Critique de film

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Neighbours (The)

"Grindstone Road"
affiche du film

Coupables de l'accident qui plongea leur fils dans un coma irréversible, Graham et Hannah ne supportent plus leur terrible fardeau. Avant de sombrer dans la folie, ils décident de s'isoler à la campagne. Ils ignorent que la vieille demeure qu'ils occupent renferme aussi ses secrets et que leurs nouveaux voisins ont des moeurs bien étranges...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The neighbours - Les vieux d’à côté
Par : Damien Taymans

Les voisins, qu’on soit de France ou de Navarre, c’est un calvaire presque insurmontable. Avec leur chien qui gueule et réveille tout le voisinage, leurs mioches qui s’amusent à sonner à votre porte avant de s’enfuir à toutes jambes, leurs barbecues dominicaux qui vous enfument la terrasse et leur téléviseur qui beugle à travers le mur de votre chambre, plus moyen de profiter des sirènes d’ambulances, ronrons de scooters et autres mélodies urbaines. Aussi, quand, dans l’optique de se débarrasser de la culpabilité d’avoir envoyé leur unique fiston dans le coma, Graham et Hannah partent s’installer à la campagne, ils ne se doutent pas que les riverains du troisième âge cachent un terrible secret…

Un secret que le spectateur averti avec lequel le spectateur averti aura tôt fait de découdre tant Melanie Orr, vidéaste du petit écran pour la série science-fictionnelle Forbidden Science, se contente de servir une intrigue « à twist » pompée sur un millier de séries B aux effets faciles. Les personnages, sortes d’ectoplasmes aussi transparents que le spectre qui hante leur bicoque délabrée, déversent leur pathos, vernissent à l’envi leur culpabilité exacerbée et se rassérènent comme ils peuvent en compagnie de leurs étranges voisins qui, le cœur sur la main, les soutiennent à coups de préceptes bigots dans cette délicate épreuve.

Cette intrigue plutôt convenue (euphémisme gentillet, je l’accorde) s’agrémente çà et là de quelques apparitions assez honteuses, profitant du dédale que forment les nombreux recoins de la masure aux murs crasseux d’où suinte une atmosphère putride du plus mauvais aloi. Ceux-ci font l’objet de l’une des scènes-clés du métrage pendant laquelle le mari (Greg Bryk, vu dans Saw 5 et Dolan’s Cadillac), désireux de doter sa vie conjugale d’un nouveau départ, repeint en blanc les parois déconfites en compagnie de Ted, son voisin octogénaire. Dans le même style, une séquence étonnante d’intensité montre le couple se déchirer à propos d’un portrait de leur fils comateux accroché au mur, geste dont personne n’accepte la paternité.

Des séquences dignes de figurer au florilège de D&Co (sans Valérie Damido, toujours ça de gagné) ou du plus nullâtre des Modes et travaux et qui attestent à elles seules de l’ineptie de cette énième exploitation de bas-étage, plus convaincante dans sa peinture du quotidien douloureux des héros que dans les moments de terreur.


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