Critique de film

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Psychose 4

"Psycho IV: The Beginning"
affiche du film

Norman Bates, apparemment réhabilité, participe à une émission de radio, tard la nuit. L'animateur l'encourage à partager ses opinions sur le parricide notamment. Norman Bates va "se raconter" : comment vivre auprès d'une mère veuve schizophrène quand on est encore qu'un jeune garçon. Cela va t-il raviver ses instincts de meurtre?

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Les critiques à propos de ce film

Psychose 4 - Un bon Garris...
Par : Damien Taymans
Tags : Serial killer

Depuis le fameux Psychose de Hitchcock, on a eu droit à une franchise pleinement exploitée qui n’a pas fourni que de franches réussites. Si Psychose 2 s’inscrivait dans la veine du premier en en reprenant les bonnes idées et en s’articulant autour d’une mise en scène agréable, le troisième volet (intitulé logiquement Psychose 3) n’est pas du même acabit et souffre de nombreuses approximations.

Dès lors, on pensait le concept épuisé. Avec deux redites, on ne voyait pas trop comment sortir d’un brouillard devenu très épais. C’est alors qu’émerge une idée de génie : nombre de spectateurs semblent intéressés par la jeunesse de Bates et par le troublant meurtre de sa marâtre. Ce sera donc une espèce de préquelle qui sera lancée avec aux commandes Mick Garris, alors surtout renommé dans l’univers de la télévision avec des épisodes d’horreur notamment dans la série des Freddy et pour son métrage Critters 2.

Si le pauvre Mick verra son talent et son originalité s’amenuiser avec le temps avec des réalisations parfois franchement déstructurées, on ne peut pas crier au hold-up après avoir visionné le quatrième épisode de la saga de Norman Bates.

Certes, il n’est pas si difficile que cela de puiser dans les idées du génial Alfred en mettant en lumière les événements exposés dans le premier film du nom. Seulement, même si l’essai ne fait pas preuve d’originalité, encore faut-il coller avec l’univers créé par Hitchcock et ne pas décevoir les millions de fans qui attendent au tournant.

Partant d’une idée assez étrange, Garris décide de nous plonger dans les souvenirs de Bates à travers sa propre voix. Une radio diffuse justement une émission sur le thème des matricides : une occasion rêvée pour que le redoutable Norman Bates nous livre sa version des faits. Pas si bête que ça, le Garris. D’autant qu’il nous présente le psychopathe sous un jour nouveau : Norman s’est reconstruit et s’apprête à fonder une famille bien à lui. Seul problème : le rejeton que sa compagne attend pourrait bien souffrir des mêmes problèmes psychologiques que lui et il pense de plus en plus à tuer la mère porteuse. Dès lors, l’animatrice tente par tous les moyens de persuader Norman de l’erreur qu’il va commettre.

S’articulant autour d’un scénario très bien ficelé permettant de voir Norman tel qu’on le connaît et tel qu’on ne l’a jamais vu (autrement dit, dans les couloirs labyrinthiques d’une enfance tourmentée), le métrage est une réelle réussite qui relève le niveau d’une franchise en stand-by depuis le décevant troisième épisode.

Evidemment, tout n’est pas à prendre et on soulignera encore et encore que Garris, pas plus que les autres, n’a réussi à égaler l’œuvre originelle (mais est-ce seulement possible ?). Cependant, on se laissera bercer par cette confession doucereuse agrémentée de quelques scènes originales (l’incendie de la maison familiale permet la résurrection de nombreux souvenirs).


Oeuvres liées :

Psychose (1960)
Psychose 2 (1983)
Psychose 3 (1986)
Psycho 98 (1998)

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