Critique de film

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Maison de Dracula (La)

"House of Dracula"
affiche du film

Le comte Dracula se rapproche du Dr Edelman afin de se débarrasser des effets du vampirisme. Mais ce n'est qu'une ruse pour se rapprocher de la belle assistante du docteur et la convertir en vampire. Pendant ce temps, Larry Talbot cherche à rencontrer ce docteur, lui qui souhaite sincèrement guérir de sa lycanthropie...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La maison de Dracula - A chacun sa dernière demeure
Par : Damien Taymans

La maison de Dracula marque la fin d’une époque. Sentant de plus en plus le soufre, les films d’épouvante des studios Universal peinent depuis le début de la décennie à offrir quelque chose de nouveau à leur public. Déjà, Frankenstein rencontre le loup-garou et La maison de Frankenstein témoignaient de l’essoufflement progressif des sagas monstrueuses, les scénaristes optant désormais pour des histoires qui réunissent dans un même décor plusieurs créatures monstrueuses. La maison de Dracula reprend un canevas similaire (puisqu’y évoluent le loup-garou alias Larry Talbot, le comte Dracula et le monstre de Frankenstein) et lui adjoint l’inévitable figure du savant-fou qui, dans la pénombre de son laboratoire, entend résoudre les peines de cœur du lycanthrope, les carences sanguines du noble vampirique et les désagréments physiques de son assistante.

Médecin omnipotent, le docteur Edlemann (brillamment interprété par Onslow Stevens) tient le haut de l’affiche face à cette galerie des monstres réduits à de simples faire-valoir. Dracula (à nouveau campé par le maniéré John Carradine) n’est que le vecteur d’une abomination qui tarde à éclater, Larry Talbot traîne lamentablement son pathos tandis que la créature de Frankenstein ne bénéficie que de deux très minces apparitions tout à fait inutiles. Œuvre-testament d’un âge d’or qui s’étiole doucement, La maison de Dracula se révèle rapidement poussif. Le script, rédigé par Edward Lowe Jr., déjà auteur de celui de La maison de Frankenstein l’année précédente, malgré un fil rouge plus palpable que dans les dernières variations fantastiques d’Universal, s’éparpille fréquemment à force de courser plusieurs lièvres à la fois. L’intrigue centrale, unissant Dracula et le docteur qui scellent un pacte étrange, se voit dès la moitié de l’œuvre remplacée par la cure de Larry Talbot avant que celui-ci ne disparaisse partiellement au profit de la contamination vampirique du médecin. En résulte une expérience de haute voltige scénaristique que ne parvient pas à maintenir dans les rails Erle C. Kenton, pourtant familier de ces melting-pot monstrueux pour avoir réalisé La maison de Frankenstein avec une bonne partie de l’équipe. Bancale et embrouillée, la narration bénéficie cependant d’un rythme trépidant proprement vaudevillesque sur lequel se croisent et se recroisent des créatures qui ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes.

Transition douceâtre pour les absurdes confrontations entre monstres mythiques et les deux nigauds que sont Abbott et Costello, La maison de Dracula sonne définitivement le glas des productions d’épouvante en ces années 40, largement dominées par le genre western avant que la science-fiction ne prenne le relais lors des 50’s. Le métrage de Kenton entretient pourtant encore aujourd’hui la nostalgie d’une époque bénie qui s’éteint religieusement, emportant avec elle les talents de Jack Pierce, Lionel Atwill et Lon Chaney Jr.

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