Critique de film

Massacre à la tronçonneuse 2

"The Texas Chainsaw Massacre 2"
affiche du film
  • Genre : Horreur – Slashers
  • Année de production : 1986
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Tobe Hooper
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h29
  • Budget : 4,7 millions de dollars
  • Scénariste : L.M. Kit Carson, Kim Henkel
  • Musique : Tobe Hooper, Jerry Lambert
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  • Bande annonce
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  • Casting : Dennis Hopper, Caroline Williams, Jim Siedow, Bill Moseley, Bill Johnson, Ken Evert, Harlan Jordan, Kirk Sisco, Barry Kinyon, Chris Douridas
  • Récompenses : Prix de la meilleure actrice pour Caroline Williams, lors du Festival international du film de Catalogne 1986.

    Nomination au prix du meilleur film, lors du festival Fantasporto 1989

La jeune Vantia Block est harcelée par Leatherface et sa famille de cannibale alors que le Marshall du Texas les pourchasse.

Les critiques à propos de ce film

Massacre à la tronçonneuse 2 - Triste suite…
Par : Quentin Meignant


Tobe Hooper a décidé, 12 ans après son premier opus légendaire, d’offrir une suite à Massacre à la tronçonneuse. L’idée en soi a de quoi séduire car le succès et le culte voué au premier épisode de la saga a été et est toujours sans limites ! Le problème de ce métrage est sans doute qu’il est une suite monotone et sans surprise du premier épisode. Il eût sans doute rencontré beaucoup plus de succès s’il avait été le premier de la bande ! De plus, on ne peut pas dire que Tobe se soit foulé pour nous donner une vision de ce plutôt piètre spectacle !

Bien sûr, il reste de gros points positifs, comme, par exemple, le fait que l’histoire a été mise en parallèle avec l’avancement du calendrier. En effet, l’action de ce deuxième épisode, tourné 12 ans plus tard, se déroule 13 ans après l’action du premier. Ceci a sans aucun doute été réalisé dans l’espoir d’impliquer le spectateur de l’époque dans le mouvement du film et la cruauté de son époque. Relevons aussi comme point positif le superbe maquillage (surtout celui de « Grandpa ») signé par l’inimitable Tom Savini (Le Jour des Morts-Vivants, Zombie, Martin, Vendredi 13,…). Un maquillage sans faille et réalisé avec un immense talent par un grand monsieur du cinéma !

La photographie quant à elle est la grande innovation de cet épisode : là où le premier pouvait paraître sombre et flou, le deuxième est lumineux et malgré tout glauque à souhait ! Les décors sont bien réussis si ce n’est que, parfois, on a l’impression que le réalisateur a voulu trop en faire en nous plongeant un peu trop dans un monde horrifique peuplé de crânes et squelettes. Notons aussi la très bonne prestation de Jim Siedow, déjà présent dans l’opus précédent.

Malgré la faiblesse générale d’un scénario bâclé et mal ficelé, certaines scènes resteront sans aucun doute cultes. Nous pensons notamment à Leatherface qui met un masque (peau de visage découpée) à l’héroïne ou encore au baiser arraché par le premier nommé à la seconde. Pour le reste, Hooper nous livre un film aux portes de la comédie tellement il peut paraître risible !

L’ensemble de l’œuvre est à oublier juste à cause des imperfections du scénario : un agent de police (Dennis Hopper), héros du métrage, trottine dans tous les coins pendant toute la deuxième partie, une tronçonneuse à la main et des répliques dignes du vaudeville. Ainsi, quand il parvient à se venger de la famille cannibale, il lâche tout naturellement : « Je suis le Prince des moissons célestes ». Quel rapport ? Pourquoi ? Comment ? A-t-on bien entendu ? Autant de questions que l’on se pose tout au long du film tellement les dialogues et le scénario sont exécrables !

Ce n’est pas tout, le jeu d’acteurs, à l’exception de Jim Siedow, est réellement catastrophique ! Caroline Williams, pourtant primée à Sitgès pour ce rôle, est tout simplement horripilante à cause de ses cris hystériques et vides de sens ! Soyons clairs, nous aimons les cris mais quand ils ne sont pas décalés par rapport aux actions horrifiques ! Le dénouement est complètement affolant avec une bataille à la tronçonneuse entre Leatherface et Lefty et une course poursuite entre Chop Top et Stretch. Et comme par hasard, les « gentils » gagnent ! Mais que c’est beau tout ça…

Bref, une suite qui n’arrive pas à la cheville de sa grande sœur. Les fans apprécieront (peut-être !), les autres zapperont !


Oeuvres liées :

Massacre à la tronçonneuse (1974)
Massacre à la tronçonneuse 3, Leatherface (1990)
Massacre à la tronçonneuse nouvelle génération (1994)
Massacre à la tronçonneuse (2003)
Massacre à la tronçonneuse : le commencement (2007)

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