Critique de film

Hammer - Les Deux Faces du Démon

"The Two Faces of Evil"
affiche du film
  • Genre : Horreur – Démons, diables
  • Année de production : 1980
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Alan Gibson
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 50 minutes
  • Scénariste : Ranald Graham
  • Musique : Paul Patterson
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Anna Calder-Marshall, Gary Raymond, Pauline Delaney, Philip Latham, Jenny Laird, Paul Hawkins, William Moore, Jeremy Longhurst, Brenda Cowling, Mark Savage, Malcolm Hayes.
  • Récompenses : Aucune

Janet, Martin et leur fils David sont sur la route des vacances. En chemin, ils prennent un auto-stoppeur sans se douter que leur existence va changer.... L'enfer va commencer!

Les critiques à propos de ce film

Les deux faces du démon (Hammer) - Encore un film marquant !
Par : Quentin Meignant




Alan Gibson, après avoir réalisé Le Cri, nous propose un concept totalement différent. Contrairement à son premier métrage de la série, il nous plonge dans une atmosphère et un scénario diaboliques, fantastiques. Nous assistons à un véritable déchaînement d’un démon envers une famille tout ce qu’il y a de plus normale. La qualité est une nouvelle fois bien présente à tous points de vue dans cet opus et Gibson s’érige en maître du frisson. Il est dommage qu’on n’ait jamais accordé plus de crédit à ce réalisateur pétri de talent.

En effet, aucun véritable défaut n’est à relever dans cette oeuvre un peu plus conventionnelle que les deux premiers opus de la série Hammer : La maison de tous les cauchemars. Nous assistons tout simplement à une petite perle du genre dont Alan Gibson maîtrise parfaitement le format (50 minutes). Il impose sur un rythme effréné une histoire plutôt stressante et multiplie les plans de qualité. Les gros plans du doigt des démons sont pour ainsi dire irréprochables.

Notre coeur chavire totalement lorsque nous constatons l’effet de caméra de la scène de la grange. Dans un même plan, nous voyons Janet s’enfermer dedans et Martin qui arrive au loin. L’impression que laisse ce plan est spectaculaire et ne peut laisser personne indifférent. Ces effets servent un scénario particulièrement efficace qui pourrait être considéré comme une petite révolution dans les films de démons. La mise en scène est de qualité supérieure et certaines scènes nous font frissonner. Ainsi, la scène tournée dans la grange est sans doute l’une des meilleures scènes de l’année 80. A ce moment pile, le réalisateur nous démontre son immense talent et nous laisse face-à-face avec notre stress.

La musique n’est par contre pas toujours au top et rend certaines scènes plutôt abrutissantes. Mais là où le bât blesse, c’est surtout au niveau du casting. La prestation d’Anna Calder-Marshall est affolante de médiocrité. Cette femme court la moitié du métrage comme un pantin à qui on a volé ses cordes : ses mouvements ne sont pas coordonnés et on aurait dû l’obliger à prendre des cours de psychomotricité étant jeune. Pauline Delaney et Brenda Cowling, dans le rôle d’infirmières hyper désagréables et visiblement suppots de Satan, ne font pas mieux : elle s’échinent à paraître désagréables mais surjouent complètement. On dirait qu’elles interprètent toutes deux le rôle de Gargamel dans Les Schtroumpfs. Dommage pour ce métrage qui méritait sans doute meilleures interprétation car celle-ci vient les priver de 5 étoiles bien méritées.

Le film est donc crédité de quatre étoiles pour l’immense talent de son réalisateur, l’originalité du propos et surtout une mise en scène particulièrement efficace !

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