Critique de film

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Massacre au camp d'été

"Sleepaway camp"
affiche du film

Un camp de vacances pour adolescents est le théâtre de divers attentats meurtriers.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Sleepaway camp - Un must des slashers 80’s
Par : Chroniqueurs
Tags : Slasher

Par Nicore

Bien souvent catalogué parmi les nombreux ersatz de Vendredi 13, ce Sleepaway camp (titré chez nous Massacre au camp d’été) n’en possède pas moins une intrigue bien plus intelligente que la moyenne, doublée d’une étude sur l’adolescence intéressante. Ceic étant posé, il faut avouer que c’est surtout sa dernière séquence qui permit au métrage d’acquérir une réputation flatteuse au point de devenir même "culte" pour certains.
Le script envoie un préadolescent et sa cousine dans une colonie de vacances qui va être le témoin de plusieurs "accidents" étranges et de meurtres perpétrés par un inconnu.

Après un générique saisissant promenant lentement la caméra dans ce camp de vacances déserté, la première séquence voit un père de famille et ses deux enfants être les victimes d’un accident causé par un hors-bord. Celui-ci est conduit par deux jeunes voulant effrayer une troisième qui faisait du ski nautique à leur suite. L’embarcation percute le bateau de la petite famille, tuant le père et l’un des enfants. Le métrage effectue alors un bond en avant de huit années pour nous présenter ses deux personnages principaux, Ricky et sa cousine Angela (que l’on devine être la rescapée de la séquence précédente), deux jeunes adolescents en partance pour une colonie de vacances et devant subir les dernières recommandations de la mère excentrique de Peter, avant que l’intrigue ne s’installe dans ce camp où nous suivons l’arrivée des jeunes.

Ensuite, le métrage s’attache décrire la vie de cette petite communauté, tout en s’intéressant particulièrement au cas d’Angela, celle-ci restant recluse, muette et ne participant à aucune activité, devenant de fait le souffre-douleur de ses "camarades". Seul un garçon semble attiré par la jeune fille. Rapidement, un premier "accident" survient, ébouillantant un cuisinier pervers qui avait quelque temps auparavant cherché à s’offrir les faveurs d’Angela lors d’une scène suggestive mais néanmoins osée et explicite sur les intentions du bonhomme. Un deuxième drame s’ensuit : un gamin s’étant moqué d’Angela de périr noyé après une promenade en bateau nocturne alors qu’un troisième est attaqué par un essaim d’abeilles jeté dans les toilettes dans lesquelles il a été enfermé par une main malveillante.

Etrangement, le métrage ne se focalise pas sur ces séquences mortelles comme la plupart des "slashers", la preuve en étant que l’ensemble ne céde jamais à la facilité du gore à outrance. Au contraire, Sleepaway camp se livre également à une analyse très vivante et réaliste de l’adolescence et des maux qu’elle engendre, entre amourettes, attitudes non naturelles de jeunes s’éveillant à la sexualité et cherchant ainsi à se mettre en valeur et bien entendu cette propension à trouver un bouc émissaire à dénigrer pour se sentir supérieur. Ce bouc (ou plutôt cette chèvre) est ici représentée par Angela qui doit subir moqueries et brimades de ses condisciples et surtout des demoiselles présentes dans le camp.

Si la première partie du métrage souffre quand même d’un rythme parfois défaillant et peut par moments sembler quelque peu longuet (la partie de base-ball, par exemple), un événement en apparence anodin et rentrant tout à fait dans l’étude des mœurs adolescentes va faire basculer le métrage et la présence meurtrière va accélérer le rythme pour massacrer allègrement et de façon plus directe les personnes ayant humilié Angela. Cette gradation amène vers cette terrible séquence finale, ahurissante et imprévisible, qui donne rétrospectivement encore plus de profondeur à l’ensemble tout en nous offrant un des twists les plus audacieux de cette période bénie pour les "slashers" nous obligeant à reconsidérer tout ce qui a été vu précédemment !

En plus, le métrage, s’il ne s’attaque pas de manière frontale au gore pur, est régulièrement très cru dans sa démonstration. Robert Hiltzik n’hésite pas à évoquer l’homosexualité ou encore à tuer non pas de jeunes adultes mais des enfants, ce qui replacé dans son contexte d’époque, est quand même largement audacieux, même si d’autres films avaient déjà ouvert la voie (le The burning de Tony Maylam, par exemple), et il faut aussi compter sur le climat régulièrement bien angoissant et entretenu de façon probante par le jeune réalisateur qui sait remarquablement semer le doute dans l’esprit du spectateur quant à l’identité du mystérieux assassin.

L’interprétation est convaincante, avec de jeunes acteurs crédibles, dont une Felissa Rose (qui ne reviendra devant la caméra que sur le tard pour profiter de l’aura acquise par ce film) terriblement persuasive dans le rôle d’Angela. La mise en scène du réalisateur est adaptée, certes parfois peu soutenue, mais gérant avec efficacité ses effets et notamment l’emploi d‘une caméra subjective efficace. Les effets spéciaux, œuvre du spécialiste Ed French, sont probants pour agencer le résultat de ces "accidents", et avancer ainsi quelques petits plans graphiques.

En définitive, ce Sleepaway camp soutient largement sa bonne réputation et se montre captivant de bout en bout et effroyable dans sa scène finale ! Un pur délice slasher des 80’s...


Critique de Sleepaway camp - Les jolies colonies de vacances...
Par : Chroniqueurs

Par : The Creeper

Attention, nous allons aborder un véritable film culte. Car cette expression largement galvaudée, puisque accolée à la moindre guimauve pétant tous les scores du box-office désignait avant tout des ovnis filmiques proprement hallucinant faisant la joie des spectateurs, des séances de minuit dans les glorieuses seventies.
C’est auréolé d’une aura sulfureuse que l’on entendait parler pour la première fois de Eraserhead de Lynch, de Pink flamingos de John Waters, The Rocky horror picture show ou des films de Jodorowski. Mais depuis qu’ils ont été récupérés et avalisés par une intelligentsia de festivals, ils ont quelque peu perdu de leur pouvoir transgressif. Non que je remette en cause les qualités de ces films demeurant à part mais c’est bien l’hypocrisie avec laquelle ces œuvres ont été institutionnalisées (après les avoir vilipendées des années durant) qui est affligeante.

Faut-il regretter que ces OFNIS soient accessibles au plus grand nombre ? Bien sûr que non. Au contraire même. Seulement elles n’ont plus ce pouvoir de fascination que leur rareté leur conférait.
Et quelle œuvre peut se targuer d’enflammer l’imagination de ceux n’ayant fait qu’en entendre parler, les contraignant à une fébrile attente d’une hypothétique édition dvd zone 2 digne de ce nom (car sans multizone ou payer un max pour une vieille VHS pratiquement introuvable, point de salut) ? Rien moins que le démentiel slasher de Robert Hiltzik, le bien nommé Sleepaway camp ou Massacre au camp d’été en français !!

Et si dans le cochon tout est bon, dans le slasher il faut surtout retenir 4 dates. 1974 : Black christmas de Bob Clark qui définit le concept.
1977 : sortie du chef-d’œuvre de Carpenter « Halloween » qui tout en le redéfinissant, donne au genre ses lettres de noblesses. 1980 : déboule Friday the 13 th de Sean S. Cunningham qui le pervertit en simplifiant et caricaturant les enjeux à outrance (et plus encore au cours des nombreuses, et pour la plupart dispensables, suites). 1983 : Sleepaway camp ou le slasher ultime. Allez, on peut mettre une 5 ème date, l’année 1997 qui a vu poindre les fossoyeurs du genre comme Scream (bien que quelques séquences soient à sauver) et surtout l’inéna(nar)rable Souviens toi l’été dernier. Mais revenons à nos colons et voyons le pitch :

Deux enfants, Peter et Angela, font du bateau avec leur père sur un lac. Un hors bord perd le contrôle et vient les percuter de plein fouet.
8 ans plus tard. Angela vit désormais chez sa tante et son cousin Ricky. Tous les deux partent pour un camp de vacances. Toujours traumatisée par l’accident, Angela ne cause qu’à son cousin. Elle provoque l’énervement des autres filles car elle ne pratique aucune activité. Alors qu’elle risque de se faire violer par le cuisinier, son cousin Ricky arrive à temps. Peu de temps après, le cuisinier se fait assassiner alors qu’il préparait un bac d’eau bouillante. Angela devient le souffre-douleur des autres enfants du camp qui n’arrêtent pas de l’embêter, excepté Paul, un jeune garçon qui succombe à son charme. Bientôt, d’autres meurtres affreux se produisent dans le camp. Les victimes sont toujours des personnes qui ont ennuyé Angela peu de temps avant...

Ok, là vous vous dites : c’est du foutage de gueule ! C’est rien qu’un énième ersatz de Vendredi 13 ! Etc…
Je vous l’accorde, ça s’annonce mal. Pourtant c’est un véritable festival de meurtres plus imaginatifs et barbares les uns que les autres. En prime, il y a un sous texte sur les difficultés inhérentes à l’adolescence et a fortiori après une enfance aussi traumatisante, sans parler du sous texte ouvertement homosexuel sous-tendant tout le métrage.
Vous me direz, cela n’en fait pas pour autant un chef-d’œuvre.
Ultime argument, la fin et surtout le plan final sont aussi malsain que terrifiant. Et je pèse mes mots. Attention séquence dite de « la madeleine de Proust » :
A l’époque, j’ai eu la chance de découvrir ce film sur la 6ème chaîne (pas encore dénommée M6, c’est dire si ça date !) en deuxième partie de soirée. C’était l’été 1987 ou 1988, peu importe, à quelques jours de partir en camp de vacances ! Alors âgé de 13 ou 14 ans j’étais parti pour voir un sous Vendredi 13 et donc passer une soirée tranquille et fun (ouais, déjà à cet âge j’avais une conception bien particulière d’une soirée réussie). Déjà passablement émoussé par la succession des meurtres et une tension allant crescendo, le twist final m’a littéralement pétrifié. J’ai dû rester une bonne minute la mâchoire pendante me répétant intérieurement « mais c’est quoi ce film de malade ?! ».

Rien mais alors absolument rien ne vous préparera à cette révélation finale. Vous avez beau être éduqués par des films tels que 6ème sens ou Saw, la sauvagerie qu’il induit vous marquera. Bien évidemment ce n’est pas le seul intérêt du film. Hiltzik jouant à merveille l’alternance des horreurs psychologiques infligées à la mutique Angela et celles en représailles à la communauté qui l’a persécutée. Un récit qui s’articule entièrement autour de ce personnage angélique, et d’une réelle perversité puisqu’à force de compassion pour ce personnage maltraité de la sorte, le spectateur en viendra à applaudir les meurtres qui ensanglanteront le camp.
Voilà le genre de film que l’on prend en pleine gueule, qu’on met un petit moment à digérer et après lequel on remercie le réalisateur pour cette émotion intense !

Un pur moment de bonheur que ne réitéreront pas les quelques suites mises en chantier par la suite et qui s’apparenteront à de simples ersatz de slasher bas de gamme.
Robert Hiltzik homme d’un seul film ? Mais alors, quel film !

Commentaires sur le film

mauvais récit

0 etoiles

il faut savoir que la fille angela est en fait le petit garçon rescapé. Pour ne pas avoir un autre garçon dans la famille de la tante, on a transformé le garçon en Angela. Donc ce n’est pas la fille la rescapée comme vous dites.

31 mai 2011 à 11:05 | Par the genius

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

N’empêche, il faut chercher à se compléter soi-même !

Donc :
(1) un "pitch" se dit "un argument", terme qui vaut aussi bien pour le théâtre, le cinéma ou la littérature.
(2) un "twist" se dit "un rebondissement" ou "un coup de théâtre". Pourquoi quand la langue française dispose d’au moins deux expressions adéquates, aller chercher des termes anglais superflus que d’ailleurs beaucoup ne comprendront pas ? Et pour rappel, le français est seule langue de la République française.

Enfin, au lecteur the genius" : pseudo fort mal choisi en vérité car vous mettez les pieds dans le plat alors que les chroniqueurs ont gentiment essayé de ménager le suspens à destination de ceux qui voudraient voir le film... sans qu’on leur dévoile le pot-aux-roses.

12 novembre 2016 à 18:11 | Par Stanislas au Japon

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

N’empêche, il faut chercher à se compléter soi-même !

Donc :
(1) un "pitch" se dit "un argument", terme qui vaut aussi bien pour le théâtre, le cinéma ou la littérature.
(2) un "twist" se dit "un rebondissement" ou "un coup de théâtre". Pourquoi quand la langue française dispose d’au moins deux expressions adéquates, aller chercher des termes anglais superflus que d’ailleurs beaucoup ne comprendront pas ? Et pour rappel, le français est seule langue de la République française.

Enfin, au lecteur the genius" : pseudo fort mal choisi en vérité car vous mettez les pieds dans le plat alors que les chroniqueurs ont gentiment essayé de ménager le suspens à destination de ceux qui voudraient voir le film... sans qu’on leur dévoile le pot-aux-roses. Vous remportez donc le pompon du parfait crétin qui se croit plus intel

12 novembre 2016 à 18:11 | Par Stanislas au Japon

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

N’empêche, il faut chercher à se compléter soi-même !

Donc :
(1) un "pitch" se dit "un argument", terme qui vaut aussi bien pour le théâtre, le cinéma ou la littérature.
(2) un "twist" se dit "un rebondissement" ou "un coup de théâtre". Pourquoi quand la langue française dispose d’au moins deux expressions adéquates, aller chercher des termes anglais superflus que d’ailleurs beaucoup ne comprendront pas ? Et pour rappel, le français est seule langue de la République française.

Enfin, au lecteur the genius" : pseudo fort mal choisi en vérité car vous mettez les pieds dans le plat alors que les chroniqueurs ont gentiment essayé de ménager le suspens à destination de ceux qui voudraient voir le film... sans qu’on leur dévoile le pot-aux-roses.

12 novembre 2016 à 18:11 | Par Stanislas au Japon

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