Critique de film

Hammer - Le gardien des abysses

"The Guardian of the Abyss"
affiche du film
  • Genre : Fantastique – Sorcellerie et satanisme
  • Année de production : 1980
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Don Sharp
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 50 minutes
  • Scénariste : David Fisher
  • Musique : John McCabe
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ray Lonnen, Rosalyn Landor, John Carson, Barbara Ewing, Paul Darrow, Caroline Langrishe, Sophie Thompson, Sharon Fussey, Barry MacDonald
  • Récompenses : Aucune

Michael et Tina gagnent un miroir aux enchères. Ils se rendent bien vite compte que ce miroir est convoité par une secte et en particulier par l'antiquaire Simon Andrews. Michael rencontre alors Allysson, membre de la secte, qui est déterminée à quitter ce groupe d'adorateurs du démon...

Les critiques à propos de ce film

Le gardien des abysses (Hammer) - Gardien de la nullité !
Par : Quentin Meignant




Don Sharp, réalisateur australien, fit autrefois la gloire de la Hammer avec Rasputin : The Mad Monk. Il est donc tout à fait normal qu’on le retrouve dans cette série qui constitue le dernier « vrai plan de sauvetage » d’une société de production en plein naufrage. Ce qui est nettement moins normal, c’est la nullité de ce que nous propose Don Sharp.

Le Gardien des Abysses se résume en trois mots : plat, ridicule et insignifiant ! Si Sharp avait voulu couler la Hammer, il n’aurait pas pu s’y prendre autrement. Dans une collection qui avait très bien commencé (Le cri, La Maison sanglante, Les deux faces du Démon, L’empreinte du Diable) mais qui a décliné petit à petit (La treizième Réunion, L’aigle des Carpathes,…), l’œuvre du réalisateur australien fait réellement office de chute totale dans la médiocrité !

Tout commence par une scène digne de Louis la Brocante avec une mise aux enchères particulièrement monotone. L’intrigue semble ensuite se dérouler dans le monde des antiquaires et n’a rien de bien palpitant. Ce serait sans compter sur les scènes dans la maison de campagne de la secte qui sont d’un ridicule qui laisse sans voix. Ainsi, il est juste question de miroir occulte qui laisse apparaître le visage d’une démon quand celui-ci jouit des sacrifices qu’on lui offre.

Les effets spéciaux, réalisés par Ian Scoones (seulement 14 films en 46 ans !!!), sont en parfaite adéquation avec un métrage de telle qualité ! Pas un seul instant le spectateur n’est ébloui par ces effets, c’est le moins que l’on puisse dire ! On se croirait revenu dans le cinéma d’avant-guerre quand on découvre le démon du miroir derrière une tonne de brume tournoyante.

La mise en scène, quant à elle, n’aide à aucun moment l’équipe technique et l’inconcistance de certaines scènes en horripilera plus d’un ! En 50 minutes, on n’assiste à aucune scène réellement marquante ! Pire, la scène d’amour vaudoo (décidément très en vogue dans cette collection des Hammer) tient carrément du vaudeville tant le propos est ridicule ! La scène qui suit n’aide pas à se réconcilier avec le métrage car il s’agit encore et toujours d’un vaudoo du plus mauvais goût et il en sera ainsi du reste du film…

Les comédiens, naviguant entre scènes d’hypnotisme et de vaudoo, ont l’air particulièrement déboussolés et, surtout, n’ont aucun talent ! Les gestes mécaniques de Rosalyn Landor dans certaines scènes procurent des frissons de dégoûts et parachèvent une œuvre à laisser aux oubliettes…

La place de ce film n’est pas à la télévision, ni même à la vidéothèque, mais tout simplement dans la cuvette des toilettes. Là où le film prend tout son (manque de) sens…

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