Critique de film

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Necromentia

"Necromentia"
affiche du film

Un homme, fou de chagrin après la mort de sa femme, ne pense qu'à la ressusciter. Un barman s'imagine être victime d'une machination de sa maîtresse pour le tuer. Un autre homme ne pense qu'à retrouver son frère dans l'au-delà. Autant d'histoires qui mèneront ces personnages à invoquer les ténèbres en se gravant une planche de Ouija à même la peau. Mais les règles de l'enfer sont bien entendu à multiples tranchants...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Necromentia - Au pays du cochon chantant
Par : Roxane de Quirini

Partie d’une idée de court-métrage, la deuxième œuvre de Reginald Pearry Teo s’avère être un film dont le seul fil conducteur est la relation entre l’homme et la mort.
Graphiquement réussie, elle met en scène Hagen, un pauvre bougre persuadé que sa défunte femme, Elisabeth, reviendra un jour à la vie. Pour ce faire, il conserve son corps et lui prodigue l’amour et les « soins » nécessaires à son retour. Un jour, Hagen croise la route de Travis, grand frère d’un attardé mental aux envies suicidaires. Enfin, lors d’un trip hallucinogène, Travis rencontrera Morbius, démon revenu des enfers afin de lui proposer un marché qu’il ne pourra refuser. Trois hommes que la mort unit ou sépare et qui mènent chacun de leur coté une quête dont le seul but est de combler leur amour.

Necromentia peut être comparé de façon très claire à l’œuvre d’un certain Clive Barker, notamment dans les relations croisées entre la vie, la mort, la torture, l’amour, l’enfer et les sacrifices. L’inspiration d’Hellraiser est non négligeable et permet à l’œuvre de se démarquer des différents films d’horreur pour étudiants boutonneux à la recherche de sensations fortes. L’ambiance glauque voire malsaine soutenue par une photographie très aboutie permet au spectateur de pénétrer dans cet univers lugubre où les démons, inspirés des Cénobites de Barker, côtoient les vivants et où la mort n’est plus considérée comme une fin en soi mais comme un passage. L’histoire est malgré tout déstructurée et le spectateur se trouve souvent perdu dans les abîmes scénaristiques : basée sur trois histoires qui s’entrecroisent, l’œuvre reste plus que complexe à déchiffrer et le jeu des acteurs, plutôt médiocres, empire cet effet. Une deuxième vision permettra de mieux cerner les différents bouleversements et rebondissements narratifs.

Sombre certes, mais parfois humoristique (notamment dans la scène du karaoké suicidaire), Necromentia traite finalement peu de nécrophilie et, malgré une entrée en matière plutôt malsaine et bien agencée, s’avère moins gore que ce que la bande-annonce pouvait laisser présager. L’ambiance « torture porn », reprise et usée par la franchise Saw, est ici bien maitrisée et laisse le spectateur transi par certaines scènes allant chercher dans les tréfonds de ce que l’homme a de plus bestial.

Avec un budget plus que raisonnable, Pearry Teo peut se vanter d’avoir donné naissance à une série B comme on en trouve peu et, malgré un scénario parfois un peu trop rapiécé, emporte le spectateur dans sa vision de l’enfer par une maîtrise de l’image et de la lumière qui laisse entrevoir un bel avenir pour ce jeune réalisateur d’origine indonésienne.


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