Critique de film

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Rabies

"Kalevet - Rabies"
affiche du film

Après avoir fui le domicile familial, un frère et une soeur se réfugient dans une réserve naturelle apparemment peu fréquentée. Malheureusement, ils tombent rapidement dans les griffes d’un tueur psychotique qui, par un de ses pièges estropie la jeune fille. Le frère de celle-ci cherche donc des secours et ne tarde pas à rameuter pas mal de personnes, tous traqués par le même tueur.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Rabies - Détour mortel
Par : Damien Taymans

Qui annonce qu’il a récemment vu un survival israélien génère dans le ciboulot de ses congénères des images d’Epinal des plus douteuses : un barbu, la tête enrubannée dans un torchon, cintré de bâtons de dynamite, poursuivant des Juifs en milieu sylvestre en beuglant un cinglant "Allah akbar". Les idées reçues ont la dent dure. Rabies, première incursion cinématographique pour le tandem Aharon Keshales-Navot Papushado, préfère aux préjugés la finesse d’une déconstruction en bonne et due forme et, sur un mode similaire mais une note dissonante, emprunte la gamme développée par Eli Craig dans le désopilant Tucker & Dale fightent le mal.

Jugez plutôt : Un frère et une sœur se baladent gentiment en pleine forêt lorsque cette dernière se retrouve coincée dans un piège dressé par un chasseur de bipèdes. Désireux de sauver sa frangine - avec laquelle il fricote à l’occasion, mais c’est une autre histoire, le gars s’enfonce dans les buissons en vue de quérir quelque âme charitable pour venir la délivrer. Sont conviés à ce cache-cache quatre jeunots endimanchés revenant d’une partie de tennis, un flic aux mains baladeuses accro aux jouvencelles en position de fouille (j’en reprendrais bien, mais juste un doigt !), son collègue frileux de la braguette, un chasseur et son clébard. Sans oublier le serial killer qui sévit dans le coin. Et, accessoirement, quelques plantations de mines, du fil barbelé et des pièges à ours semés çà et là...

Attention, terrain miné. Rabies arbore la coiffe du survival lambda (une brute épaisse, de pauvres victimes, des plantations forestières à perte de vue) pour envoyer à vau-l’eau toutes les conventions dans la première bobine : le tueur assassine à visage découvert et les bois débouchent rapidement sur une route secondaire. De minute en minute, la toile tissée par les israéliens se referme sur le spectateur : les personnages se multiplient, le ton se durcit et les quiproquos ne cessent plus de pleuvoir pour déstabiliser l’amateur d’assassinats sylvestres, persuadés de fouler les traditionnelles plates-bandes d’un Détour mortel lambda. Aharon Keshales et Navot Papushado profitent de la naïveté du blaireau pour lui écraser la queue, lui rappelant du même coup que le scream est leur affaire. Ou pas vraiment au fond puisque Rabies, généreux en diable, échappe au name droping et à la référence grossière pour placer lui-même les nouveaux jalons du genre qu’il aborde.

Ne cherchez plus : le survival de cette année se trouve du côté d’Israël. Etonnant, non ?


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