Critique de film

La Chose

"The Thing"
affiche du film
  • Genre : Horreur – Monstres
  • Année de production : 1982
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : John Carpenter
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h45
  • Budget : 10 millions de Dollars
  • Scénariste : John W. Campbell Jr., Bill Lancaster
  • Musique : Ennio Morricone
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Kurt Russell, Wilford Brimley, David Clennon, Keith David, T.K. Carter, Richard A. Dysart
  • Récompenses : Nominé aux Saturn Awards 1983 comme Meilleur Film d'Horreur et comme Meilleurs Effets Spéciaux (Rob Bottin)

Un chien de traîneau poursuivi par un hélicoptère norvégien se réfugie dans une base américaine de l'Antarctique. Le pilote et son passager tentent d'abattre l'animal, blessent un des membres de l'expédition avant d'être eux-mêmes abattus par le commandant de la base. MacReady, le pilote de l'hélicoptère et le docteur Copper partent enquêter dans le camp norvégien. Ils y découvrent un cadavre gelé et une créature répugnante qu'ils ramènent pour l'autopsier. Le chien de traîneau enfermé se transforme alors brusquement en un monstre abominable avant d'être brûlé au lance-flamme par MacReady. La folie, la peur et le doute s'installent graduellement au sein de l'équipe car ''la chose'' venue d'une autre planète est capable de prendre une apparence humaine et les membres de l'équipe disparaissent successivement.

Les critiques à propos de ce film

La chose - Huis-Clos glacial...
Par : Quentin Meignant








La Chose est le premier volet de ce que Carpenter (New-York 1997, Cigarette burns, Piégée à l’intérieur, Le village des Damnés, The Fog, Christine,...) appellera lui-même « la trilogie de l’Apocalypse ». Les deux autres opus de cette trilogie sont les glorieux Prince des Ténèbres et L’Antre de la Folie.

Ce premier épisode lance donc une série de 3 films d’une grande qualité réalisés par un maître incontesté et incontestable de l’horreur. Un film qui est en fait un hommage en forme de remake à Howard Hawks qui avait réalisé La Chose d’un autre monde en 1951. Nous pouvons avancer qu’Howard Hawks, de là où il est, a de quoi être fier de l’hommage que Carpenter lui a rendu car, dans l’histoire du cinéma, rarement un film de monstres a été aussi réussi.


Bien sûr, le film n’égale pas La Mouche de David Cronenberg mais se positionne dans le sillage de celui-ci. Tout n’est pas parfait comme par exemple, un scénario manquant de logique à certains moments (construire une soucoupe volante en souterrain avec quelques pièces d’hélico et de tracteur, il faut vraiment avoir de l’imagination !) ou encore certains acteurs (surtout Peter Maloney) plutôt limités. Ces petits points faibles ont empêché le film d’atteindre le panthéon et surtout les récompenses espérées.

Mais parlons des points positifs car après tout, ce n’est pas ce qui manque ! Comme à son habitude, Carpenter a misé énormément et à raison sur la musique. Pour ce faire, il a engagé le meilleur en la matière : Ennio Morricone, qui a réalisé la bagatelle de 483 musiques de film dont le légendaire Fantôme de l’Opéra de Dario Argento. La musique est donc bien entendu réussie à merveille mais hélas, sans pour autant égaler celle que l’on avait pu entendre dans la première version de The Fog ou encore dans Ghost of Mars, New-York 1997 ou le Prince des Ténèbres, qui sont elles des modèles du genre. Ici, la musique se fait un peu plus discrète, sans doute pour nous laisser apprécier l’adrénaline qui découle de l’oeuvre.

Car c’est bien d’adrénaline dont il est question ! Sans spécialement nous stresser, Carpenter arrive à nous emmener sur un rythme effréné sur les traces d’un monstre extraterrestre qui peut prendre l’apparence de n’importe qui une fois que ce n’importe qui a été digéré. Le film ne serait sans doute rien sans des effets spéciaux exceptionnels qui font de ce monstre le monstre le plus effrayant de son époque. Le plus hallucinant est que Rob Bottin (Il a notamment travaillé sur The Fog première version, Hurlements, Piranha, Maniac, Total Recall, Seven, Fight Club) n’ait même pas remporté un prix pour la création d’une bestiole aussi effrayante que peu ragoûtante. Tout ceci sans compter les explosions en chaîne qui sont d’une efficacité remarquable.

Et que dire alors de ce blizzard qui souffle non-stop : il faut quand même savoir que tout a été tourné en studios réfrigérés, ce qui tient d’une véritable prouesse technique pour l’époque. Tous ces efforts auraient sans doute mérité bien mieux que de simples nominations... La mise en scène de Carpenter est comme à son habitude haletante avec de beaux mouvements de caméras. Le lieu de l’action est sombre à souhait comme nous aimons que Carpenter le fasse. Les acteurs (hormis Peter Maloney et, dans une moindre mesure, Thomas G. Waites) remplissent leurs rôles, certes sans coup d’éclat mais avec tout le mérite inhérent aux conditions de tournage.

Bref, un très bon Carpenter et surtout un très bon film de monstres. En un mot comme en cent, un film à posséder absolument !


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