MIDNIGHT MOVIE de Tobe Hooper

25 juillet 2011 | Par : Damien Taymans |

Titre Midnight movie

Auteur Tobe Hooper

Année 2010

Genre Horreur

Editeur Michel Lafon

Année d’édition 2011

Note 6/10

Résumé

Un réalisateur de films d’horreur, Tobe Hooper, assiste à la projection de son premier film lors d’un festival de seconde zone. Ce film oublié, écrit et tourné par Tobe lorsqu’il avait quinze ans, n’a jamais été projeté en public. Très vite, les spectateurs sont victimes de phénomènes étranges, effrayants, à la limite de l’inconcevable. Leurs amis sont également touchés. Et les amis de leurs amis... Le phénomène se propage à toute vitesse, et les cadavres s’accumulent dans l’Amérique entière. Tobe Hooper comprend alors que, pour arrêter cette épidémie, il devra remonter aux origines de ce film maudit, ce film qu’on n’aurait jamais dû projeter à minuit.

L’une des icônes du cinéma d’épouvante, Tobe Hooper, géniteur du définitivement classique Massacre à la tronçonneuse, retourne dans les quartiers mal famés d’Austin pour assister à la projo d’un film qu’il a tourné avec une bande de potes étant ado. Quasi purement fictionnel (l’épisode de la mort de son meilleur pote et de sa perte de mémoire relève de l’autobiographie, tout comme d’autres éléments épars, comme la constitution du crocodile lors du tournage de destiny express), Midnight movie évoque sur le ton de l’humour les relations qu’entretient le réalisateur avec les gros pontes hollywoodiens et le monde des geeks, fans hardcore de son "ultime chef-d’œuvre". L’élément déclencheur du bouquin réside dans la projection du premier long de Hooper, Eggshells, au festival SXSW d’Austin.

La part fictionnelle adopte les atours d’une compilation de coupures de presse, d’échanges de courriers et d’emails, de tweets, Hooper et son complice Alan Goldsher s’attachant à décrire la pandémie via toutes les nouvelles technologies, à la manière de la stigmatisation de la blogosphère du Diary of the dead de Romero. Côté références cinématographiques, les auteurs puisent plutôt chez Nakata et son Ring (d’ailleurs cité tel quel dans le roman) puisque la bande gangrène les spectateurs qui l’ont vue et, par la suite, contamine la plupart des êtres qui les entourent. L’originalité du récit tient dans sa construction qui, à force de courser un nombre incalculable de lièvres simultanément, finit par rendre la lecture plutôt pénible et dans la diversification des symptômes (l’un disparaît chaque nuit pour ne réapparaître que le lendemain matin tandis que des filles développent des appétences sexuelles proches de l’addiction).

Le Destiny Express, après de nombreux mous et remous rendant le voyage parfois longuet voire inintéressant, amène finalement le lecteur à quai. En somme, Midnight movie trouve un alter ego parfait dans la filmo de son créateur avec The funhouse, train-fantôme au parcours rempli de cahots.

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