Critique de film

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Magicien d'Oz (Le)

"The Wizard of Oz"
affiche du film

Dorothy, jeune orpheline, vit chez son oncle et sa tante. Tout irait pour le mieux si l'institutrice ne détestait pas son chien. C'est alors que Dorothy fait un rêve où elle se trouve transportée au royaume magique des Munchkins à la rechercher de son chien. Les Munchkins sont des nains protégés par la bonne fée du Nord mais menacés par la méchante fée de l'Ouest. Pour retrouver son chien, Dorothy doit s'emparer des chaussures rouges de la mauvaise fée et aller voir le magicien d'Oz dans son palais d'Emeraude... Un monument du cinéma !!!

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Le magicien d’Oz - Dorothy au pays des merveilles
Par : Damien Taymans
Tags : Sorcellerie, Conte fantastique

Publié en 1900, Le magicien d’Oz émanant de la plume de L. Frank Baum contient déjà en lui les germes d’une future transposition sur grand écran. Sauf que le cinéma, alors encore au stade du balbutiement, ne constitue alors qu’une curiosité qui tend doucement à se développer en parallèle de l’univers théâtral donc il emprunte les codes et le fixisme, n’exploitant toujours pas la capacité cinématique que permettent le projecteur et ses multiples améliorations. En 1902 naît une comédie musicale éponyme qui gagnera un succès rapide l’emmenant sur les planches de Broadway. Il faudra attendre 1908 pour que les personnages créés par Baum et largement développés depuis dans les nombreux compléments littéraires fournis depuis par l’auteur ne connaissent la joie de la toile blanche. Une adaptation qui en entraînera de nombreuses autres sous l’ère du muet aujourd’hui perdues dont seule subsiste la version de 1925 dans laquelle on retrouve Oliver Hardy du célèbre duo de comiques.

Louis B. Mayer décide de créer à son tour, à partir de l’œuvre gigantesque de Baum, une superproduction dont seule la grande Hollywood a le secret, une fable enfantine calquée sur Blanche-Neige et les sept nains échafaudé deux ans auparavant par le savant créateur d’univers qu’est Walt Disney. Pour ce faire, il convoque le gratin des techniciens alors à sa portée : Mervyn Le Roy occupe la chaire de producteur tandis que Richard Thorpe, cinéaste émérite des aventures d’un Johnny Weissmuller en pleine jungle pour le compte de la MGM, est appelé à la réalisation. Mais le tournage du métrage s’avère riche en rebondissements et pas une journée ne se produit sans heurts. Des mésaventures qui auront tôt fait d’alimenter les légendes urbaines largement amplifiées par des ragots et rumeurs qui vont bon train dans les couloirs hollywoodiens. Après une quinzaine de jours de tournage, LeRoy, insatisfait des rushes, remercie Thorpe qui est remplacé par Cukor. Celui-ci a tout juste le temps de donner une nouvelle orientation à l’œuvre qu’il est déjà rappelé par Selznick pour rejoindre le plateau d’Autant en emporte le vent. Finalement, le projet échoit dans les mains expertes de Victor Fleming, fervent admirateur du roman qui semble avoir une vision similaire à celle de son producteur. Il faudra enfin compter sur King Vidor qui apportera également sa pierre à l’édifice en dirigeant la séquence où Judy Garland entonne son Over the rainbow, scène qui se voit ajoutée au montage final deux jours avant la présentation officielle du film au Grauman’s Chinese Theatre sur Hollywood Boulevard.

Le magicien d’Oz, en outre d’une paternité assez complexe, fut le théâtre de nombre d’accidents durant son tournage. Margaret Hamilton, l’interprète de la Méchante sorcière de l’Est, est brûlée au deuxième degré suite à l’interaction de fumées toxiques et de son maquillage composé à base de cuivre. Jack Haley qui campe L’homme de fer se voit quant à lui asphyxié par la poudre d’aluminium qui recouvre son visage. Les nains Munchkins sèment la zizanie sur le plateau et déversent sur l’équipe technique leurs sautes d’humeur provoquées par une ingestion continue d’alcool. Une genèse compliquée qui dote le métrage d’une aura mystérieuse que les contemporains n’ont cessé d’accentuer en attribuant nombre d’anecdotes plus capillotractées les unes que les autres. Des anecdotes aussi diverses et hyperboliques que les nombreuses et variées interprétations politiques dont souffrira l’œuvre dès sa sortie. Symbole de la société américaine pré-1900 selon le professeur en sciences économiques Littlefield (le magicien campant un McKinley absurde tandis que la sorcière représente le pouvoir des banques opprimant les prolétaires dont l’Epouvantail et l’Homme de fer sont les plus crédibles représentants) ou de la dérive hitlérienne pour d’autres (difficile tout de même de voir les traits d’Adolf sous le maquillage verdâtre de la sorcière), Le magicien d’Oz nourrit une avidité explicative et interprétative toujours pas atténuée.

Pourtant, l’œuvre bâtarde que Fleming partage avec quelques collaborateurs malheureux se passe aisément de toute interprétation pour ne subsister que pour et par elle-même et constituer au final l’un des spectacles les plus éblouissants de cette première moitié de siècle. Un spectacle à la moralisation certes naïve, œuvre familiale oblige, qui compile purement et simplement personnages attachants, décors fantasmés, mélodies entraînantes et recourt à un Technicolor d’autant plus tape-à-l’œil qu’il est opposé au sépia de l’entame du métrage. Une distinction chromatique amenant à l’éternelle symbolisation de l’american dream que constitue la Cité D’Emeraude, sorte de New York onirique (la verticalité du bâtiment l’atteste) où la quête de chacun devient possible et où l’accomplissement de soi n’est plus un leurre.

Illusoire et candide, cet univers n’en constitue pas moins un paradis perdu qui touche l’âme d’enfant sommeillant en chaque adulte et émerveille encore et toujours, même soixante-dix ans après sa création, les marmots pourtant shootés aux Pokemon et autres japonaiseries tendance Nickelodeon.

Commentaires sur le film

le magicien d’oz

0 etoiles

20 février 2009 à 13:02
Au cinéma Le Studio

5 etoiles

Ce films sera programmé au cinéma Le Studio, au Havre, en février 2010. Horaires sur www.cinema-le-studio.fr

9 septembre 2009 à 12:09 | Par Le Studio

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