Critique de film

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Max et les Maximonstres

"Where the Wild Things Are"
affiche du film

Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s'évade là où se trouvent les maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les maximonstres attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d'un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Max découvre vite toutefois que régner sur un royaume n'est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu'il ne l'imaginait au départ...

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Trailer - Max et les Maximonstres (2009)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Max et les Maximonstres - Monstrueux enfantillages
Par : Samuel Tubez
Tags : Monstres, Conte fantastique

Spike Jonze (Dans la peau de John Malkovich, Adaptation) qui adapte le célèbre album illustré de Maurice Sendak, ça n’est pas rien. Surtout que l’auteur de ce conte explorant les peurs enfantines (intitulé Where the wild things are en vo) coproduit la chose et que les Maximonstres en question proviennent du Jim Henson’s creature shop. De quoi réveiller l’enfant qui sommeille en chacun de nous.

Max est un jeune garçon fantaisiste et sensible mais aussi terriblement agité et têtu. Un soir, après s’être disputé avec sa mère, Max fait voile vers une mystérieuse terre habitée par des créatures aux émotions et comportements aussi volatils qu’imprévisibles. Très vite, l’enfant va être couronné roi et promet d’apporter le bonheur auprès de ce peuple pas comme les autres…

A la sortie de la projection de Max et les Maximonstres, on est dépaysé et séduit mais on ne peut hélas aussi cacher une légère déception. Spike Jonze livre ici une adaptation qui respecte l’univers créé par Maurice Sendak en empruntant tout le long du film le point de vue de l’enfant avec, en point de mire, son imaginaire. En résulte un film à la fois étrange et subtil, où les personnages adultes sont quasi-absents (Catherine Keener et Mark Ruffalo n’ont guère plus de cinq minutes de présence à l’écran) et s’effacent carrément pour faire place aux vagabondages et autres enfantillages d’un petit garçon incompris. Espiègle, sensible, solitaire,… chacune des créatures de Max et les Maximonstres sont intrinsèquement liées au jeune héros et en reflètent une part de sa personnalité. Des facettes qui ne seront hélas pas davantage fouillées, pas plus d’ailleurs que le côté obscur des monstres qui se contenteront juste de déclamer un « nous allons te manger » ou piquer une petite crise en brisant quelques arbres pour exprimer leur rage. Face à cette série d’éléments seulement effleurés au cours du récit, on reste sur notre faim lorsque Max retourne à sa maison et retrouve sa maman près de laquelle il dévore son souper « encore tout chaud », courte scène signifiant la fin du métrage. Néanmoins, d’ici là, on aura pu admirer les environnements superbement photographiés du pays des « Maximonstres » et surtout, les monstres eux-mêmes ! Ces gros nounours hybrides (mi-animaux mi-humains géants), conçus dans les ateliers du Jim Henson’s creature shop, nous ramènent avec émotion aux années 80 où les marionnettes faisaient partie intégrante de certains films (Dark Crystal et Labyrinthe en tête). Néanmoins, leur conception même, brillant alliage entre l’old school (animatronique et costumes) et les techniques actuelles (l’utilisation du numérique pour les expressions faciales), font de ces créatures des êtres à part dont l’existence à l’écran n’est jamais remise en question. Un joli petit tour de force technique qui, à l’écran, confère à une certaine poésie.

Spike Jonze, à défaut de nous offrir un film aussi tarabiscoté que ces deux précédents ouvrages (normal, ce n’est plus Charlie Kaufman à l’écriture), nous propose une agréable récréation avec cette adaptation de l’œuvre de Maurice Sendak. Techniquement au top et aussi singulier que son modèle papier, Max et les Maximonstres est une retranscription réussie qui manque toutefois d’un poil de profondeur et d’émotion pour convaincre totalement en tant qu’objet cinématographique.


Critique de Max et les maximonstres - Mal calibré
Par : Gilles Penso

« Max et les Maximonstres » est un classique de la littérature enfantine écrit et dessiné par Maurice Sendak en 1963. Au fil d’une trentaine de grandes illustrations légendées, Sendak y narre les aventures d’un petit garçon turbulent découvrant une île peuplée de grands monstres qui symbolisent les différentes facettes de sa personnalité. Cette belle métaphore trône aujourd’hui encore dans les bibliothèques des enfants du monde entier, et l’idée d’en tirer un film émergea un jour à Hollywood. Savoir Spike Jonze à la tête du projet avait de quoi titiller la curiosité, les deux films précédents du cinéaste (Dans la peau de John Malkovich et Adaptation) s’étant avérés particulièrement novateurs et atypiques.

Précédé d’une réputation très enthousiaste, Max et les Maximonstres version cinéma est pourtant une grosse déception, entraînant deux constats manifestes : le concept même du long-métrage était probablement une fausse bonne idée, et Jonze n’est au meilleur de sa forme qu’en compagnie du scénariste Charlie Kaufman, qui brille ici par son absence. Certes, le premier quart d’heure du film, décrivant les frustrations du jeune Max dans un environnement familial aimant mais trop distant à son goût, emporte l’adhésion grâce au naturalisme du jeune Max Records. Mais dès que notre héros prend la fuite pour partir vagabonder dans la forêt de son imagination, l’intrigue se met à patiner, refusant obstinément de se développer et d’évoluer. Car soyons clair : il ne se passe absolument rien sur l’île des Maximonstres, si ce n’est quelques gesticulations désordonnées, des batailles de boue et des promenades dans le désert. Et lorsque Max rentre finalement chez lui, le film exhale même une morale digne du plus pudibond des contes de Charles Perrault, qu’on pourrait résumer ainsi : « les enfants doivent être sages et rentrer dans le rang s’ils veulent apprécier la chaleur de leur foyer ». Nous qui classions Spike Jonze dans la catégorie des réalisateurs turbulents et marginaux, nous voilà quelque peu désarçonnés !

Formellement, Max et les Maximonstres présente tout de même l’avantage de nous offrir une galerie de créatures de toute beauté. Mixage de techniques à l’ancienne (des comédiens dans de magnifiques costumes animatroniques conçus par l’atelier Jim Henson) et d’effets visuels high-tech (des retouches numériques pour affiner l’expression de leur visage et leur donner des proportions colossales par rapport au petit garçon), ces monstres constituent le seul véritable intérêt du film et s’avèrent très fidèles à leurs modèles dessinés. Dommage que le cinéaste n’ait pas apporté autant de soin aux autres aspects fantasmagoriques de son œuvre, optant pour une mise en scène libre, en caméra souvent portée, et pour une bande originale typique du cinéma indépendant américain, autrement dit gorgée de musiquettes pour petites formations orchestrales et de chansons pop.

Refusant d’assumer le genre de son film en se camouflant sous des apparats « branchés », évitant les codes habituels du conte pour enfants dans le but de séduire les adultes, Spike Jonze se trompe finalement de cible et risque bien de passer à côté de son public…

Pour découvrir les critiques d’Herbert West, cliquez ici


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