Critique de film

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Nightmare - Cauchemars à Daytona Beach

"Nightmare"
affiche du film

George Tatum est interné et suit un traitement innovant pour tenter dâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Nightmare - Le Myers italien
Par : Gore Sliclez
Tags : Slasher

Fin des années 70 et début des années 80 le slasher connaît son apogée à travers des oeuvres comme Halloween, Vendredi 13, Maniac et j’en passe. Souhaitant continuer à surfer sur cette vague du succès et conscients de ce marché très porteur, les producteurs cherchent toujours de nouvelles idées et débouchent notamment sur le genre psychokiller pourtant difficile à adapter correctement au cinéma. Et c’est à Romano Scavolini qu’est confié ce nouveau pari tout auréolé du succès d’estime de son étrange giallo Un Bianco vestito per Marialé (1972).

George Tatum (interprété admirablement par Baird Stafford, deux films seulement à son actif) est interné et suit un traitement innovant pour tenter d’échapper aux horribles cauchemars dont il est victime et qui remontent à son enfance où il fut le meurtrier de ses parents qu’il assassina sauvagement à coups de hache. Croyant être guéri, il est libéré sans inquiétudes. Mais, très vite, Tatum replonge toujours plus loin dans la folie et sent monter en lui des pulsions meurtrières qu’il a du mal à réfréner.
Malgré quelques scènes choc et une musique expérimentale intéressante, Nightmare a beaucoup de mal à commencer en partie à cause d’une mise en scène laborieuse et naïve qui a du mal à accrocher le spectateur. Dans une chronologie scrupuleusement respectée et annoncée à chaque chapitre, Scavolini nous plonge très lentement dans cette descente aux enfers d’un pervers en puissance qui passe à l’acte en milieu de film après avoir épié longuement sa proie. Un jeu de prédateur exploité par une caméra subjective nous permettant ainsi de voir à travers les yeux de Tatum. Sa sauvagerie tout comme son regard de dément permet à Scavolini de mettre à profit son sens du slasher et du meurtrier tapi dans l’ombre comme à la bonne époque du giallo italien.

Parallèlement à l’histoire de Tatum, le réalisateur transalpin nous présente alors une famille heureuse composée d’une femme, de son compagnon et de ses trois enfants. L’un des trois, Sidney, semble néanmoins être un enfant perturbé ayant le goût du macabre. Un bonheur familial détonnant par rapport à la froideur présente depuis le début du film. On anticipe alors la raison qui pousse Scavolini à nous présenter cette famille recomposée.

De fait, le paroxysme du film se situe donc à la fin quand Tatum épie cette maison du bonheur et ,tel un Michael Myers, décide d’entamer une folie meurtrière. Une comparaison qui n’est pas innocente puisque de nombreuses critiques à l’époque reprochaient à Scavolini d’avoir plagié le film de Carpenter. Il n’en est rien car le but et le twist final contredisent ce reproche et nous offrent une fin dérangeante et crispante qui malheureusement ne fut pas développée plus tôt dans le film tant celle-ci est réussie.

Une œuvre aux multiples titres (ridicules) qui s’inscrit donc dans la lignée des Nasties de l’époque comme un Maniac ou The Last House on the Left c’est-à-dire malsaine, sanglante (la scène du parricide est tout simplement gore) et socialement choquante mais trop inégale que pour crier au génie. Néanmoins sa seule présence dans la liste noire anglaise permet de s’y intéresser de près et de découvrir ainsi une autre vision de psychopathe pervers que celle du maître Carpenter.


Critique de Nightmare - Le cauchemar des slashers
Par : Quentin Meignant
Tags : Slasher

La recette de base de ce film est très simple : prenez un zeste d’Orange mécanique (le traitement expérimental d’un détraqué), mélangez-le avec un serial-killer du même accabit que Mike Myers, Jason Vorhees,... et vous obtenez Cauchemars à Dayton beach !

Seulement voilà, des films et meurtiers précités, ce métrage de Scavolini n’a que l’apparence ! Le réalisateur transalpin, rapidement engagé au pays de l’Oncle Sam pour livrer quelques films passables mais qui ne laisseront que très peu de traces, oublie l’essence même des slashers de l’époque et, par conséquent tout suspense !

On est bien loin de toutes les oeuvres du genre car, tout simplement, tous les schémas sont biaisés par un scénario complètement faiblard et une mise en scène plus que chaotique. La monotonie est le constituant essentiel d’un ensemble qui ne donne lieu à aucune émotion. Exception faite de la scène du parricide et des rêves que ce dernier a engendrés, aucune scène n’augmente les sensations éprouvées par le spectateur.

Bien loin de la folie d’un Mike Myers et de la sanguinophilie d’un Simon (On se souvient de ses meurtres incroyablement gores dans La Baie sanglante de Mario Bava), notre psychopathe, George Tatum, n’est qu’une pâle copie de ce qui s’est fait durant les 70’s et les 80’s en matière de psychokillers. Il est vrai qu’à sa décharge, il n’est pas évident de se montrer efficace avec un scénario aussi maladadroit que minuté.

En effet, toute l’histoire est encadrée dans un carcan temporel bien précis et ce timing nous est d’ailleurs annoncé par un écran noir et une voix qui nous dit « Premier jour », « Deuxième jour »,... Ce à quoi on a juste envie de répliquer : « C’est bien gentil, mais avec un jour ce ce calvaire monotone, on avait bien assez ! »

C’est ainsi que se déroule une intrigue à laquelle peu de spectateurs parveindront à adhérer. Pourtant, certains instants laissent croire au talent de Scavolini. Hélas, ces séquences sont en général suivies.... d’un vide scénaristique intégral ! Ainsi, lorsqu’une femme et un gamin meurent dans une maison abandonnée dans des circonstances violentes, tout porte à croire que l’intrigue va s’accélérer et que les meurtres vont pleuvoir. Malheureusement, après un interrogatoire bien mou d’un gamin quelque peu perturbé, le soufflé retombe et le suspense en reste là...

C’est un peu le reproche que l’on peut faire au film d’une manière générale : nous faire espérer de grandes choses avant de totalement nous décevoir. Il en va bien sûr de même pour la mise en scène, qui n’apporte pas plus de stress à l’ensemble. Hormis des travellings à la troisième personne lors de l’ascension d’escaliers lugubres, en aucun moment Scavolini ne parvient à donner à la pellicule toute la virtuosité que l’on attendait.

La dernière scène pourrait, pour certains optimistes, donner des frissons dans le dos lorsque l’on voit le gamin sourire méchamment à la caméra, ce qui nous fait comprendre que la chaîne de la violence se fera de génération en génération.C’est sans doute là le seul moment où le réalisateur a vraiment fait preuve de génie. Génie qui, toutefois est quelque peu gâché par le jeu du jeune acteur (C.J. Cooke, dont c’est, heureusement pour nous, la seule apparition cinématographique) représentant ce satané gamin.

Non, vraiment, rien d’exceptionnel ne vient sauver ce petit slashers. Cette oeuvre restera toujours dans les abysses d’un genre pourtant fort en vogue à l’époque. Les Carpenter et compagnie n’ont pas trop à s’en faire ! La relève n’est pas encore arrivée !

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