Critique de film

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My name is Bruce

"My name is Bruce"
affiche du film

Confondu avec son personnage de la saga horrifique "Evil Dead", le comédien Bruce Campbell est enlevé par les habitants d'un petit village pour affronter un véritable monstre...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de My name is Bruce - Bruce tout puissant
Par : Chroniqueurs

Par Dante

Bruce Campbell est indéniablement une des icônes les plus fameuses des eighties, avec son personnage culte de Ash et la saga Evil Dead, pilier du genre comico-horrifique. Mais comme la plupart des autres icônes (Robert Englund ou Lance Henriksen pour ne citer qu’eux), l’acteur s’est vu condamné à rester l’éternel Ash, ne trouvant des rôles que dans quelques obscures séries B voire Z qui capitalisent sur son nom pour attirer les fans. Ce n’est pourtant pas faute pour Bruce Campbell d’avoir tenté de changer la donne. Revenu sur le devant de la scène avec l’excellent Bubba Ho-tep et même auto-proclamé réalisateur avec le faible Man with the Screaming Brain, l’acteur a finalement décidé de s’attaquer à l’origine du mal, en se risquant à l’exercice périlleux de l’auto-parodie.

Initié par une fausse biographie de Bruce Campbell publiée en 2005, My name is Bruce est en quelque sorte le va-tout de l’acteur. Il campe ici son propre rôle, acteur raté condamné à enchaîner les productions fauchées et inlassablement poursuivi par des fans de la vieille époque. Acculé, idolâtré par des fans qui détestent ses films (sic), Campbell doit se racheter une conduite en combattant un monstre qui s’en prend à une petite ville paumée constituée d’habitants bouseux qui voient en lui le Ash de la saga Evil Dead et, de ce fait, la seule possibilité de rédemption. Après une ouverture digne d’Evil Dead, en plus fauché tout de même, Bruce Campbell se dépeint au vitriol, avec son humour toujours aussi bas de niveau mais qui reste pourtant touchant, tant l’acteur s’emploie à critiquer la moindre parcelle de sa carrière. Entreprise d’autant plus louable, que le réalisateur n’hésite pas à citer toutes ses œuvres passées, d’Alien Apocalypse à Bubba Ho-tep, seule la saga Evil Dead n’est jamais clairement évoquée, le comédien préférant glisser l’une ou l’autre réflexion dithyrambique à l’égard de son ami Raimi u mettre en avant une jolie tronçonneuse chromée. Si le scénario est digne d’un Evil Dead 4, en moins exubérant, Campbell s’emploie surtout à démonter le mythe de Ash par une série de scènes, qui passent du refus de s’armer d’une tronçonneuse à une retraite peu héroïque. Quitte à ce que cette entreprise personnelle ne frustre au plus haut point les fans de la saga de Sam Raimi.

Passé cette déception, le film aurait très bien pu fonctionner, Bruce Campbell aurait pu tirer un trait sur son passé en nous offrant quelque chose de complètement nouveau. Mais si le comédien est toujours aussi talentueux et nous arrache sans mal des sourires avec ses mimiques, ses talents de réalisateur sont eux à revoir. Le film souffre d’une mise en scène télé filmique héritée d’expériences de productions plus fauchées les unes que les autres et l’humour gonzo cher à Mr Campbell devient rapidement assez lourd. Heureusement que quelques points positifs viennent sauver cette production de la dernière chance, notamment le méchant de l’histoire, le dieu de la guerre chinois en personne qui nous vaut quelques petites scènes gore, mais tout juste quoi étancher notre soif.

On aurait aimé y croire au retour glorieux de cet acteur un peu oublié qu’est Bruce Campbell, et lui aussi visiblement. Mais ce My name is Bruce, aussi louable soit-il dans l’idée, ne sera pas la porte de sortie vers de meilleurs jours. Il se peut même qu’il soit un coup de plus à la carrière de Bruce Campbell, surtout qu’à bientôt 51 ans, on voit mal notre Ash entamer une spectaculaire remontée cinématographique. Mais Bruce Campbell restera à jamais immortel dans le cœur des fans d’horreur, ne lui en déplaise, en Ash.


Critique de My name is Bruce - La farce de Campbell
Par : Damien Taymans
Tags : Comédie

Acteur honni par ses fans qui détestent ses derniers films, Bruce Campbell traîne derrière lui un divorce chaotique et un net penchant pour la bouteille. Ringard parmi les ringards, l’ancien interprète de Ash n’est plus que l’ombre de lui-même, l’une de ces curiosités à exhiber à la Foire du Trône. Pourtant, des villageois menés par le jeune Jeff, admirateur de la première heure de l’acteur, comptent sur la pugnacité du comédien pour vaincre Guandi, un spectre millénaire d’origine chinoise qui décapite à tour de bras…

Coqueluche du cinéaste Sam Raimi, le comédien Bruce Campbell a démontré ces dernières années son incapacité à se défaire de l’étiquette qui lui colle à la peau depuis la trilogie Evil Dead. Depuis, l’acteur se voit confiné à des rôles parodiques au sein de zéderies volontairement potaches ou au second couteau de luxe dans quelques prods horrifiques (The Woods, Une nuit en enfer 2). Fort de ses multiples expériences sous la direction de son mentor et de ses premiers balbutiements télévisuels (il mit en scène quelques épisodes épiques pour Xena et réalisa sept travaux pour Hercule), Campbell persévère dans le genre en s’illustrant cette fois aussi bien d’un côté que de l’autre de la cam. Man with the screaming brain, parfaite démonstration des sables mouvants sur lesquels évolue Campbell qui, sous couvert de conter une histoire science-fictionnelle décalée sous forme d’hommage au ciné des 50’s, rejoue continuellement des mêmes exagérations et truffe l’ensemble d’évocations pataudes à ses propres œuvres et de blagues exagérément poussives.

My name is Bruce, illustration du fixisme auquel se voit contraint le néo-réal, malgré un pitch attrayant, s’enfonce dans le même humour auto-parodique qui, à la longue, agace profondément. Incapable de renouveler son répertoire, le cinéaste-acteur affublé de chemises hawaïennes très seyantes, passe en revue, par le biais de la bouche de son plus grand fan, les titres qui jalonnent sa filmographie pour le moins étoffée. La progression de l’entêtement à la libération du héros, trame ô combien convenue, offre un Campbell tour à tour égocentrique et altruiste, de sorte que l’affrontement du bon vieux fantôme chinois Guani devient le passage obligé afin de lui permettre de rompre avec sa réputation de branquignole narcissique. Extra opus, la libération ne se produit jamais. Le scénario a beau grossir les traits du personnage, le rendant tantôt profondément antipathique, tantôt éminemment sympathique, l’empathie se trouve elle amoindrie par les multiples duperies prétendument rigolardes que propose l’auteur de bout en bout de son métrage.

Drôle à certains moments, prétentieux à d’autres, My name is Bruce prend des allures de bisserie décomplexée et se vautre principalement en raison de ses blagues qui s’apparentent plus à de la branlette humoristique forcée qu’à une véritable autodérision. Et pourtant, de ce marasme organisé, ressortent encore et toujours quelques répliques savoureuses entonnées par un Campbell aux mimiques hilarantes…


Critique de My Name is Bruce - Bruce for President !
Par : Quentin Meignant

Qui n’a jamais ri devant les facéties de Bruce Campbell lorsqu’il incarnait avec brio Ash, le héros de la saga Evil Dead ? Poser la question, c’est déjà y répondre. Et pourtant, malgré de nombreux fans restés fidèles malgré les années, l’acteur a toujours eu de la peine à se renouveler, semblant attaché à jamais au héros créé par Sam Raimi. Dès lors, après un détour par la réalisation de son piteux Man with the screaming brain, Campbell se devait de retrouver le rôle qui l’avait révélé aux yeux du grand public. Pour ce faire, il s’installa tant derrière que devant la caméra aux commandes de My name is Bruce, comédie basée sur le personnage qu’il avait incarné pour la dernière fois 15 ans plus tôt. Le thème même du film paraît être une sorte d’autobiographie : Bruce Campbell est un acteur honni par son public et par les médias qui, de surcroît est cocufié par son manager. Au bord du gouffre, accumulant les rôles pitoyables, l’acteur s’enfonce dans l’alcool et la dépression, jusqu’au jour où il est enlevé par des fans inconditionnels qui voient en lui leur sauveur. En effet, une entité maléfique décime leur village et Ash est le seul à pouvoir redresser la situation. Seul problème : Bruce Campbell n’est en rien Ash au quotidien !

A la lecture d’un tel pitch, les fans de la saga Evil Dead ne peuvent avoir dans l’idée que d’assister à un somptueux régal mené tambour battant par Bruce Campbell. Le cinéaste un brin inexpérimenté que ce dernier demeure se lance donc de manière délirante dans l’aventure. Après une ballade rapprochant plus l’œuvre de Mary à tout prix que d’Evil Dead, Campbell lance son métrage par une scène recelant tous les ingrédients utilisés plus tôt par Raimi : obscurité, brouillard exagéré, quelques travellings, bref, rien de neuf sous le soleil. Cette fidélité à l’excellent matériau de base exprimée, Ash ou plutôt ce qu’il en reste, fait son apparition : gras, libidineux, alcoolo et totalement déraisonnable, Bruce Campbell s’offre de manière caricaturale à son public. Critiquant ouvertement le monde du cinéma aussi bien que lui-même, le réal parvient à instiller une certaine dose d’humilité à son ensemble.

En effet, s’il paraît clair que son film provient d’un besoin égocentrique de faire parler de lui, Campbell n’hésite tout de même pas à s’égratigner plus qu’il n’en faut, le tout sur un ton humoristique particulièrement débridé. Cet humour sera d’ailleurs présent tout au long d’une œuvre tantôt lourdingue tantôt vraiment amusante qui, sans donner lieu à des séquences d’anthologie, fait travailler les zygomatiques plus qu’à leur tour. Hormis quelques lourdeurs scénaristiques et une love story pas vraiment indiquée, My Name is Bruce se déroule sans heurts particuliers tel une farce d’assez bon goût. Même si le métrage ne recèle aucune vista ni aucune prise de risque, il constitue un très bon divertissement jusqu’à un final à la hauteur des espoirs placés en Campbell.

Ce dernier n’a en effet pas déçu, à l’inverse de ce à quoi il nous avait habitué ces dernières années. Fable rigolarde et touchante, My name is Bruce est indéniablement placé sous le signe de la détente et de l’auto-dérision. Domaine dans lequel Campbell excelle visiblement…

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