Festival Offscreen

OFFSCREEN 2017 : a wet night with Stephen Sayadian

La grande messe des œuvres cultes d’hier, d’aujourd’hui et de demain a débuté ce mercredi 8 mars 2017 avec l’excellent Grave et s’étirera jusqu’au dimanche 26. Pour notre première plongée dans cette 10e édition de l’Offscreen Film Festival nous avons graissé la patte au sordide et désopilant Greasy Strangler avant de pénétrer dans l’antre X de Stephen Sayadian, l’un des invités de cette cuvée 2017. Cet ancien directeur artistique du magazine Hustler a donc fait le déplacement jusque Bruxelles pour personnellement introduire trois de ses films projetés au Nova et animer un Q&A auprès de JJ Marsh (Erotic Film Society).

L’occasion de (re)découvrir une filmographie riche en expérimentations qui a sans nul doute élevé le niveau (qui est depuis retombé bien bas) du cinéma érotique et X dans les années 80. Les curieux ont ainsi pu se rincer l’œil devant Nightdreams (1981), une œuvre trop arty pour satisfaire les pornophiles et trop porno pour séduire le public arthouse de l’époque (les scènes de sexe explicite traditionnelles s’enchaînent : cunnilingus, fellations, éjaculations, lesbianisme, triolisme et sexe interracial sont de la partie sur fond d’étude médicale de la libido d’une jeune femme). Un X immanquablement déstabilisant qui possède en outre un twist final pour le moins inhabituel dans le genre (le premier porno à twist ??). Sayadian serait-il le Shyamalan du X (en plus son nom comporte autant de « a » et de « y », peut-être pas un hasard…) ? Quoiqu’il en soit, ce film pour adultes pas comme les autres vaut son pesant de cacahuètes (on y voit tout de même une femme sucer un black déguisé en boite de crème de blé tandis qu’un autre type habillé en toast joue du saxo !), mais ce n’était encore rien comparé à son œuvre culte Café Flesh (1982), également projetée dans la salle, pour le coup devenue très moite, du cinéma Nova. Après une guerre nucléaire, l’humanité se divise en deux catégories : des malades qui ne peuvent plus s’adonner au péché de chair et les autres, qui forniquent allègrement sur la scène du cabaret Café Flesh sous les yeux des impuissants…vous trouverez un papier plus complet rédigé par notre « spécialiste de la fesse leste » Alan Deprez dans notre CinémagFantastique #2 (à rapidement commander ici avant qu’il ne soit épuisé !).

Enfin, l’inénarrable Dr. Caligari (1989) était également proposé, suite érotique (à vrai dire il y a même très peu de sexe, le film n’étant pas interdit aux mineurs) et bien sûr non officielle du Cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene. Un ovni délicieusement kitsch où les acteurs déclament des tonnes de dialogues étranges de manière exagérément maniérée devant des décors en carton-pâte très créatifs. Il faut le voir pour le croire ! Étonnante découverte donc que ce cinéma de Stephen Sayadian, véritable artiste du X peu avare en anecdotes sur le milieu dont on regrette qu’il n’ait pas réalisé davantage de films tant ceux-ci regorgent de moments et d’idées qui parviennent à exciter aussi bien l’entrejambe que l’intellect (comment ça c’est normal quand on a une bite à la place du cerveau ?!).

© photos - SamT


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