Critique de film

Pacte du sang (Le)

"The Covenant"
affiche du film
  • Genre : Fantastique – Sorcellerie et satanisme
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Renny Harlin
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h37
  • Budget : 20 millions de dollars
  • Scénariste : J.S. Cardone
  • Musique : tomandandy
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Steven Strait, Laura Ramsey, Sebastian Stan, Chase Crawford, Toby Hemingway
  • Récompenses : aucune

Alors que la fête étudiante du lycée Spenser bat son plein, Caleb et ses trois amis ont d'autres loisirs. Descendants des familles qui fondèrent la ville à l'époque des sorcières de Salem, ils expérimentent les pouvoirs magiques dont ils ont hérité en secret. Lorsque, au petit matin, on découvre le corps d'un étudiant ayant succombé à ce qui semble être une overdose, Caleb et ses comparses sont immédiatement soupçonnés d'y être pour quelque chose. Sarah Wenham, une nouvelle venue, a encore plus de mal à s'intégrer. Elle a en outre l'impression constante que quelqu'un ou quelque chose l'espionne. Plus que jamais, Caleb et ses amis doivent être sur leurs gardes et protéger le secret ancestral qui les lie. Tous savent que chaque utilisation de leurs fascinants pouvoirs les fait vieillir prématurément. L'arrivée d'un nouveau, Chase Collins, va tout remettre en cause...

Les critiques à propos de ce film

Le pacte du sang - Inutile de pactiser
Par : Damien Taymans




Renny Harlin a touché au genre horrifique dès le début de sa carrière avec le quatrième volet de la saga des Nightmare on Elm Street (Freddy). Dès les années 90, le réalisateur s’est converti aux films d’action musclée et a séduit les foules avec ses réalisations riches en explosions (Cliffhanger, 58 minutes pour vivre, Au revoir à jamais, Driven). Entre temps, il est parvenu à mettre sur pied un thriller policier extrêmement bien ficelé qui porte le nom de Mindhunters. Il faut souligner que si la maîtrise n’est pas toujours parfaite, les films réalisés ont au moins le mérite de déplacer les foules. C’est donc avec joie et appréhension que nous retrouvons ce chef d’orchestre aux commandes du Pacte du sang.

Le titre de l’œuvre n’est pas bandant et la série B de seconde zone flaire à des kilomètres. Mais on se rassure rapidement en se rappelant que Harlin sait y faire lorsqu’il faut combler avec pas grand-chose et qu’on ressort souvent ravi d’en avoir reçu plein les mirettes pendant une heure et demie. Sauf que, cette fois, ça ne passera pas.

Se basant sur un scénario ultra classique, le Pacte du sang est un mélange grotesque entre différents genres que Harlin rend incompatibles : le film de sorcellerie, le teen-movie et le thriller. Le résultat est une confusion des genres la plus totale, véritable fourre-tout dont la superficialité n’a pas d’égal. Harlin tente en vain d’instaurer une ambiance gothique censée terrifier mais ne parvient à aucun moment à nous faire dresser les poils sur les bras tant les rebondissements sont ridicules et attendus par tous depuis quelques minutes.

La mise en scène n’est pas d’un meilleur acabit. Mais pour cacher ces carences, le réalisateur a une astuce : noyer son film sous une pluie d’effets spéciaux plutôt réussis. Mais nous ne sommes pas dupes et, s’il est vrai que certains d’entre eux sont prodigieux, ils ne suffisent pas à calfeutrer un métrage mou du genou du début à la fin. Dans ce cas, il ne reste que les prestations d’acteurs pour sauver quelque peu ce qu’il reste du navire. Eh bien mon capitaine, on est à deux doigts du naufrage lorsqu’on constate la qualité du jeu de certains personnages. Palme attribuée à Sebastian Stan qui ne parvient jamais à devenir un méchant crédible et reste apparemment dans le ton du métrage…

Malgré un retour pas trop mauvais avec L’Exorciste au commencement dans le domaine fantastique, Harlin n’a toujours pas retenu les leçons des échecs de ses précédents films et nous livre ici une merde pétaradante qui ne vaut le coup d’œil que pour les effets spéciaux parfois trop tape-à-l’œil. Et, comme le soulignait la critique de Première : « A côté, Harry Potter passerait presque pour du Bergman. »

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