Critique de film

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Larmes de la Malédiction (Les)

"La Maldición de la Llorona"
affiche du film

Le retour d'Amelia dans l'austère manoir familiale est une aubaine pour sa tante Selma. Dernière descendante de La Pleureuse, puissante sorcière jadis torturée à mort, Amelia a le pouvoir de la ressusciter le jour de son 25ème anniversaire. Selma qui attend ce jour depuis tant d'années est prête à tout pour sacrifier sa nièce sur l'autel et acquérir les terribles pouvoirs de la Pleureuse. Aidée de son dévoué serviteur Juan, Selma la maléfique ne reculera devant rien.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Les larmes de la Malédiction - Mexico, Mexiiiiicooooo
Par : Quentin Meignant
Tags : Possession, Sorcellerie

Le cinéma d’épouvante mexicain connut, dans les années 50 et 60, un grand boum en marge du cinéma bis américain. Fortement influencés par leurs voisins, les réalisateurs mexicanos s’échinaient à mettre en scène des produits montés avec des bouts de ficelle, tentant tant bien que mal de s’imposer au box-office national. Si Rafael Portillo est le fer de lance de cette incursion poussée (et poussive) dans le monde de l’horreur, grâce à ses trois épisodes de la Momie aztèque, d’autres cinéastes permirent au pays de connaître ses heures de gloire. A ce titre, Rafael Baledon fait office de réal méconnu mais bougrement efficace. Se cantonnant avant tout dans les drames et les comédies musicales, Beladon livra quelques oeuvres inoubliables, véritables exemples de ce que le cinéma horrifique mexicain faisait de mieux. Les larmes de la malédiction offre d’ailleurs un magnifique droit de regard sur le style tout particulier d’un pays amoureux du fantastique. Le retour d’Amelia dans l’austère manoir familial est une aubaine pour sa tante Selma. Dernière descendante de La Pleureuse, puissante sorcière jadis torturée à mort, Amelia a le pouvoir de la ressusciter le jour de son 25ème anniversaire. Selma, qui attend ce jour depuis tant d’années, est prête à tout pour sacrifier sa nièce sur l’autel et acquérir les terribles pouvoirs de la terrifiante aïeule. Aidée de son dévoué serviteur Juan, Selma la maléfique ne reculera devant rien pour bénéficier de cette aubaine peu courante (ben oui, sinon, faut réattendre une autre génération, autre chose à foutre !).

Malgré un départ lorgnant fortement sur de piètres influences burlesques (jeu théâtral des acteurs, arrière fond en carton-pâte,...), Baledon parvient à lancer son oeuvre de manière efficace. En proposant d’emblée des plans de La Pleureuse faisant le mal et de ses chiens en train de déchiqueter quelques innocents, le réal instille à son entame une certaine puissance. Cette dernière persistera d’ailleurs tout au long d’une première partie teintée de mystère et bombardée de séquences horrifiques efficacement mises en scène. Certes, comme dans bon nombre d’oeuvrettes de genre mexicaines, les clichés sautent aux yeux, mais l’aspect conventionnel de l’ensemble (serviteur défiguré, brumes, château hanté,...) offre pour une fois un spectacle haut en couleurs, voire carrément jouissif.

Même si l’inégalité de l’oeuvre saute aux yeux (d’énormes temps morts déclinés en autant de scènes totalement inutiles), Baledon instaure une ambiance sombre et poisseuse.L’intelligence du scénario n’est pas pour rien dans cet état de fait et, mieux encore, le cinéaste procède à un petit hommage au Dracula de Tod Browning au détour d’un miroir. Dès ce savoureux instant, il est aisé de comprendre que Beladon est avant tout un passionné qui aime se faire plaisir. Dès lors, c’est avec un certain recul qu’il faut accueillir une seconde partie glissant doucettement vers la médiocrité malgré des effets spéciaux (eh oui !) assez charmeurs. Même un final en forme de happy end sentencieux (le héros déclare en serrant contre lui sa chère et tendre : « L’amour est plus fort que tout ! ») ne parvient pas à faire oublier tous les bons côtés de cette admirable production.

Les larmes de la malédiction constitue donc à n’en point douter l’une des plus grandes réussites de la vague horrifique mexicaine des 60’s. Doté d’un scénario intelligent et d’une bande sonore de qualité, le film de Baledon offre, malgré un caractère assez inégal, un magnifique hommage au cinéma de genre.

Commentaires sur le film

4 etoiles

Très beau film qui mérite largement une vision, une sorte d’équivalent mexicain du Masque du Démon. Malgrè les lenteurs si on se laisse prendre au jeu on ne s’’ennuie pas...Une belle découverte à faire !

17 décembre 2008 à 11:12 | Par hellrick

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