Critique de film

pub

Neuvième Porte (La)

"The ninth Gate"
affiche du film

Dean Corso est un chercheur de livres rares pour collectionneurs fortunes. Sa reputation lui vaut d'etre engage par un eminent bibliophile, feru de demonologie, Boris Balkan, qui lui demande de traquer les deux derniers exemplaires du legendaire manuel d'invocation satanique, "les Neuf Portes du royaume des ombres". Corso releve le defi. De New York à Tolede, de Paris à Cintra, il s'enfonce dans un labyrinthe seme de pieges et de tentations. Il va peu a peu decrypter les énigmes du livre maudit et decouvrir le véritable enjeu de sa mission.

pub

Les critiques à propos de ce film

La neuvième porte - A la recherche du démon...
Par : Damien Taymans
Tags : Sorcellerie

Polanski est de nouveau aux commandes. Il renoue avec la tradition fantastique des années après l’avoir abandonné. Rappelons-nous les classiques qu’il a créés : Le bal des vampires en 1967 et Rosemary’s baby en 1968. Deux films cultes indétrônables, deux oeuvres dont la postérité se rappellera. On attendait beaucoup de ce grand retour dans l’antre du surnaturel. Un retour somme toute mitigé...

Polanski tire ce film d’un roman d’Arturo Perez-Reverte intitulé "El Club Dumas", roman dont Polanski fait moultes louanges, le qualifiant même de véritable révolution dans la littérature espagnole. Fan invétéré du bouquin, Roman s’est vu obligé de le remanier afin qu’il passe mieux à l’écran. Autrement dit, la trame principale est maintenue pendant que la majorité de l’oeuvre est oubliée. C’est sans doute ce remaniement qui laisse un goût de trop peu chez nous, spectateurs.

En effet, l’oeuvre, considérée dans son entièreté, semble un peu confuse, approximative. Si le fil rouge du film est bien mené, on se demande souvent où Polanski veut en venir. Notre frustration augmente lorsqu’il expédie de manière encore plus énigmatique la fin du film. Pourtant bien entouré pour l’adaptation scénaristique du roman (par John Brownjohn qui fut le scénariste de Polanski sur Lunes de fiel, Pirates et Tess et par Enrique Urbizu qui signe un épisode sympathique dans la série Seis pelliculas para no dormir), le réalisateur n’a pas su tirer la substantifique moelle de l’oeuvre de Perez-Reverte.

Cependant, tout n’est pas à jeter dans ce film. Loin de là même. La présence d’acteurs tels que Johnny Depp, Lena Olin ou encore Emmanuelle Seigner ravive la flamme de l’oeuvre. Depp est à nouveau éblouissant dans son rôle d’enquêteur et nous prouve une fois de plus qu’il fait partie des tout grands du cinéma américain. Si le scénario laisse quelque peu à désirer, rien à redire non plus sur la qualité de la photographie et sur la sublimation sonore et visuelle que Polanski nous impose, rendant quelques scènes extraordinaires de beauté. La partition musicale signée Wojchech Kilar nous transpose dans un monde onirique et nous ennivre allègrement. Quant aux décors, mes amis, une pure réussite. Des lieux qu’on aimerait voir au moins une fois dans sa vie mis en exergue par une lumière travaillée.

Bref, comme je l’ai dit en introduction, un bilan mitigé pour un film que beaucoup attendaient comme une renaissance de Polanski dans les films du genre. Et bien, on attendra le suivant...

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



News associées (1)

décembre 2013
R.I.P. Wojciech Kilar
30/12/2013

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage