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Saw 8 sera-t-il interdit aux moins de 18 ans ?

25 janvier 2017 | Par : Darkness Fanzine

Metropolitan Film Export vient d’annoncer que le huitième volet de la saga Saw sortira sur les écrans britanniques le 20 octobre prochain et dans les salles françaises le 8 novembre 2017. Alors que l’on croyait la franchise épuisée après la sortie de Saw 3D : chapitre final (2010, Kevin Greutert), Saw 8 : Legacy (Saw 8 : l’héritage en français) devrait nous raconter l’histoire des héritiers du célèbre psychopathe Jigsaw, un homme dégoûté par la vie qui fait payer de mort ou de blessures graves celles et ceux qui gâchent la leur ou celle des autres. Prisonniers du psychopathe, ses victimes doivent en effet trouver le moyen d’échapper à la mort en recourant à la torture physique qu’ils doivent s’infliger ou infliger aux autres.

Le nouvel épisode sera réalisé par les frères Michael et Peter Spierig déjà connus pour avoir dirigé Undead et Daybreakers, deux films d’horreur à la lisière du fantastique qui n’ont pas vraiment rencontré le succès.

Alors que cinq des sept premiers opus ont été interdits aux moins de 16 ans en France, on se souvient qu’en novembre 2006, Saw III (2006, Darren Lynn Bousman) avait été interdit aux moins de 18 ans par le ministre de la Culture pour sa « très grande violence qui enchaîne sans répit des scènes de tortures morales et physiques appuyées, gratuites, sadiques et pour certaines insoutenables » et que, le 11 mai 2015, le Conseil d’État estimant que l’interdiction aux mineurs de 16 ans avec avertissement de Saw 3D décidée par le ministre de la Culture en 2010 était insuffisante, avait alors imposé l’interdiction du film à tous mineurs. Dans ces conditions, quel sera le sort du prochain opus de la saga dont Leigh Whannell et James Wan, son créateur, en seront les producteurs exécutifs ?

Si on ne le sait pas encore, on peut rappeler que le Conseil d’Etat exige dorénavant du ministre qu’il interdise les films violents aux moins de 18 ans lorsque la violence montrée aux spectateurs dépasse certaines limites. En juillet 2013, la cour administrative d’appel de Paris qui avait validé l’interdiction aux moins de 16 ans de Saw 3D après avoir expliqué que « si des personnages sont soumis à des jeux et tués dans des conditions particulièrement atroces, ces scènes de très grande violence suivaient [...] les codes propres à la mise en scène des films d’horreur dits gore [...] leur caractère outrancier » permettant aux spectateurs de plus de 16 ans de relativiser « la représentation très réaliste des sévices infligés » ; s’est faite sèchement censurée et rappelée à l’ordre par le Conseil d’État deux ans plus tard, ce dernier considérant que les « nombreuses de scènes de très grande violence, filmées avec réalisme et montrant notamment des actes répétés de torture et de barbarie » ne pouvaient conduire le ministre qu’à interdire le film aux spectateurs de 18 ans. Pour la Haute juridiction administrative, le libellé même de l’avertissement accompagnant l’interdiction aux moins de 16 ans qui explique aux spectateurs que Saw 3D : chapitre final comporte « un grand nombre de scènes de torture particulièrement réalistes et d’une grande brutalité, voire sauvagerie » pouvait suffire à caractériser la très grande violence du film, donc son interdiction à tous les mineurs.

En attendant la sortie du film, la réforme de la classification des œuvres cinématographiques interdites aux moins de 16 et 18 ans attendue dans les prochains jours, devrait clarifier, on l’espère, le possible sort de Saw 8 mais aussi, plus généralement, l’avenir du cinéma d’horreur et de violence dans notre pays.

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