Critique de film

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Main sur le berceau (La)

"The Hand That Rocks the Cradle"
affiche du film

Peyton Flanders a fait une fausse-couche a la suite du suicide de son mari. Mentalement dérangée, elle change de nom et se fait embaucher comme babysitter chez les Bartel, qu'elle estime responsables de son malheur...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La main sur le berceau - La nurse
Par : Damien Taymans

Ah, les années 90 et sa compilation de thrillers domestiques à la musique sans équivoque et sa moralisation douteuse. La Main sur le Berceau est indiscutablement un film de son époque, baignant dans le puritanisme le plus abject. Jugez plutôt : une famille d’Etats-Uniens moyens se gargarise de son confort et de la solidité du cocon qu’ils ont patiemment confectionné. Mais, sous le vernis, le tableau présente quelques craquelures. Tirant minutieusement sur chacune des écailles, la nounou d’enfer fait imploser la confiance et, du même coup, ressurgir les secrets. A ce jeu, le script de fin d’études d’Amanda Silver (Relic, Rise of the Planet of the Apes) n’est qu’une nouvelle illustration de l’entêtement d’une industrie hollywoodienne allergique à la moindre excentricité. D’œuvre en œuvre, la recette n’évolue pas d’un iota, le marionnettiste manie sans surprise les mêmes ficelles : un corps étranger creuse son propre nid dans celui des autres et, refusant le simple commensalisme, triture la structure présente, brindille par brindille, jusqu’à son anéantissement total.

La menace ne saurait se montrer trop évidente : le jeu de dupes est étiré à l’ensemble du récit. La sublime Rebecca de Mornay destitue sa rivale de son statut de mère en prêtant son sein au nourrisson puis expédie sur le bas-côté les ornières qui se présentent sur son chemin (l’attardé ne tarde pas à être renvoyé pour d’obscurs soupçons, au même titre que la meilleure amie - incarné par Julianne Moore alors inconnue - sur laquelle planent quelques doutes). Puis, survient dans le dernier acte, l’unique chance de rédemption pour la torturée de service qui lutte pour re-conquérir l’Eden perdu et retrouver ses proches dont elle s’était inconsciemment éloignée (la serre et ses multiples excroissances végétales, lieu d’abandon qui sépare Claire Bartel de ses obligations familiales).

Au bout du compte, La Main sur le berceau aura été le reflet de ce sous-genre téléfilmique caractéristique des 90’s, dans la lignée des Fenêtre sur Pacifique et J.F. recherche appartement. Deux décennies plus tard, il se pose comme un habile "home invasion" porté par la seule Rebecca de Mornay bien mise en valeur par la mise en scène pourtant académique de Curtis Hanson (8 mile, LA Confidential).


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