Critique de film

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Le Labyrinthe de Pan

"El laberinto del Fauno "
affiche du film
  • Année de production : 2006
  • Réalisateurs : Guillermo del Toro
  • Scénaristes : Guillermo del Toro
  • Acteurs : Doug Jones, Alex Angulo, Ivana Baquero, Sergi Lopez, Maribel Verdu, Ariadna Gil
  • Musique : Javier Navrrete
  • Genre : Fantastique - Conte fantastique
  • Pays d'origine : Espagne
  • Durée : 1h51
  • Budget : 10 millions d'euros
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Nomination au meilleur film (Cannes 2006) Nominations aux meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure direction artistique, meilleur acteur, meilleure actrice, meilleure musique originale (Goyas 2007) Nominations au meilleur film en langue étrangère (Golden Globes 2007) Nominations aux meilleur scénario original, meilleure photographie, meilleurs décors, meilleurs sons, meilleurs effets visuels (BAFTA 2007) Nominations aux meilleur scénario original, meilleure musique, meilleur film étranger (Oscars 2007) Prix du meilleur scénario original, meilleure révélation féminine, meilleure photographie, meilleur son, meilleur maquillage, meilleurs effets spéciaux, meilleur son (Goyas 2007) Prix des meilleurs costumes, meilleurs maquillages, meilleur film non anglophone (BAFTA 2007) Prix des meilleurs décors, meilleurs maquillages, meilleure photographie (Oscars 2007)

En 1944, la guerre d'Espagne est terminée et le pays est désormais sous la coupe de Franco. La jeune Ofélia (Ivana Baquero), orpheline de père, suit sa mère qui vient de se remarier avec le terrible et sanguinaire capitaine Vidal (Sergi Lopez). Guidée par un étrange insecte qu'elle prend pour une fée, Ofélia découvre au coeur d'un labyrinthe jouxtant sa nouvelle propriété un faune inquiétant. Celui-ci lui annonce qu'elle serait une princesse égarée sur la Terre. Mais, pour pouvoir en être sûr et pour qu'Ofélia retrouve son vrai père et sa vraie mère, elle devra réussir trois épreuves.

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Les critiques à propos de ce film

Le labyrinthe de Pan - Un chef-d’oeuvre !
Par : Damien Taymans
Tags : Monstres, Conte fantastique

Le problème avec ce film, c’est qu’en commençant d’écrire sa critique, on se demande par où commencer. Il y a tellement de choses à dire, à décrire, à encenser. Car, à aucun moment, je ne pourrais me permettre de critiquer cette perle parmi les perles, cette oeuvre dont la magnificence parle d’elle-même.


Le scénario est atypique et, même si l’on est habitué aux contes fantastiques, on ne peut que s’émerveiller devant ce bijou de Guillermo Del Toro. La comparaison flagrante entre les deux mondes : d’un côté, l’Espagne franquiste (chère à Del Toro, cf. L’échine du diable), où ne réside que la violence gratuite et le meurtre jouissif, de l’autre, un monde épuré dans lequel Ofélia aimerait basculer et dont elle comprend qu’elle en est issue. Car Ofélia, l’innocence même, cette petite dont les adultes se moquent (le capitaine Vidal la dédaigne car elle n’est pas de lui et ne demeure qu’une fille et sa mère se moque de ses habitudes de s’attacher à des contes de fées qu’elle juge trop enfantins pour elle) comprend vite qu’elle ne peut en aucun cas venir de ce monde-là, celui où certains hommes en dominent d’autres et où la violence est omniprésente. Ofélia se crée un monde à part, à l’image d’Alice songeant sous un arbre pour rejoindre le pays des merveilles.

Si les épreuves auxquelles doit se confronter Ofélia sont risquées et peuplées de monstres répugnants, celles-ci ne sont rien comparé au monde dans lequel elle vit quotidiennement. Car, Guillermo l’a bien montré, le pire monstre du film est bel et bien le capitaine Vidal qui tue comme il respire et se venge dès qu’il sent qu’il n’a plus la mainmise. On saluera en passant la formidable performance de Sergi Lopez, déjà magnifique dans Harry, un ami qui vous veut du bien. Vidal, antipathique à souhait, hanté par un seul but (celui d’avoir un garçon), crapuleux dans toutes les situations, est un personnage fondamentale dans l’oeuvre. C’est lui qui va permettre à Ofélia de se surpasser et de comprendre définitivement de quel royaume elle vient.

Que dire encore des décors, des maquillages, de la bande sonore (que l’on repasserait en boucle), de la performance des autres acteurs, des effets spéciaux, du talent de Del Toro... On pourrait passer des heures à écrire des louanges sur un tel monument... Dire qu’il faut à certains films des budgets énormes (pensons à Titanic ou au Seigneur des anneaux) pour atteindre un résultat aussi parfait. Et si Del Toro était notre maître à tous ? Et si les Espagnols commençaient à détrôner les Américains ? Voilà qui serait excitant...

A voir et à revoir...


Le labyrinthe de Pan - Vous en avez rêvé ? Guillermo l’a fait...
Par : Chroniqueurs

Autant l’annoncer d’emblée : Le labyrinthe de Pan est une des meilleures choses qui soient arrivées au cinéma depuis longtemps. Réalisateur habitué à régaler les fans de fantastique pop corn décomplexé (Hellboy, Blade 2, Mimic), Guillermo Del Toro sait également offrir des perles de fantastique de haute volée, et plus cérébral (L’échine du diable, Cronos). Alors qu’il venait de s’assurer une place à l’ombre des palmiers hollywoodiens, le voilà qui revient en Espagne pour y signer son chef d’œuvre, qui s’inscrit pleinement dans la deuxième catégorie. Ses thèmes et obsessions sont toujours là, de Franco à la perte de l’innocence, en passant par les créatures de toutes sortes.

Sorte d’Alice voulant échapper à une réalité trop dure, Ofélia se laisse glisser dans ce pays des merveilles, imaginaire ou pas, dans ce labyrinthe mystérieux gardé par une créature fantastique. Un monde féerique s’ouvre à elle, peuplé de créatures terrifiantes, de divinités ancestrales, d’un bestiaire témoignant d’une originalité folle, digne de Dali, devant nos yeux ébahis. Mais l’imagerie ne serait qu’illustration sans le sens.
A la limite de l’insoutenable quand il s’agit de montrer les actes barbares que fait subir le terrifiant capitaine Vidal à ses victimes (Sergi Lopez, impressionnant), le film atteint une grâce inouïe lors qu’il nous plonge dans le songe et le fantastique. Les couleurs et les décors somptueux, associés à une imagination foisonnante, donnent à cet univers une puissance visuelle époustouflante. Plus le réel est froid, tragique, cruel, plus l’envie de croire à l’incroyable grandit. Par cette opposition, Le labyrinthe de Pan confronte notre regard d’adulte incrédule à celui de l’enfant, monde de peurs et de rêves.

Dans ce jeu de miroir entre la réalité brutale de la guerre et le monde onirique du conte de fées, Guillermo Del Toro réalise un vrai miracle : toucher en douceur le spectateur, pour y laisser s’engouffrer, à la fin, l’émotion avec force. Quelle belle palme d’or ce film aurait fait si le jury ne lui avait préféré Ken Loach ! Décidément, malgré Le retour du roi, le cinéma de genre a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’ouvrir pleinement les yeux de ceux qui décernent les prix ...

Un film qui vous fait aimer le cinéma.


Critique de Le Labyrinthe de Pan - Panpan le lapin ?
Par : Gore Sliclez

Pour son grand retour en Espagne, le réalisateur mexicain Guillermo del Toro nous offre une œuvre personnelle pour laquelle il s’investit dans le scénario comme à la réalisation.

Un conte qui nous replonge dans la guerre civile espagnole et plus particulièrement au sein d’un poste avancé où des militaires de la cause fasciste tentent de débusquer les derniers résistants au régime. En pleine horreur de la guerre, Ofelia (un conte je vous disais), une jeune fille marquée par la disparition de son papa, s’enfuit dans un monde qui n’appartient qu’à elle et qui lui redonne espoir. Un monde parallèle où les faunes, les fées mais aussi les monstres peuplent la contrée et attendent le retour de la princesse Ofelia.

Guillermo del Toro n’a pas son pareil pour nous raconter une histoire, une vraie histoire. Celles qui commencent par « Il était une fois… » et qui font appel à nos émotions d’enfance enfouies en nous mais parfois annihilées par un monde contemporain enclin aux horreurs de l’homme moderne. Ophélia, sorte d’innocente Anne Frank, combat donc une réalité qui la dépasse par une imagination sans borne et qui se veut salvatrice.

Face à elle, un capitaine Vidal, véritable crapule sadique qui représente à lui seul le mal absolu et remarquablement interprété par un Sergi Lopez décidément capable d’être terriblement inquiétant. Un des ces personnages dantesques récurrents dans l’œuvre du réal qui aime confronter l’innocence à la barbarie via des chemins détournés, poétiques et fantastiques.

Bénéficiant d’un budget très important, le film regorge de créatures superbes à l’instar du bestiaire déjà vu dans Silent Hill. Des effets spéciaux et des maquillages remarquables issus d’une imagination décidément débordante et qui envoûtent via des scènes d’une poésie rare et visuellement parfaites.

Ce nouveau Charles Perrault des temps modernes nous offre donc une œuvre cousue de fil blanc, classique voire académique qui a sans doute la tranquillité et la certitude du travail bien fait mais qui malheureusement parfois n’ose pas l’audace d’une morale moins conformiste voire alternative. D’où sans doute un succès international et un public plus large rassuré sur l’intrigue…

Mais que dire alors d’un Lopez incroyable, qui émerge littéralement d’un casting pourtant relevé, et sur les épaules duquel repose grandement le film. C’est sa remarquable interprétation qui rend le film angoissant et crédible malgré pourtant une jeune Ivana Baquero peu convaincante et malheureusement trop effacée par les nombreux personnages imposants du film.

Outre son esthétisme remarquable qui ne souffrira d’aucune contestation, Le Labyrinthe de Pan ravira donc à coup sûr les âmes d’enfant pour la qualité de son scénario et laissera quelque peu sur sa faim ceux qui sont allergique au classicisme sans surprise…


Critique de Le Labyrinthe de Pan - Les ogres de notre enfance
Par : Samuel Tubez

Après Blade 2 et Hellboy, Guillermo Del Toro revient à quelque chose de plus personnel avec Le Labyrinthe de Pan, une œuvre qu’on peut qualifier sans hésitation de film d’auteur, à l’image de L’échine du diable. Eh oui, avec un talent comme celui que détient ce cinéaste d’origine mexicaine, un film de genre peut aisément devenir un film d’auteur, c’est magique !

1944, cinq ans après la guerre d’Espagne, Ofélia accompagne sa mère qui rejoint son nouveau mari, le brutal et autoritaire capitaine Vidal. A peine installée, la jeune fille découvre près de la maison familiale un labyrinthe habité par Pan, une créature inquiétante qui va lui révéler qu’elle est la princesse égarée d’un royaume enchanté. Alors que la santé de sa mère se dégrade et que son beau-père se révèle de plus en plus tyrannique, Ofélia est invitée par le faune à accomplir trois dangereuses épreuves qui assureront son retour sur le trône.

Enchaînant grosses productions (Blade 2) et films personnels (L’échine du diable), Guillermo Del Toro est parvenu a créer une continuité étonnante au fil de ses films. Il est donc logique et totalement satisfaisant pour les amateurs de son cinéma de retrouver dans son dernier film ses thèmes de prédilection : l’écoulement et la mécanique du temps, le fascisme et ses horreurs, les insectes, le sacrifice, la mort… Mais au-delà de la satisfaction qu’il apporte à la plupart de ses fans, Del Toro signe une œuvre qui pourrait bien rallier à sa cause d’autres spectateurs. Grâce à un montage fluide et une mise en scène remarquable, il mêle réalité et féerie avec une aisance extraordinaire. Les scènes fantastiques sont magnifiques et font appel à un bestiaire tout à la fois unique et impressionnant (mention spéciale au Paleman qui, même s’il n’est présent que cinq minutes, bénéficie de la séquence la plus intrigante du métrage). Créatures surnaturelles, ogre, fées, mandragore…les amateurs de superstitions en ont pour leur argent. Mais les rationnels seront également ravis car les monstres et les dangers sont plus que présents dans le monde des humains aussi. Le personnage de Vidal, interprété avec brio par un Sergi Lopez (Harry, un ami qui vous veut du bien) complètement habité, en est le parfait exemple. Véritable machine à tuer (et à torturer) sans cœur, il est le véritable ogre de l’histoire. Non content de nous émerveiller et nous impressionner, le cinéaste d’origine mexicaine parvient en plus à nous émouvoir au détour de scènes particulièrement éprouvantes (votre serviteur a eu bien du mal à contenir ses larmes). De plus, la musique de Javier Navarrete est magnifique et rentre dans le panthéon des plus beaux scores fantastiques jamais composé.

Attention, Le labyrinthe de Pan n’est pas un conte pour les enfants, ce n’est pas Alice au pays des merveilles, loin de là ! Particulièrement violent et rude, il s’agit d’un authentique conte noir et ambigu à la beauté renversante (Guillermo Navarro, fidèle directeur photo de Del Toro, expose ici tout son art). La mention de chef d’œuvre est loin d’être galvaudée face à pareil ouvrage.


Commentaires sur le film

0 etoiles

ses trop bien sa mérite les 5 étoiles

14 mai 2009 à 09:05
Splendide

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Une superbe interpretation des acteurs, une histoire merveilleuse, une réalisation magistrale.

Le labynrinthe de Pan se voit comme une allégorie sur la vie et la mort... Un monde cruel et violent se confond dans un véritable conte de fée.

A voir de toute urgence !!!!

12 janvier 2010 à 11:01 | Par sedik

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