NARNIA (Tome 5) de C. S. Lewis

27 octobre 2012 | Par : Damien Taymans |

Titre Les Chroniques de Narnia - L’Odyssée du passeur d’Aurore

Titre original The Voyage of the Dawn Treader

Auteur C. S. Lewis

Année 1952

Genre Littérature de jeunesse - Fantasy

Editeur Gallimard Jeunesse

Année d’édition 2001

Note 7/10

Résumé

Eustache Clarence est le garçon le plus insupportable d’Angleterre c’est du moins l’avis de ses cousins, Edmund et Lucy. Hélas, les voilà condamnés à le supporter durant l’absence de leurs parents ! Mais le jour où les trois enfants entrent dans un tableau et sont précipités dans les dots, à quelques brasses du navire de Caspian, roi de Narnia, Eustache perd sa belle assurance. Quelle part prendra-t-il à l’extraordinaire aventure qui les attend ?

Comme l’affirme Virginie Michelet dans son Guide du monde magique de Narnia, l’univers de C.S. Lewis se distingue foncièrement des autres études fantasy du fait qu’il ne répond pas scrupuleusement aux items du schéma actantiel. Contrairement à la plupart des sagas, celle des Chroniques de Narnia s’affranchit d’une quelconque trame dictée par tel ou tel personnage, érige comme héros. Dans les œuvres de Lewis, le héros n’est pas un mais multiple, comme l’illustrent les quatre rois et reines qui disparaissent tour à tour du paysage narnien (pour rappel, Susan et Peter ne figurent pas dans le présent tome, Aslan leur ayant révélé dans Le Prince Caspian qu’ils ne reviendraient plus jamais fouler les terres du royaume).

Lucy et Edmund reviennent donc amputés de leurs aînés mais embarrassés d’un encombrant cousin, Eustache, qui serine continuellement les mêmes inepties et dévalue sans cesse le régime de Narnia, le comparant avec celui qui régit en Angleterre. Habilement, Lewis effectue ainsi d’incessants parallèles entre les deux systèmes, tant au niveau de leurs systèmes politiques que de leurs principes physiques (le monde de Narnia est-il rond comme le nôtre ou tombe-t-on une fois arrivé à son extrémité ?), à la manière de ce qu’il entreprendra dans Le cheval et son écuyer en comparant les terres du Nord et celles du Sud (pour rappel, L’odyssée du passeur d’Aurore est le troisième livre dans l’ordre d’écriture mais le cinquième dans l’ordre de lecture, privilégié sur nos terres).

Si la critique reste infiniment légère, la structure ressemble fortement à celle adoptée deux siècles plus tôt par le Candide de Voltaire auquel surviennent tout un tas d’aventures dans une multitude de lieux exotiques où il rencontre des personnages hauts-en-couleur. Féérique, le récit oblique parfois vers l’absurde, à l’instar de l’ouvre voltairienne (le chapitre concernant la terre des Nullards) ou le fantastique pur (L’île obscure, Le livre du magicien), le romancier quittant de temps à autre sa chaire de conteur monocorde pour surprendre, inquiéter ou amuser son public pré-adolescent, selon les aventures vécues par les personnages.

Ce troisième volet constitue l’une des plus trépidantes aventures des petits Pevensie dans l’antre narnienne. Une fois n’est pas coutume, Lewis expédie le final en deux temps trois mouvements, fournissant ainsi un dénouement pour le moins abrupt à un roman jusque-là savoureux.

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