Critique de film

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Sharkansas Women's Prison Massacre

"Sharkansas Women's Prison Massacre"
affiche du film

Lors d'un tremblement de terre, la croûte terrestre est fracturée libérant d'énormes requins préhistoriques sous l'Arkansas. C'est malheureusement exactement à ce moment que 4 bimbos décident de s'évader de prison.

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Trailer - Sharkansas Women’s Prison Massacre (2016)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Sharkansas Women’s Prison Massacre - Gang de requins
Par : Damien Taymans

Quelle vrille traverse donc le cerveau de certains allumés du bulbe du Z ricain pour pondre des idées aussi farfelues ? Et d’où vient donc ce fantasme absolu qui consiste à tourner en dérision ces créatures aquatiques qui faisaient autrefois vibrer le spectateur moyen lorsqu’elles étaient déifiées par un certain Spielberg ? Depuis, devenus monstres terrestres (Sand Sharks), aériens (la cocasse franchise Sharknado) ou neigeuses (Avalanche Sharks), les squales prêtent davantage à rire qu’à frémir et, à l’instar du mort-vivant, elle est à l’épicentre d’un séisme horrifico-rigolard qui fait peine à voir.

Né d’un simple mot-valise ("Tain, les gars, Shark, ça fait penser à Arkansas... On tient un concept !"), Sharkansas Women’s Prison Massacre laisserait presque planer l’espoir de voir les grands blancs investir le terrain abandonné du WIP dans un savoureux mix de corps dénudés déchiquetés à la faveur de mâchoires intrépides. Il n’en est rien. Jim Wynorski, pourfendeur du Z devant l’éternel, torche une péloche aussi élémentaire qu’alimentaire en croisant quelques pépées en mini-short contraintes à une peine d’intérêt général dans les marais de l’Arkansas et des créatures numériques aussi cheap que kitsch à peine visibles à l’œil nu tant leurs apparitions sont réduites au strict minimum. Dès lors, Wynorski, artisan émérite d’un cinéma zèd possédant un certain cachet dans les eighties (Not of this Earth avec la sublime Traci Lords qui reprend ici du service ou encore le what-the-fuck
Chopping Mall), conceptualise énormément ses bêbêtes et s’ingénie à échafauder une mythologie autour d’elles, les parachutant créatures préhistoriques amphibies (histoire de pas mouiller plus que de raison ses héroïnes).

Pourtant, lesdites héroïnes ne craignent pas l’eau froide et s’évertuent même à s’arroser quand elles le peuvent pour appâter le tout-venant. Mais ce pseudo-érotisme demeure bien trop sage et le spectateur ne pourra se repaître que du boule de Dominique Swain dans un pantalon de cuir appétissant et d’un timide baiser entre lesbiennes. Même la mimi Christine Nguyen, habituée aux rôles de (dé)composition dénudée, conservera son uniforme de bout en bout au grand désarroi des requins dont l’aileron frétille dans le vide.

Nouveau sharksploitation au concept déjanté mais au développement plus que douteux, Sharkansas Women’s Prison Massacre est un Z sans âme ni originalité qui déroule la même mécanique composée d’attaques hors-champ et de punchlines manquées sur sa totalité. Anecdotique et sans saveur...


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