Critique de film

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Machete Kills

"Machete Kills"
affiche du film

Machete, ex-membre de la police fédérale mexicaine que la soif de vengeance a transformé en un tueur redoutable, est recruté par le gouvernement US pour une mission impossible qui sera de s’offrir la tête d’un leader de cartel et celle d’un milliardaire dealer d’armes excentrique dont l’un des plans fous consisterait à créer le chaos sur terre en positionnant des armes dans l’espace..

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Trailer - Machete Kills (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Machete Kills - Lame de fond
Par : Seb Lecocq

La carrière de Robert Rodriguez est un bug, un accident, une anomalie. Cet homme n’aurait jamais dû réaliser de films autres que pour ses amis. Pourtant, il est bien présent sur le devant de la scène depuis plus de vingt ans. Parce Robert, s’auto-produit, livre des œuvres qui ne coûtent pas cher, rapportent un peu d’argent, occupe mille postes sur chacun de ses projets et est un mec cool. Le genre de réalisateur qui joue de la guitare ou joue à la Playstation sur le plateau de tournage. Le genre de gars avec qui tout le monde a envie de devenir copain. Et Robert n’est pas copain avec n’importe qui mais avec Quentn Tarantino et Franck Miller. C’est de cette coolitude presque dilettante qu’il tire sa force. C’est aussi sa plus grande faiblesse. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec un film de Robert Rodriguez. L’homme est capable de livrer de très solides séries B (Desperado, Une Nuit En Enfer, The Faculty, Planète Terror) mais aussi d’horribles navets. Machete Kills s’inscrit malheureusement dans la seconde catégorie.

Le personnage est apparu pour la première fois dans une des bandes-annonces du projet Grindhouse. Suite à la réaction plus qu’enthousiaste des fans, le bon Robert décide d’en faire un long-métrage. Grisé par le succès du film, il réalise une suite : Machete Kills qui nous intéresse aujourd’hui. Déjà, sortir Machete de sa bande-annonce était une mauvaise idée. Machete n’est pas un personnage, c’est un concept, une idée que le scénariste-metteur en scène a conservé tel quel. Le personnage n’existe pas, il ne vit que par son nom et son arme qui sont d’ailleurs identiques. Machete Kills reprend la recette du premier film et en exacerbe les grandes lignes : du nawak, des punchlines, des petites pépées et des caméos en pagaille. Sur le papier, tout ça semble bien fun mais à l’écran le projet tourne très vite au désastre, en grande partie à cause de son réalisateur et de son dilettantisme légendaire. Machete Kills n’est ni plus ni moins qu’un film de potes, tourné dans un terrain vague industriel désaffecté, sauf que quand tes potes s’appellent Mel Gibson, Jessica Alba, Amber Heard, Antonio Banderas ou Michelle Rodriguez, les portes des cinémas ne font pas que s’entrebâiller. Rodriguez l’a bien compris et donc, n’a même pas pris la peine de tourner un film. Il a simplement mis en boîte les performances de comédiens cabotins.

Tout dans ce film est raté. Le scénario est d’une rare indigence. Le n’importe quoi demande beaucoup d’application et de travail, deux qualités que ne possède pas Rodriguez, ce qui donne un enchaînement de scènes sans grand intérêt. La photographie signée là aussi Robert Rodriguez est hideuse, plate, sans aucun relief. Esthétiquement, c’est à peine du niveau de plus cheap des Asylum. La mise en scène démontre un je m’enfoutisme total de la part de son réalisateur. Aucune idée, aucun rythme, aucune prise de risque, aucune cohérence. On frôle le néant le plus total tant le Mexicain se contente de planter sa caméra et de laisser tourner tel un Miike des mauvais jours. De surcroît, le métrage est long, bancal et très mal rythmé si bien qu’on passe plus de temps à regarder sa montre qu’à essayer de s’intéresser mollement à ce qui se passe sur l’écran. Pour noyer le poisson, Machete nous ressort ses « Machete don’t text » à toutes les sauces : « Machete don’t tweete » « Machete don’fail ». Ce qui rend agaçant un gimmick, à la base, sympathique : Machete Kills est le film du renoncement pour son metteur en scène.

Machete Kills est un échec total, une catastrophe, un accident industriel symbolisé par le pauvre Danny Trejo qui fait plus pitié que peur lorsqu’on le voit peiner à courir dix mètres. Il rappelle tristement le Charles Bronson vieillissant du Justicier Braque les Dealers. Pour corser le tout, Rodriguez ne parvient pas à l’iconiser car Trejo (très petit) est systématiquement entouré d’acteurs beaucoup plus grands que lui, ce qui accentue sa faiblesse physique. En outre, le personnage-titre ne fait pas grand-chose dans le film si ce n’est s’échapper en claudiquant pendant que des hommes de mains armés de mitrailleuses le ratent dans un couloir. Ce film est d’une tristesse totale. Même pas une paire de seins ou de fesses pour sauver l’honneur. Non. Rien du tout. Un désastre. Une série B pour ceux qui n’aiment pas le Série B. Et le pire reste à venir. Rodriguez a prévu un troisième épisode…dans l’espace. On n’a pas vraiment hâte de voir les amis de Robert s’ébrouer dans des costumes d’aluminium entre deux portes en polystyrène. Oh non, on n’a pas du tout envie de voir ça.


Commentaires sur le film

Il ne traque pas, il braque !

0 etoiles

Le titre exact du film que vous mentionnez dans la conclusion est "Le Justicier BRAQUE les dealers" ^-^ (dans lequel Danny Trejo jouait d’ailleurs un petit rôle)

6 octobre 2013 à 14:10 | Par Kneel before Zod
Enorme

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Il faut voir ce film au second degré. Il ne se prend pas au sérieux, c’est un délire cinématographique assumant son côté série B et nanard de haut vol.
Je suis allé le voir avec des amis et on a applaudi à la fin tellement c’était jubilatoire, j’en ai pleuré de rire. Bien évidemment pour les intellos bobos parisiens très premier degré qui croyaient voir un film d’action stylisé, ce film est une daube mais pour ceux qui aiment le délire , qui comprennent le second degré et qui se disent q’un film ce n’est pas que de la technique mais aussi du divertissement, ce film est énorme. Et la bande annonce du 3ème m’a donné l’eau à la bouche.

31 octobre 2013 à 06:10 | Par elfab
En orbite

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

C’est de la grande rigolade décontractée du zgeg, un film qui suit une courbe croissante et ininterrompue dans le délire jusqu’à une apothéose de n’importe quoi totalement jubilatoire.
C’est effectivement un nanar, mais c’est un nanar jouissif à des années lumières des daubes totalement standardisées et boursouflées de SFX qu’on nous sert à la chaîne depuis quelques années (depuis Matrix pour être précis.) Enfin un peu d’air !

10 février 2014 à 22:02 | Par Melusham

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