Critique de film

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Outpost

"Outpost"
affiche du film

Sept mercenaires sont envoyés dans un ancien bunker au fin fond d'une forêt d'Europe de l'Est, non loin du Kosovo. Leur mission: escorter durant les prochaines 48 heures un homme d'affaire à un fortin de guerre abandonné. Une fois sur place, ils prennent conscience que le lieu n'était autre que le théâtre d'expériences scientifiques nazis. Alors qu'ils découvrent qu'ils ne sont pas seuls, ils vont rapidement découvrir ce qu'ils font là...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Outpost - Chair à canon
Par : Chroniqueurs
Tags : Zombies, Fantômes, Nazis

Par Dante

L’Angleterre, accompagnée de l’Espagne, se pose depuis quelque temps comme l’un des viviers du cinéma fantastique européen voire mondial, desservant régulièrement des bandes biens énervées dotant de nouveaux atours le ciné de genre. Après les chocs Doomsday et Eden Lake, place à leur petit frère Outpost. Présenté comme un simple film bis qui n’a que pour seul objectif de divertir, Outpost avait de quoi titiller les papilles cinéphages d’amateurs en délire de bisseries zombiardes. Une bande de mercenaires bourrins se retrouvent bloqués dans un bunker et doivent croiser le fer avec une tripotée de fantômes/zombies nazis visiblement très mécontents d’avoir reçu sur leur gueule en 44. Rajoutez à cela le charismatique Ray Stevenson (qui restera pour tous le légendaire Titus Pullo) et vous obtenez un grand espoir de série B, un grand moment de dépeçage en règle.

Mais Steve Barker veut visiblement aller plus loin, quitte à décevoir les attentes les plus primitives de spectateurs camés à la gore attitude. Après une scène d’exposition bâclée, il envoie la joyeuse troupe dans ledit bunker et commence alors son scénario. Distillant une atmosphère claustrophobique (même en plein air), Barker mise sur une photo audacieuse (tout en teinte sépia ou dans le noir complet) qui se révèle magnifiquement en phase avec son sujet. Puisque le jeu des couleurs suit l’évolution des personnages et leur rapport avec le bunker, se transformant tantôt en refuge, tantôt en cul de sac. Le cinéaste s’enfonce de plus en plus dans les tranchées de son scénar’ pour révéler les fameuses expérimentations nazies qui décidément n’arrêteront pas d’inspirer les scénaristes d’horreur. Puis l’action vient enfin, violente, sèche, toujours démonstrative, une propulsion qui calme enfin nos appétits sanguinaires. Le film devient alors un vrai jeu de massacre, où l’originalité des meurtres et le fatalisme qui en découle viennent placer Outpost bien au dessus de la moyenne des survivals habituels. Comment ne pas rester pantois devant le design des nazis zombiesques ou ne pas s’arrêter sur les réflexions de la condition de soldat, qui sans atteindre des sommets, pose quand même des bases d’humanisme dans ce monde de brutes.

Malheureusement, si le réalisateur a apporté beaucoup de soin à son film, il l’a fait de façon assez inégale. Si le scénario donne l’illusion de la profondeur, c’est au mépris du développement des personnages, qui en sont réduits ici à des caractères types (le méchant, le blasé, l’idéaliste) quand d’autres ne sont carrément pas esquissés avant de se faire tuer sauvagement. Dur à avaler quand le film ne comporte même pas une dizaine d’acteurs. De plus, si le fond est bien fourni, la forme l’est beaucoup moins, les scènes d’actions, bien que prenantes, sont expédiées à la va-vite et n’aboutissent à rien, le cinéaste étant visiblement très à l’aise pour faire monter la sauce dans la première heure du film, mais perdant tous ses moyens lorsqu’il s’agit de faire couler le sang.

Mais ce serait quand même dommage de considérer ce film comme un coup d’épée dans l’eau. Car si toutes les promesses esquissées durant tout le métrage ne sont pas toujours tenues, il n’en reste pas moins un très bon film de genre, respectueux et bourré de testostérone. Et puis il y a Ray Stevenson (le futur Punisher) qui, espérons-le, deviendra une icône du genre.


Critique de Outpost - Ghost Nazis uber alles...
Par : Gore Sliclez

Quand on vous annonce un film d’horreur britannique au budget modeste mais honnête, avec des acteurs "à gueule", genre Richard Brake ou Ray Stevenson, interprétant des mercenaires anglais pris d’assaut là vous haussez le sourcil et commencez à écouter. Mais quand vous apprenez en plus que des soldats nazis devenus zombies sont au menu de nos paramilitaires là vous lâcher tout (même bobonne) et votre interlocuteur devient votre nouvel évangéliste.

Outpost est le premier long métrage de Steve Barker et s’inscrit directement dans la lignée des films militaires tournant autour d’un retranchement de fortune et d’une prise d’assaut par des forces puissantes et inconnues. Et dans le genre "prise d’assaut" les anglais s’y connaissent plutôt depuis un certain Zoulous (1969) considéré encore actuellement comme le chef-d’œuvre de sa catégorie et qui inspira notamment Neil Marshall pour son mémorable Dog Soldiers de 2002.Quant aux Nazi Movies, on se souviendra du très moyen Commando des Morts Vivants (Shock Waves, 1977) avec le britannique Peter Cushing aux commandes et on attend avec impatience le nordique Dead Snow (2008) qui s’annonce déjà prometteur.

La terreur est partout, tant dans le bunker où nos hommes sont installés qu’à l’extérieur ou des ombres militaires surgissent de temps à autre comme pour glacer d’effroi nos mercenaires effrayés et le spectateur par la même occasion. Barker prend le temps d’installer son histoire d’expérimentations nazies opérées durant la seconde guerre dans le but de créer un race de soldats parfaits. Des flash-back via d’anciennes pellicules trouvées sur les lieux permettent d’imaginer l’atmosphère sordide qui semble émaner des murs de ce bunker de l’horreur. On passera les quelques inepties ou facilités scénaristiques du métrage pour mettre plutôt en évidence l’atmosphère particulière et oppressante de Outpost qui joue d’effets de lumière pour nous surprendre ou entretenir une vision cauchemardesque. Ces soldats fantômes éclairés à contre-jour sur une bute qui entoure le bunker offrent une image terrifiante à l’instar sans doute de ces coupures de lumière en plein bunker laissant présager l’apparition imminente d’un nazi caché.

Les effets gore ne sont pas en reste même si peu nombreux au regard de ce qui se fait dans d’autres productions british plutôt bien torchées. Tout au plus peut-on regretter un manque de temps (sans doute imputable à la densité du scénario original) qui sans doute aurait été plus bénéfique pour enrichir certaines parties du film qui méritaient une plus longue exploitation comme par exemple le passé tortionnaire du bâtiment ou encore la personnalité sombre du sergent major nazi au faciès terrifiant et à la tête de l’emploi indéniable.

Outpost, s’il n’est pas parfait car souffrant de quelques lenteurs ou bizarreries de script, fait honneur au label Quality British Horror Movies grâce à un scénario original et une mise en scène de qualité qui fait la part belle aux lumières et aux décors sordides. Certaines interprétations caricaturales évidentes ne viennent pas assombrir le tableau final d’un film qui en appelle un autre très vite compte-tenu de la fin sans équivoque. Un coup d’essai réussi et franchement très agréable à regarder...

Commentaires sur le film

3 etoiles

Des zombies nazis qui renvoient ceux de Wiederhorn jouer à la marelle avec Cushing

10 janvier 2009 à 13:01 | Par dante01

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

direct to video qui equivaut de grosses productions

30 avril 2009 à 13:04 | Par krypton

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