mélia, on profite de s’acheter le petit déj’ en chemin. Le temps de prendre les billets pour la journée et un café, me voilà déjà en salle pour voir Kill List de Ben Wheatley. Dur, dur de commencer sa journée avec un tel film et je vois quelques-uns de notre équipe quitter la salle. Le film n’est pas foncièrement mauvais mais a beaucoup de peine à démarrer et de la peine à trouver un bon rythme, c’est d’ailleurs fort dommage car, le jeu des acteurs nous donne envie de voir quelque chose de plus explosif. C’est déçue de mes petits britishs que je sors de la salle et profite que mes comparses partent à la projection de Red State pour rédiger (j’avoue je n’ai pas eu de billet) et regarder la fin de The Innkeepers.

Je profite en plus de cette longue pause pour me balader dans Sitges et admirer cette petite ville que j’aime tant. Bon, je l’avoue, je suis surtout allée faire du shopping de geek. La balade finie, c’est retour direction le Mélia où je retrouve toute ma petite équipe et ensuite direction leur villa pour un barbecue sous un ciel menaçant. Beaucoup de verres de vin, et pas mal de cafés plus tard, on reprend ensemble la direction du Mélia pour la dernière séance de la journée à 1h du matin. Mais avant de vous parler de cette projection, il me faut vous parler d’un court-métrage suédois qui vaut le détour et que j’ai oublié de citer hier. The Unliving de Hugo Lilja parle de la contamination des êtres humains par un virus qui les transforme en zombies. Ces mêmes zombies que l’on lobotomise et utilise comme main-d’œuvre dans l’industrie et l’agriculture. Très bien réalisé et monté, avec un scénario original, un bon jeu d’acteurs et de très bons effets, on ne s’étonne même pas que ce court fût récompensé aux dernières Berlinales.

Bon, retour à la projection d’hier soir avec, avant le film, trois courts-métrages. On commence avec un court-métrage canadien appelé Suffer réalisé par Kimani Ray Smith. Sans grande prétention, mais très bien réalisé et chorégraphié, je regrette un peu le manque de scénario, où l’unique morale est de ne jamais aider une inconnu sexy…c’est mortel. Dirty Silverware est le deuxième court de la projo et est réalisé par Steve Daniels. On nous raconte l’histoire des ustensiles de cuisine uniques et dépareillés que nous avons tous dans nos tiroirs. Un nouveau mythe urbain raconté avec beaucoup d’humour et une bonne dose de fraicheur. C’est vraiment avec plaisir que l’on assiste aux 17 minutes de ce court très bien réalisé, avec une bonne musique et un scénar’ d’enfer. Enfin, le dernier court de la soirée, Sons of Chaos, du français Mathieu Turi, qui même avec un petit budget aurait pu faire bien mieux. Sur une terre où l’air est devenu toxique, un jeune homme passe des tests pour devenir un Protecteur. Scénario sans fond, réal médiocre et photo horrible : la créature la plus ridicule jamais vue rajoute le dernier coup de massue à ce court. La preuve que des fois il ne suffit pas de tourner dans un milieu post-apo pour faire du fantastique mais qu’il faut une base solide derrière pour créer un univers crédible. Malgré cette mauvaise note finale, les courts de la projo m’ont mise en appétit et je me réjouis encore plus pour ce dernier film, A Lonely Place to Die de Julian Gilbert. Du grand, du beau et du très fort, facile à dire que je sors boostée et fière de mes petits britishs après cet incroyable film. Il est 4h du matin et bien l’heure de rentrer se coucher pour être en forme demain pour la Zombie Walk !

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