Critique de film

La Malédiction

"The Omen"
affiche du film
  • Genre : Horreur – Démons, diables
  • Année de production : 1976
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Richard Donner
  • Pays d'origine : USA, Angleterre
  • Durée : 1h51
  • Scénariste : David Seltzer
  • Musique : Jerry Goldsmith
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Gregory Peck, Lee Romick, David Warner, Billie Withelaw, Harvey Stephens, Patrick Troughton, Martin Benson, Robert Rietty, Tommy Dugguan, John Stride, Anthony Nicholls, Holly Palance, Roy Boyd, Freda Dowie, Sheila Raynor,...
  • Récompenses : Oscar de la Meilleure Musique pour Jerry Goldsmith en 1977.
    Nominé comme Meilleure chanson originale(Jerry Goldsmith) aux Oscars 1977
    Nominé comme Meilleur Film d'Horreur à l'Académie de Science-Fiction, Fantaisie et Horreur 1977
    Nominé comme Meileure actrice de second rôle (Billie Whitelaw) aux BAFTA Awards 1977
    Meilleure Photographie (Gilbert Taylor) à la British Society of Cinematographers 1976
    Nominé comme Meilleur Scénario (David Seltzer) aux Edgar Allan Poe Awards 1977
    Meilleur Actrice (Billie Whitelaw) aux Evening Standard British Film Awards 1978
    Nominé comme Meilleur Acteur Débutant (Harvey Stephens) aux Golden Globes 1977
    Nominé comme Meilleur Album de Bande Originale (Jerry Goldsmith) aux Grammy Awards 1977
    Nominé comme Meilleur scénario dramatique (David Seltzer) aux Writers Guild of America 1977
    Nominé comme Meilleure adaptation DVD aux DVD Exclusive Awards 2001

Robert Thorn est ambassadeur des Etats-Unis à Londres. Plusieurs crimes étranges ont lieu dans son entourage. Keith Jennings, un photographe, et le père Brennan finissent par convaincre Thorn que son fils de cinq ans n'est pas le sien et n'est autre que l'Antéchrist.

Les critiques à propos de ce film

La Malédiction - Le Diable dans un corps d’Ange !
Par : Quentin Meignant




Richard Donner, le réalisateur de la saga Arme Fatale, s’est lancé un beau jour de 1976 dans une aventure qui, à la base, ne lui convient pas du tout ! Réaliser un film sur l’Antéchrist a de quoi étonner vu le parcours de l’homme aux 78 films... Et pourtant, son oeuvre est une pure réussite, comme le prouve le nombre d’honneurs faits à ce film.

Bien sûr, on peut imaginer que les Américains ont encensé ce film essentiellement parce qu’il parle de la Bible et les conforte dans leurs croyances. Mais vu la qualité du métrage, malgré un rythme assez faible, on ne peut qu’applaudir Richard qui, une fois n’est pas coutume, n’est pas là pour nous faire rire ! Car c’est bien de peur qu’il s’agit ! Même si les scènes ne sont pas à proprement parler effrayantes, le scénariste Seltzer a parfaitement joué sur les textes bibliques pour nous effrayer.

L’interprétation de ceux-ci est tout simplement éblouissante : Seltzer reprend un texte de l’Apocalypse selon Saint-Jean et le remet dans le contexte de notre société actuelle. Par exemple, on nous dit que l’Antéchrist arrivera quand les Juifs seront revenus à Sion (Israël actuelle), quand l’Empire Romain sera revenu à son summum (= Union Européenne),... Ces simples détails suffisent à nous faire frissonner puisque tout se passe dans la réalité comme Saint-Jean l’avait énoncé il y a 2000 ans ! Et si tout ceci était vrai dans le fond ? Voilà la question que l’on se pose tant le propos a l’air réel !

Tout ceci ne serait rien sans l’apport d’acteurs de qualité. Nous noterons tout particulièrement la prestation du légendaire Gregory Peck qui démontre encore une fois toute l’étendue de son talent. Billie Whitelaw lui donne habilement le change. Quant à Harvey Stephens, dans le rôle de Damien, il manie à merveille ce rôle mi-ange mi-démon. Ses mimiques font réellement froid dans le dos. On se demande comment ce petit bout n’a pas percé dans le cinéma car, jusque là, il n’a fait que trois apparitions au cinéma. Dommage, car à 6 ans, jouer comme il l’a fait tient carrément du prodige.

La musique de Jerry Goldsmith est, quant à elle, carrément incroyable ! C’est sans doute une des bandes originales marquantes du vingtième siècle. La chorale chantant sur le morceau « Ave Satani » donne réellement un côté satanique à l’oeuvre. Goldsmith a fait preuve d’un génie unique pour créer de toute pièce ce chant effrayant et les mots nous manquent pour décrire la qualité d’un tel chef-d’oeuvre musical ! Les effets spéciaux, hélas pas très présents, sont très bien réussis aussi. La pendaison de la Nurse et la décapitation du reporter resteront des scènes marquantes des 70’s. Impressionnant !

Bref, nous regretterons juste un petit manque de rythme à certains moments mais, dans l’ensemble, l’oeuvre fait mieux que se défendre. Un très bon moment de cinéma à passer. Un film culte malgré ses petites imperfections. A voir absolument !


Oeuvres liées :

La Malédiction 2 (1978)
La Malédiction 3
La Malédiction 4
666, la malédiction (2005)

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