Critique de film

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Labyrinthe

"Labyrinth"
affiche du film

Une toute jeune fille romantique se sentant mal à l'aise dans sa famille s'évade en lisant des contes fantastiques. Son livre favori "le Labyrinthe" lui ouvre une nuit les portes d'un autre monde. Sarah voit son jeune frère, Toby, enlevé par une troupe de lutins aux ordres du séduisant et cruel Jareth. Elle part au secours de l'enfant et pénètre dans le labyrinthe qui mène au palais du ravisseur.

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Trailer - Labyrinthe (1986)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Labyrinthe - Dédale familial
Par : Quentin Meignant
Tags : Conte fantastique, Marionnettes

Créateur du Muppet Show, succès télévisé planétaire qui mettait en scène des marionnettes à l’humour caustique, Jim Henson aurait pu se cantonner toute sa vie à la production de son émission dévolue au petit écran. Néanmoins, très ambitieux et imaginatif en diable, le génial créateur produisit et réalisa (en compagnie de Frank Oz) l’excellent The Dark Crystal en 1982, conte fantastique faisant étalage d’un univers artistique extrêmement riche. Fort de cette expérience concluante et de son omnipotence dans le domaine des marionnettes, Henson reproduisit ce schéma en 1986 en donnant naissance à Labyrinth, nouveau métrage à vocation familiale dépeignant un univers imaginaire particulièrement riche. Labyrinthe met en scène Sarah, une jeune fille romantique, qui, se sentant mal à l’aise dans sa famille, s’évade en lisant des contes fantastiques. Son livre favori "Le Labyrinthe" lui ouvre une nuit les portes d’un autre monde. Sarah voit son jeune frère, Toby, enlevé par une troupe de lutins aux ordres du séduisant et cruel Jareth. Elle part au secours de l’enfant et pénètre dans le labyrinthe qui mène au palais du ravisseur.

En choisissant Jennifer Connelly pour le rôle principal, Jim Henson compte faire étalage du savoir scénique d’une jeune fille qui, à peine un an plus tôt, était révélée par Dario Argento et son fabuleux Phenomena. Après une mise en branle plutôt difficile, faite de jérémiades exagérées et de dialogues peu convaincants, l’actrice remplit parfaitement son rôle et donne à l’aventure un caractère familial du simple fait de sa juvénilité et de l’innocence de son physique. Ce caractère enfantin dû à la simple physionomie de l’héroïne est bien entendu intelligemment exacerbé par l’intrigue mise en place par Henson et ses scénaristes (Dennis Lee, Terry Jones et Elaine May) qui, pour l’occasion, donnent naissance à un véritable univers féerique.

L’aventure démarre donc rapidement, faisant fi de toutes les contraintes inhérentes à la modernité du genre et l’ensemble est donc livré tel un récit d’autrefois, regard sur un pan presque oublié de l’histoire du fantastique, celui des fables et des contes. Cet aspect décalé est encore renforcé par l’omniprésence de David Bowie qui, dans son rôle de malfaisant roi des Gobelins, offre l’occasion à au cinéaste de mettre sur pieds une mise en scène originale et, surtout, l’opportunité de surfer sur le thème de la comédie musicale de genre, à l’instar des récentes références de l’époque, The Rocky Horror Picture Show et Forbidden Zone. N’abusant néanmoins pas du statut de star planétaire de Bowie, Henson parvient à le faire plutôt discret au niveau musical (hormis l’un ou l’autre show) pour se consacrer pleinement à une aventure faite de dialogues savoureux et de situations amusantes où le génie marionnettiste du génial créateur se signale à maintes reprises, notamment dans la partie se déroulant avec brio dans la ville des Gobelins.

Véritable OVNI cinématographique, Labyrinthe constitue à ce jour l’un des divertissements fantastico-familiaux les plus intéressants et réussis de l’Histoire. Jim Henson, faisant étalage de son Art de manière permanente et parvenant à jouer de la juvénilité de son héroïne et, plus discrètement, du statut de star de Bowie, signe là une œuvre tout simplement réjouissante.


Critique de Labyrinthe
Par : Damien Taymans

Au fil de sa carrière, Jim Henson aura composé une fresque cohérente, harmonieuse même, de créatures et d’univers fantastiques, fantasmagoriques. Un monde hensonien s’ouvrant sur un autre, à la fois si proche et si éloigné, c’est tout naturellement que c’est du fabuleux Dark Crystal que naît une sorte d’apostille plus légère sobrement intitulée Labyrinthe. Une gestation démarrée dans une limousine ramenant Jim Henson et l’illustrateur Brian Froud d’une projection spéciale de leur première progéniture, Dark Crystal. Une simple ligne de scénario née d’une image mentale, celle de gobelins kidnappant un jeune enfant. C’est sur cette base que l’auteur pour enfants Dennis Lee travaille pour composer un roman, sorte de préambule au script du métrage. Remis dans les mains du Monthy Python Terry Jones, le projet de scénar’ va connaître de nombreuses modifications sous les coups de plumes de Jim Henson, George Lucas (producteur de l’œuvre), Laura Phillips et Elaine May.

Un autre bouleversement de taille va s’avérer déterminant pour la suite du projet : l’arrivée de la star David Bowie qui interprète le roi des gobelins Jareth. L’acteur-chanteur, véritable pierre angulaire de cette comédie musicale fantasy, amène ses propres exigences et réclame un adoucissement des traits de son personnage alors dépeint comme un être crapuleux. Au final, entre 1983 et 1985, pas moins de vingt-cinq traitements différents seront soumis pour en parvenir au traitement final : davantage d’humour et distance que dans la version initiale très "dark" qui préconisait que l’action se déroule dans l’Angleterre victorienne... A des fins purement commerciales, l’héroïne sera finalement une adolescente des Etats-Unis contemporains.

Pour faire face à Ziggy Stardust, il faut une jeune femme fraîche au joli minois respirant la candeur et l’innocence afin de renforcer le contraste entre les deux personnages. Des dizaines de jeunes actrices auditionnent parmi lesquelles figurent les noms de Sarah Jessica Parker, Laura Dern, Marisa Tomei ou encore Maddie Corman. Mais, sur le tard, une magnifique jeune femme éblouit le réalisateur, la jeune et frêle Jennifer Connelly alors âgée de quinze ans et remarquée dans le western urbain de Sergio Leone Il était une fois en Amérique puis dans le Phenomena de Dario Argento. L’actrice est représentative de l’adolescente coincée entre deux âges, à l’instar de la Sarah Williams du récit qui se montre incapable d’accéder aux responsabilités du monde des adultes (voir la première séquence) et reste dépendante de ses nounours et froufrous. Comme le signalait Henson, elle représente à merveille "ce temps suspendu entre l’enfance et la féminité" et devra faire face à l’une des personnalités les plus sensuelles et inquiétantes en la personne de Jareth/Bowie, sorte de mannequin androgyne dans son costume de cuir noir aux allures de corbeau.

L’attrait essentiel de Labyrinthe, patte de Jim Henson oblige, réside encore davantage dans tout ce qui entoure ces deux êtres de chair et d’os. Car ledit dédale recèle d’une myriade de personnages malfaisants ou bénéfiques (voire les deux comme Hoggle à la solde de Jareth mais désireux d’être ami avec Sarah), drolatiques (les gardiens des portes) ou sanguinaires (ces soldats armés de piques qui torturent le gentil Ludo), merveilleux ou inquiétants qui se partagent un gigantesque terrain de jeu constitué de trompe-l’œil, de passages dérobés et sur lequel flotte le délicieux fumet du bourbier de l’éternelle puanteur. Toutes ces créatures, qu’il s’agisse de marionnettes ou d’êtres animatroniques, sont conçues par le Jim Henson’s Creature Shop qui rivalise d’ingéniosité pour se montrer le plus fidèle possible aux rêveries de Brian Froud. La marionnette la plus complexe reste celle de Hoggle : dans le costume, Shari Welser anime le personnage et compose la gestuelle tandis que son visage est radiopiloté par Brian Henson et trois autres opérateurs, ce qui requiert une coordination réglée au millimètre près. Un véritable travail d’orfèvre de la part des animateurs et des décorateurs qui recréent cet univers fantasmagorique aussi enchanteur que troublant pour mener la belle Sarah au centre du labyrinthe.

Peu de gens s’engouffreront dans le dédale lorsque le film sort en salles au mois de juin 1986 et celui-ci remportera un score plutôt décevant au box-office. Mais son aura ne cessera de grandir par la suite, lorsque l’exploitation vidéo se mettra en marche. Au point qu’il remporte les galons de film culte, comme la majorité ds créations sur lesquelles a œuvré le paternel de Kermit...

Commentaires sur le film

labyrinthe

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

superbe film pour ceux qui recherche l’évasion féérique.
un moment de pur bonheur pour tous , david bowie est génial c’est tj une joie de me repasser çe film , dommage qu’il n’en existe pas plus .

23 février 2010 à 22:02 | Par lou

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