Festival NIFFF de Neufchatel (Suisse)

NIFFF 2014 - Le cercle vicieux d’Extraterrestrial

Première semi-réussite pour les Vicious Brothers...

Auteurs de premiers pas chaotiques dans le genre avec deux opus de leur franchise Grave Encounters qui leur a permis de faire le tour du monde au gré des fstivas, les Vicious Brothers, frères au pseudonyme ridicule s’il en est, reviennent dans le parcours avec Extraterrestrial, film de SF horrifique craindre le pire.

Le métrage suit en effet une bande de jeunes assez idiots, alcoolisés et drogués comme il se doit, qui se rendent dans une villa dans les bois histoire d’aller rechercher quelques affaires.S’ils ont le bonheur de tomber sur une gigantesque plantation de cannabis tenue par une vieille connaissance, ils font surtout la rencontre d’extraterrestres qui ne sont pas animés des meilleures intentions. Ceux-ci se servent de la région pour leurs expérimentations sur la race humaine et lorsqu’un de leurs vaisseaux se crashe, les choses dégénèrent : le petit groupe est en danger.

Forts de leur expérience sur les deux Grave Encounters, les Vicious Brothers sont passés maîtres dans le domaine de la production values et le montrent rapidement à l’écran lors de séquences réellement spectaculaires dotées de SFX totalement convaincants. A ce titre, la spectaculaire scène d’entame n’a rien à envier à certaines grosses productions.

C’est néanmoins dans le domaine du traitement de l’image que les cinéastes surprennent le plus en se séparant partiellement pour la première fois du style found footage qui a fait leur "renommée". Ainsi, s’ils cèdent encore parfois aux sirènes de la caméra à l’épaule, notamment au cours de scènes immersives comme le crash de la soucoupe, l’alternance avec la caméra fixe et le point de vue des réalisateurs fait son petit effet.

Cet aspect malin va de paire avec une trame scénaristique pour une fois réellement intéressante, les Vicious parvenant même à instiller une petite dose de tension à l’ensemble. Le traitement des personnages, caricaturaux au possible et symboles d’une jeunesse américaine totalement décrédibilisée, demeure l’un des points faibles d’une intrigue qui, malheureusement, sombre totalement dans le dernier acte. Là où les Vicious auraient pu donner vie à un final réellement dramatique, ils jouent la carte d’un certain grand public adepte du romantisme et de l’acharnement amoureux sans bornes. Cela vaut au spectateur de découvrir un nouvel effort remarquable en matière de production values mais cela signifie surtout la perte de toute crédibilité au niveau scénaristique et, de ce fait, sape un peu la bonne tenue du film des Vicious. Si l’on accepte l’idée de cette aberration, le final vire à la régalade mais prouve surtout que les frères ne maîtrisent pas encore leurs ardeurs.

Le contrat est donc néanmoins rempli à de nombreux niveaux et, hormis le cercle scénaristique vicieux dans lequel ils se sont enferrés, les Vicious Brothers livrent pour la première fois une copie presque conforme. Des progrès qui pourraient les amener vers un premier bon film sous peu...

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