Critique de film

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Rest Stop

"Rest Stop"
affiche du film

Une jeune femme et son ami sont traqués par un psychopathe sur la route.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Rest Stop - L’arrêt pipi de trop !
Par : Gore Sliclez
Tags : Serial killer

Une jeune fille en fugue, le baluchon sur l’épaule, s’enfuit avec son petit ami pour se rendre en Californie tenter sa chance comme actrice (non, non pas Cindy Sander, une autre). Après plusieurs heures de route et quelques tripotages à l’arrière de la berline, notre couple se perd et décide de s’arrêter à un Rest Stop pour pisser un coup et réfléchir ensuite. Après avoir découvert la propreté de ces toilettes publiques qui feraient passer nos aires d’autoroute pour des palaces, Nicole (prononcez NIKEcol c’est quand même mieux) découvre à son retour que la voiture et son petit copain ont disparu. La belle se retrouve ainsi seule avec un serial killer (un quoi ?) dans les parages.

Révélé comme scénariste de la saga X-Files, John Shiban signe avec Rest Stop son premier film et décide pour l’occasion de s’entourer de la très jolie Jaimie Alexander déjà vue dans The Other Side (2006) ou encore dans le très crétinissime Hallowed Ground (2007). Une Scream Queen de charme qui nous offre une interprétation remarquable en victime d’un dégénéré redneck qui prend son pied en torturant ses victimes au sécateur ou à la foreuse.

Rest Stop est d’un classicisme évident qui reprend à son compte une multitude de clichés du genre et principalement de Wolf Creek (jusque dans l’affiche du film) déjà devenu une référence pour tous ces petits films indépendants aimant jouer sur le craspeque et les scènes d’un gore souvent répugnant.

Tourné dans des décors très cheap, budget restreint oblige, le film s’attarde d’ailleurs longtemps dans l’ambiance glauque et sale de ces toilettes publiques jamais entretenues où des messages inscrits à la porte d’un WC glacent le sang de la bienheureuse venue se soulager. Soudain des pieds, pointure 45 (au jugé) se placent en dessous de celle-ci (la porte !) et le nez du pervers respire à tout va dans les interstices (de la porte !). Ambiance réussie !

Sans réseau (comme d’hab’), sans moyen de communication et de subsistance, Nicole qui picole (et c’est vrai en plus) prend conscience qu’elle est prise au piège d’une famille de dégénérés consanguins (clin d’œil très évident à La Colline a des yeux) intégriste religieuse du Dixieland et sans grand espoir de retour.

Sans jamais vraiment s’écarter d’une trame narrative classique et sans surprise, Rest Stop parvient néanmoins à instaurer une atmosphère lourde et très inquiétante, ce malgré une mise en scène minimaliste mais grâce à une interprétation très convaincante de Jaimie Alexander sur les épaules de laquelle repose entièrement le film. Et si celui-ci tourne parfois en rond et n’évite pas des longueurs naïves préjudiciables au suspense, force est de constater que la tension et l’horreur de certaines scènes (un doigt sucé jusque la moelle ou une langue coupée au sécateur notamment) parviennent à maintenir l’adrénaline du spectateur à un niveau respectable, ce qui au bout du compte n’est déjà pas si mal…


Critique de Rest Stop - Ne vous arrêtez pas !
Par : Quentin Meignant

Ces dernières années, les survivals mettant en scène de pauvres victimes aux prises avec un ou plusieurs dégénérés sont légion. Depuis le succès public de La colline a des yeux et celui, critique, de Wolf Creek, nombre de réalisateurs assez novices reprennent le thème pour le modeler à leur sauce. C’est le cas de John Shiban qui, pour son premier long-métrage propose Rest Stop. Si l’homme avait déjà signé un épisode d’X-Files en 2002, il est surtout connu pour avoir rédigé 24 épisodes de cette même série ainsi que le scénario du Frankenstein de Marcus Nispel. Dès lors, l’aspect convenu du scénario de Rest Stop peut surprendre : une jeune fugueuse et son petit copain traversent l’Amérique pour aller tenter leur chance à Los Angeles, dans le monde du cinéma. En route, ils s’arrêtent à un rest stop, histoire de se rendre sur le trône et de réfléchir un peu (ben oui, la belle pense déjà à ses parents). En revenant des toilettes, Nicole découvre que son petit ami et, surtout sa voiture ont disparu. La voilà coincée dans un endroit qui, petit à petit, se révèle très dangereux.

Comme tout « bon » film de genre actuel aux Etats-Unis, Rest Stop va s’échiner à mettre d’emblée en avant l’aspect djeunz et libéré de ses deux protagonistes principaux. Ces innocents post-adolescents se mettent le plus normalement du monde à se palper généreusement, à baiser amoureusement et à fumer de l’herbe car il est de bon ton de le faire dans une telle œuvre. Rest Stop tombe donc directement dans les travers de nombre de productions sans âme. Néanmoins, une fois arrivés sur les lieux de l’action horrifique, le métrage semble repartir sur de bonnes bases, Shiban laissant entrevoir un certain génie au point de vue des décors. En effet, si les abords du rest stop ne constitue pas à proprement parler une avancée quelconque dans la mise en forme, une certaine recherche se fait jour dans l’aspect fort craspek des toilettes.

Malheureusement, l’aspect convenu de l’ensemble reprend vite le dessus, oscillant entre le fabuleux Wolf Creek de Greg Mclean et La colline a des yeux d’Aja. Jamais totalement assumée, l’action de Rest Stop se décline alors sans inventivité, pompant largement sur ses illustres exemples. Bordélique à souhait, le film met en scène toutes sortes de protagonistes dégénérés (parce qu’il faut qu’ils soient ainsi) mais surtout une somme assez incroyables d’inepties restant inexpliquées. Ainsi, entre l’apparition de personnages improbables et des facilitations scénaristiques toujours plus irritantes, il ne reste que fort peu de place aux rares réussites du film. Filmant tout au premier degré, Shiban s’égare à un point tel que l’ensemble ressemble fortement à une hallucination sans queue ni tête, qui n’est pas sans rappeler Reeker. Mais l’on reste malgré tout loin de cela et, hormis un abus assez agréable de scènes dans les toilettes (Shiban compose avec ce qu’il a), rien tant sur le fond que sur la forme ne vient à la rescousse de Rest Stop.

Cette première production Raw Feed (la nouvelle branche horreur de la Warner) ne constitue guère un sommet du genre, loin s’en faut. Simple ersatz de nombreuses autres œuvres contemporaines, Rest Stop manque d’une quelconque inventivité pour espérer innover en quoi que ce soit. Hormis la prestation appréciable de la scream queen Jaimie Alexander, rien de transcendant n’est à relever tout au long d’1h25 de souffrances.


Commentaires sur le film

2 etoiles

Un film gore dans lequel la belle Jaimie Alexander semble s’etre donnée à fond. A noter 2 séquences du film à la fin du générique. Bizzare

8 novembre 2016 à 10:11 | Par kapator

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