Critique de film

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Orpheline avec en plus un bras en moins (L')

"L'orpheline avec en plus un bras en moins"
affiche du film

Eléonore (Noémie Merlant) est jeune et belle, avec toute la vie devant elle. Problème(s) : elle est orpheline et, comme si ça ne suffisait pas, a perdu un bras dans l’accident qui coûta la vie à ses parents… Un physique de ce type, ce n’est pas l’idéal pour mener une vie normale… Partageant sa vie au pensionnant entre les études et les réprimandes des bonnes sœurs, environnement autoritaire dont elle se gausse avec sa meilleure amie Rita (Elodie Hachet), elle ne tardera pas à remarquer que sa particularité physique attire contre toute attente la gent masculine. Des personnages plus azimutés les uns que les autres, dont Eléonore est le centre d’attraction…

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Les critiques à propos de ce film

Critique de L’orpheline avec en plus un bras en moins - Pas de bras, pas de chocolat !
Par : Alan Deprez (Vivadavidlynch)

Eléonore (Noémie Merlant) est jeune et belle, avec toute la vie devant elle. Problème(s) : elle est orpheline et, comme si ça ne suffisait pas, a perdu un bras dans l’accident qui coûta la vie à ses parents… Un physique de ce type, ce n’est pas l’idéal pour mener une vie normale… Partageant sa vie au pensionnant entre les études et les réprimandes des bonnes sœurs, environnement autoritaire dont elle se gausse avec sa meilleure amie Rita (Elodie Hachet), elle ne tardera pas à remarquer que sa particularité physique attire contre toute attente la gent masculine. Des personnages plus azimutés les uns que les autres, dont Eléonore est le centre d’attraction…

L’orpheline avec en plus un bras en moins de Jacques Richard (Rebelote, Cent francs l’amour, le documentaire - sélectionné à Cannes - Les fantômes d’Henri Langlois), grande avant-première du Bloody Week-end chapitre 2, se place dans la droite lignée de cette tradition de la fantaisie poético-burlesque à la française, parfois parée d’atours fantastiques, que Jeunet (Delicatessen, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain) s’évertua à rendre « mainstream » pour le grand public. Au-delà de cette considération, on rattachera volontiers l’œuvre au cinéma « bricolé » de Jean-Pierre Mocky (L’Albatros, A mort l’arbitre, Le miraculé), avec lequel elle partage bien des caractéristiques : poésie fugace, acteurs au jeu proche de la rupture (le cabotinage n’est pas loin), rocambolesque des situations, théâtralité, technique parfois approximative et galerie de personnages hauts en couleur. Une filiation (avouée ?) qui ne va pas sans quelques scories (manque de rythme, réalisation « en roue libre », narration décousue, absence d’empathie pour les personnages, …) et rebutera nombre de spectateurs.

Néanmoins, c’est par son étude de caractères et le talent de ses interprètes que le film emporte la mise. Outre le talent et la beauté juvénile (forcément « érogène ») de Noémie Merlant (La permission de minuit) & Elodie Gachet, peu avares de leurs charmes (nudités généreuses), l’œuvre peut compter sur un Jean-Claude Dreyfus (Education anglaise de Jean-Claude Roy - réminiscences de soirées à fouiller dans la vidéothèque parentale - Rue barbare, Delicatessen) délicieux en pervers pépère, patron de cabaret louche amateur de petites pépées, aux côtés de son employé Robinson, magicien d’opérette truculent, campé avec ce qu’il faut de détachement par l’excellent Melvil Poupaud (L’amant, Speed Racer, L’autre monde). Si l’on ajoute Dominique Pinon (Diva de Beineix, Delicatessen, Alien, la résurrection) en inspecteur « à la ramasse », dépassé par les événements, Pasquale D’Inca (Noir océan, la série Plus belle la vie, chère à ce romantique « borderline » de Maxime « Sartana » Pasque) en juge voyeuriste et meurtrier, ou encore l’icône Caroline Loeb (Lady Oscar de Jacques Demy, La nuit porte jarretelles, mais surtout… le hit musical 80’s « C’est la ouate » !) en catin sur le retour ; la coupe est pleine !

Si l’on accepte d’outrepasser ses défauts flagrants (arythmie, scénario décousu et dont on se contrefiche, …), cette Orpheline avec en plus un bras en moins s’avère une expérience plaisante pour le spectateur, contaminé par la folie douce des personnages et la légèreté de l’ensemble. Comme un bonbon qui fonderait trop vite sur la langue et dont on ne garderait guère le goût en bouche que quelques minutes… Même si le joli minois de Noémie Merlant est une exquise sucrerie !


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